JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

14 septembre 2011

Le chemin du bonheur...

" Le chemin que vous empruntez pour atteindre le bonheur importe peu."
Zelinski (principe n°4)

 

L'importance de la vie est personnelle à chacun, les valeurs auxquelles on s'attache aussi, il n'y a pas à juger de cet état de fait. Chaque être humain étant un cas unique, somme de son passé, de sa culture, d'une éducation personnelle et aussi collective, d'un parcours choisi ou imposé, jalonné d'accidents prévisibles et imprévus. Somme de tellement de facteurs, chaque existence est un cas particulier qu'il ne fait pas bon essayer de théoriser.

Comment alors pourrait-on tracer un chemin idéal concernant la quête du bonheur ? Chacun avance à son allure, avec ses propres mesures et ses repères, ses petits cailloux qu'il sème... Aucun de nous ne tend exactement vers le même but. Ce que l'on nomme le bonheur n'existe pas, c'est un certain état de l'être, particulier à chacun, dont on ne peut donner aucune définition, sinon qu'il correspond à un ressenti d'harmonie et de bien-être profond.

Alors pour trouver le chemin, chacun doit se débrouiller et ne se laisser guider que par son flambeau personnel. Certains auront l'impression que le chemin est une sorte d'autoroute, et trouveront au bout de leur course effrénée, rapidement, un havre qui leur fera croire au bonheur, alors que, dans le même temps, d'autres qui auront peut-être suivi la même voie, auront heurté la glissière de sécurité, seront gravement accidentés, paralysés... ou même morts... sans avoir jamais rien atteint.

D'autres préféreront de petits sentiers, où ils louvoieront à plaisir dans des paysages charmants. Certains se perdront peut-être, puis se retrouveront. D'autres s'arrêteront en chemin, fatigués... ou bien déjà comblés par l'aventure. D'autres encore s'écorcheront les pieds dans les épines, se couperont à des pierres trop acérées, seront peut-être secourus par des gens qui passaient par hasard par ce même chemin, soutenus et guidés... rendant ainsi leur but premier de quête infinie moins important à leurs yeux.

Il n'y a pas de chemin indiqué sur le guide Michelin vers cette destination... Il n'y a même pas de conseiller qualifié...
Allez votre chemin, et soyez sourds aux mises en garde qui contrarient votre intuition...
Guidez-vous dans l'obscurité de la forêt grâce à votre écoute intérieure... et profitez de tout ce que vous apprendra le parcours....
Si vous avez appris, ne serait-ce qu'une seule chose qui vous apporte joie et apaisement... alors, vous n'en serez que plus riche à l'arrivée qu'au départ...

Et puis surtout... prenez du plaisir à faire le chemin plutôt que de vous lamenter sur le nombre de kilomètres qu'il peut vous rester à parcourir. Il ne s'agit pas d'une course... mais bien d'une randonnée, et apprécier le paysage est bien plus essentiel que d'atteindre le refuge... lequel de toute façon, ne constituera qu'une étape... vers un autre gîte à atteindre.

Pensez-vous qu'on puisse envoyer des cartes postales en cours de route ?...

 

... / LW...


Posté par laurencewitko à 16:04 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

La météo de la vie...

" La vie est une météo imprévisible. "
Claude Lelouch


Chaque jour des milliers de personnes, voire des millions, s'asseyent devant leurs postes de télévision pour regarder les prévisions météo... exprimant par là, à la fois leur besoin de connaître à l'avance, de quoi ils pourront remplir leurs lendemains, selon les caprices du temps. Mais, il faut bien reconnaître, que bien souvent, ces prédictions jetées au temps ne sont que pâles reflets de la réalité. Elles ont le mérite d'entraîner nos humeurs dans leur sillage, quand elles nous permettent de rêver sereinement à un grand soleil qui éclairera tout le pays, ou au contraire de nous agacer de la grisaille susceptible de nous noyer l'envie de sortir.

Pourquoi cet engouement à connaître à l'avance le temps qu'il pourrait faire, puisqu'on sait bien que le risque d'erreur est loin d'être absent, qu'il fait même partie du jeu... C'est un peu comme si on essayait de savoir par avance quelles sortes d'évènements ou de sentiments pourraient affecter nos existences. Est-ce qu'on s'endormirait plus confiamment si l'on savait en détails ce que serait notre lendemain ? N'est-ce pas aussi le caractère même de la vie, que de s'adapter chaque jour, à chaque instant, à l'humeur du moment ?

Il y a dans ce désir, ce besoin de savoir, un manque de fantaisie évident. Rituellement, chaque jour, cette intermède météo rythme la vie, en projetant ses nuages ou ses orages, en nous situant dans l'espace et dans le temps... On parle des tempêtes que l'on affronte dans sa vie, du soleil qu'on a dans les yeux ou dans le coeur, des nuages qui assombrissent nos humeurs, du froid que l'on jette, de la pluie qui tombe de nos yeux... Mais, comme l'a dit Lelouch, " la vie est une météo imprévisible". On ne peut pas le soir au coucher, décider du temps qu'il fera sur chaun des jours de notre semaine à venir.

Bien sûr que nous pouvons, par notre façon de regarder les choses, de ressentir les évènements, donner certaines orientations quant au soleil qui nous guidera ou à la pluie qui nous fera frissonner. Mais nous ne sommes pas toujours bien préparés à accueillir un quelconque tsunami de sentiments qui se formerait sans qu'on l'ait vu venir.... Nous ne savons pas prédire si nos pluies se feront giboulées rafraîchissantes ou innondations dévastatrices. Nous ne pouvons qu'accepter la réalité, qu'elle corresponde ou non à ce que nous avons pu en anticiper dans nos prévisions météo à nous....

Mais si les prévisions météo étaient toujours justes, cela deviendrait alors, une science exacte, dont peut-être on se lasserait... N'est-ce pas aussi une sorte de jeu auquel nous nous prêtons de bonne grâce, parce qu'on a toujours l'espoir de voir apparaître sur la carte, ce dont nous avons envie ? Parce que ces incertitudes et ces inexactitudes, rapprochent les gens... La météo bénéficie de ce statut particulier, de faire partie des choses incontrôlables de notre vie, et qui le restera. C'est sa magie, sa liberté. Dans un monde un peu trop cadré, un peu trop prévisible, elle amène son lot d'inattendu, et permet de nouer conversation avec n'importe quel autre humain....

Parler de la pluie et du beau temps, c'est aussi reconnaître nos limitations d'homme : nous restons tributaires des aléas météo, quelque soit notre rang, notre fortune ou notre intelligence. Tous égaux devant les éléments, tous impuissants quant à leur déclenchement, tous pareillement en attente de voir briller la lumière de nos journées, et la chaleur de nos coeurs....

Est-ce la tenue vestimentaire du présentateur qui influence la météo, ou le contraire ?...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 16:15 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Que je gagne ou que je perde...

" Je suis toujours le même, que je gagne ou que je perde. "
Jerry Minchinton


Il faut savoir différencier la personne, son engagement, sa capacité d'action et de réaction et les retours qu'elle en reçoit. Même si nous avons indéniablement une part de responsabilité dans nos actions, il y a aussi d'autres facteurs qui contribuent à nos réussites et à nos échecs, dont certains sont complètement indépendants de notre volonté.

Prenons un exemple tout bête : aujourd'hui vous aviez convié vos amis à une grande fête champêtre, un orage diluvien a éclaté, la foudre est tombée sur le chêne centenaire qui ornait le jardin, entraînant un incendie qui a saccagé une bonne partie des dépendances et occasionné quelques brûlures sans gravité chez plusieurs de vos invités... Certes, la fête a été un peu gâchée, et vous n'avez pas réussi à maintenir une ambiance de légèreté, mais... cele ne change rien à la personne que vous êtes et aux intentions que vous aviez de partager un moment de convivialité. Ces circonstances-là ne pouvaient pas être prévues à l'avance. La volonté que vous aviez était celle de passer un moment heureux, non ?

Napoléon disait : "Avec de l'audace, on peut tout entreprendre, on ne peut pas tout faire..." Et il avait tout à fait raison. Sans courage, sans audace, sans volonté d'entreprendre, on reste à la merci des coups du sort, spectateurs passifs sans capacité d'action ; toutefois, ce n'est pas parce qu'on déploie des trésors d'ingéniosité et de détermination, que l'on verra forcément ses efforts récompensés et que l'on aboutira au résultat escompté en intention, tel qu'on l'avait projeté.
On ne peut pas juger de la valeur d'une personne, uniquement sur les résultats qu'elle obtient.

Ce qui est le plus important, c'est la façon de réagir à la victoire comme à l'échec, même si le mot "échec" est relatif, dans la mesure où il est généralement facteur d'apprentissage subalterne utile. Il y a des victoires sans gloire, dont le goût est amère, et des échecs qui grandissent bien plus dans ce qu'ils apportent d'opportunité de changement et de croissance personnelle.

Et puis surtout, Jerry Minchinton a terriblement raison de dire que l'on reste la même personne dans nos victoires comme dans nos échecs. La victoire peut susciter jalousie et colère alors même qu'elle a été loyalement gagnée, l'échec peut entraîner mépris et culpabilisation alors que l'on aurait besoin d'appui et de soutien... Mais l'être intérieur, duquel émanent ces deux aspects, est pourtant identique dans un cas comme dans l'autre...

Apprenez à ne pas vous surestimer dans la victoire, comme à ne pas vous sous-estimer dans la défaite. Rester soi-même en toutes circonstances, telle est la clé de la tempérance.

Et puis... appliquer aux autres, non pas la loi du tallion "Oeil pour oeil, dent pour dent", mais celle de la compassion : tous humains avec un même besoin d'aimer et d'être aimés quelles que soient les circonstances de la vie, et les erreurs de parcours que l'on puisse commettre, tant qu'elles n'attentent pas à la liberté et à l'intégrité des autres, cela va sans dire...

Et puis... la victoire... l'échec... c'est tellement relatif d'une personne à une autre...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 16:37 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Au commencement il y eût...

" Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l'ont construit avec leurs rêves... "
Bernard Moitessier

" Arrête de rêver !" ;  " Redescends sur terre !" ;  " Toujours dans la Lune, tu pourras jamais avancer !"  ;
" Principe de réalité, regarde les choses comme elles sont !"


Mais... Rêver, cela n'empêche pas d'être lucide... Cela n'est pas antagoniste ou antinomique... Avant de former une pensée consciente, cette pensée existe bien quelque part, perdue au milieu d'un magma de neurones, qui s'évertuent à relayer et à transmettre inlassablement l'influx nerveux de l'un à l'autre... Arrivée en bout de course, on la capture et l'examine... Parfois elle rejoint la réalité des choses, parfois elle en est plus éloignée... Doit-on la rejeter au loin pour cette raison-là ?...

Le rêve est sans doute, pour notre vie intérieure, ce qui nous est le plus nécessaire... Preuve en est que même biologiquement, nous sommes programmés pour rêver chaque nuit...
Le rêve éveillé relève certes d'une autre approche, plus "consciente" dirons-nous... L'imagination nous permet d'étendre le champ de nos possibilités afin d'envisager des solutions inédites, même si de prime abord, certaines peuvent apparaitre comme abracadabrantes, elles ont le mérite de créer un chemin nouveau vers la direction qu'on souhaite suivre....

Prenons le cas de Léonard de Vinci, formidable génie visionnaire... Toutes ses inventions, il les a déjà conçues en rêve, imaginées dans leur globalité, puis en tant que principe, puis en décomposant les détails qui les constituent et la faisabilité proprement dite...
Einstein était un enfant très rêveur, toujours absorbé dans l'observation de phénomènes divers, phénomènes naturels ou machines inventées par les hommes ; il avait cette fascination qui l'obligeait à réfléchir intensément sur les choses. Il vivait beaucoup dans sa tête tout en étant partie intégrante de la grande réalité du monde...

Alors rêvons....
Appliquons -nous à créer d'abord dans nos têtes ce que nous voudrions voir se réaliser
, pas forcément des projets pharaoniques, grandioses et démesurés,mais déjà, toutes les choses positives qui nous tiennent à coeur, tout ce que nous pourrions apporter de bon et de beau, dans notre vie quotidienne...
Rêvons à tout ce que nous souhaiterions voir se réaliser idéalement...
Rêvons à tout ce que l'on ignore encore, mais qui pourrait changer notre conception du monde...

Rêvons... mais ne fermons pas les yeux !... Le rêve est une dimension supplémentaire que l'on peut utiliser, et non un échappatoire pour fuir la vie et les réalités qui nous dérangent ...

Rêvons... consciemment... afin de nous souvenir de tout !... Le rêve nocturne est trop souvent fugace, construisons des rêves qui durent afin de les peaufiner jusqu'à les rendre matures et porteurs de concret....

Rêvons... et partageons nos rêves !... Le rêve a plus que jamais, une place à revendiquer et un rôle à jouer, dans notre réalité bien trop pragmatique pour pouvoir jamais nous épanouir....

Croyez-vous que l'on puisse diriger et orienter consciemment ses rêves nocturnes ? ...


... / LW...



Posté par laurencewitko à 18:27 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 septembre 2011

La fugacité du temps...

" Le moment présent a un avantage sur tous les autres : c'est qu'il nous appartient. "
Chares Caleb Colton


Nous déroulons notre vie dans un cadre délimité par la linéarité du temps parce que c'est la seule représentation que nous arrivons à nous en faire. Ainsi sommes-nous souvent coincés entre deux frustrations : celle issue su temps passé dont nous ne pouvons plus rien attendre, et celle du temps à venir sur lequel nous ne pouvons rien bâtir avec certitude... Entre ces deux frsutrations, nous appartient cependant le moment présent, seul véritable ancrage que l'on puisse avoir dans le temps...

Profiter de cet instant d'éternité fugace qui s'archivera bientôt, est la seule voie de plénitude possible, car elle ne nous projette nulle part, elle nous habite durant cet espace-temps que l'on s'approprie, que l'on déguste minute à minute... Nous n'avons pas de contrôle possible que l'on puisse exercer sur le temps qui passe, aucun moyen de l'arrêter ni de l'accélérer, mais nous avons cette chance de pouvoir le ressentir nous traverser...

Le moment présent est le moment des choix réels et réalisables, il est temps d'action concret puisqu'il ne se heurte pas aux hypothétiques prévisions que l'on fait sur notre avenir, et qu'il se désolidarise du passé déjà remisé en mémoire... Il est temps à vivre... temps à apprécier sans compter, parce qu'on en sait la brièveté...

Il est en outre, très sain de ne compter que sur ce temps pour se sentir exister, parce qu'il est tangible, on peut le matérialiser, le toucher du bout des yeux en le regardant s'égrener : il est temps ressenti dans toute sa dimension de fugacité... palpable une seconde, puis déjà classé à notre pendule du passé... Notre vie serait-elle donc une gigantesque pendule, qui nous cadencerait nos envies de ses pulsations régulières et inéluctables ?...

Le moment présent nous appartient... à chaque instant... mais nous n'avons pas toujours la possibilité d'en disposer selon nos envies et nos humeurs... Parfois la vie se charge d'occuper ce présent à d'autres tâches que celles que nous souhaiterions dans l'absolu... Qu'importe, il faut essayer tout de même de les apprécier dans cette instantanéité... même si me direz-vous, certaines contraintes n'ont aucune possibilité d'être appréciées... A ce moment, on peut apprécier de l'instant présent, cette faculté de brièveté, qui le fait disparaitre aussi vite qu'il apparait....

Le temps qui passe est chose bien relative... Einstein en a développé une théorie fort compliquée, mais à côté de celle-ci, il citait volontiers une autre façon de l'illustrer, qui disait à peu près cela : " Asseyez-vous une heure près d'une jolie fille et cela passe comme une minute... Asseyez-vous une minute sur un poële brûlant, et cela passe comme une heure... C'est cela la relativité."...

Le moment présent est un repère pour nous situer dans le cours du temps... Il marque un instant T qui nous donne la sensation d'être véritablement acteur de notre vie... Il nous situe et nous photographie en instantané, nous donne force et envie, nous pose la réalité bien en face des yeux et du coeur, pour nous montrer l'importance que l'on doit donner aux choses...

Ne serait-ce pas plutôt nous... qui appartenons au temps présent... plutôt que l'inverse ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 03:05 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Accepter de prendre place...

" Ne pas fuir, mais oser rester, à l'endroit où je suis interpellé, à cet endroit où tombent tous les masques, où tout ce que je n'aurais jamais pu croire s'avère être moi... "
Christiane Singer


Qu'est-ce qui nous pousse à fuir parfois, de façon consciente ou inconsciente, certaines situations ou problématiques, si ce n'est la réminiscence d'expériences antérieures mal vécues ou archivées en mémoire d'oubli ? L'évitement n'est qu'une façon de manifester une réaction que l'on ne maîtrise pas, et permet de de se dédouaner de nos peurs, en les faisant comme par enchantement, disparaitre sans les oublie-tout de la vie...

Fuir n'est pas qu'une façon de retarder une problématique, c'est surtout un moyen de ne pas réactiver certains souvenirs négatifs. On ne peut fuir que deux choses : la souffrance que l'on connait et celle que l'on projette, car la souffrance réelle se ressent sans possibilité de l'éviter...

Parce que, que peut-on fuir, sinon ce qui nous effraie ou ce qui nous fait mal ? Bien sûr, on peut se fredonner le célèbre "fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve...", mais ce n'est pas le bonheur que l'on fuit dans ce cas, ni même l'idée que l'on s'en fait, mais bien la perspective de sa fin possible et donc, de la souffrance inhérente à cette achèvement d'un état qui par ailleurs nous satisferait, s'il venait à durer...

Cesser de fuir, c'est vivre au présent, en admettant que toute situation nouvelle, même dérivée ou succédanée, d'un passé plus ou moins lointain, est situation inédite, en construction d'elle-même, et dont on ne peut pas présager l'issue, parce qu'en définitive, nous sommes seuls, en mesure, de lui donner son orientation et sa conclusion, avec les moyens que l'on choisira. Nous pouvons toujours faire face et inventer de nouveaux développements, sans avoir à puiser dans le fonds de nos souvenirs et comportements réflexes...

Faire face, et oser rester là où l'on est, pour examiner avec un oeil actuel et neuf les évènements, sans se réfugier derrière des modalités préfabriquées par l'expérience et le temps qui s'est figé, c'est un grand pas en avant qui nous permet de changer d'une seule posture, toute la donne... et se découvrir capable de rebondir autrement sur les murs parfois glissants de la vie...

Et cette non-fuite, ce face à face que l'on accepte, nous grandit dans l'idée même que nous nous faisons de nous, en permettant à toutes nos ressources de se mobiliser pour affronter cette peur... Si l'on fuit, que l'on reste dans nos masques et nos mensonges admis qui nous confortent, nous ne pouvons retirer de nous qu'une image tronquée, forcément dévalorisante, puisqu'incomplète... La reconnaisance de notre force de résilience est un atout majeur qu'il nous faut apprendre à utiliser sans aucune modération ni économie...

Rebondir sur le trampoline de la vie... Up and Down... Down and Up...
Quelle merveilleuse sensation de vertige cela donne....
Et... C'est bien quand on est en bas...
Que l'on imagine le mieux ce plaisir et ce vertige de l'ascension, non ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 03:14 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 septembre 2011

Par le petit bout de la lorgnette...

" Nous ne voyons qu'un petit bout de notre réalité. Qui sait à quoi peuvent être utiles les expériences que nous vivons. "
Lao Tseu ( e-asie...clic !...)

Lorsque les évènements semblent prendre un autre chemin que celui auquel j'étais préparé, je ne peste plus !... Non. Un retard, une circonstance qui m'oblige à changer mes projets, je n'essaie plus de comprendre pourquoi les choses ne vont pas dans le sens que j'aimerais...
Au contraire, j'accepte ces nouvelles données, un peu comme une mise à jour de logiciel, qui apporterait avec elle ses nouvelles fonctionnalités à découvrir...

Il faut l'admettre, nous n'avons accès qu'à une partie de la réalité... Nous avons inventé les mots de "hasard", de "destin", de "fatalité", de "chance", de malchance", qui nous semblent être des concepts suffisamment explicites, pour englober tout ce que nous ne pouvons pas expliquer... Et en les posant sur ces situations qui nous échappent, cela nous donne l'illusion de pouvoir tout comprendre et justifier...

Dans l'immédiateté du moment, nous ne percevons pas toujours l'utilité des expériences auxquelles nous sommes confrontées. Si nous en contestons la légitimité et la validité en notre for intérieur, d'une part cela ne change rien à la situation, et d'autre part cela nous obstrue notre champ de vision quand aux évènements que ces circonstances sont en train de préparer, voire même de révéler... Ainsi, accepter toute expérience, comme nécessairement porteuse d'un apprentissage ou d'une clé qui, à un moment ou un autre, révèlera son utilité, est une philosophie tout à la fois, plus aisée et plus payante à suivre...

Nous devons accepter de vivre dans l'incertitude de notre devenir, à certains niveaux tout au moins... Les exemples de circonstances inattendues qui font dévier le cours de nos vies sont innombrables...
Certaines "épreuves" que nous traversons, prennent leur sens quand, rétrospectivement, on s'aperçoit de ce qu'elles nous ont permis de développer comme stratégies pour passer par dessus. Et l'on grandit ainsi, sans s'en rendre compte...

On grandit... parce que, tout ce qui nous oblige à nous adapter... à modifier notre schéma de pensée habituel... tout ce qui nous oblige à nous intéresser à d'autres aspects du problème, à d'autres solutions, etc... nous ouvre un champ d'action et de réflexion plus grand à chaque fois...
Cette croissance intérieure, c'est ce qui fait que l'on attribue à l'âge de développer des vertus de sagesse... et que l'on considère que les anciens ont une connaissance intuitive de la vie plus développée que les plus jeunes...

La chose importante à retenir, c'est celle-là : toute expérience a un sens. Peu importe à quel moment il nous deviendra clair et limpide, toute chose a sa raison d'être.
Le hasard, c'est l'opportunité qui nous est donnée d'appréhender autrement la vie... Mais nous avons toujours le choix de nos réactions et de nos actions, d'accepter la part de remise en cause qu'il implique ou de la refuser...
Le hasard fait bien les choses si on lui donne sa chance, mais il ne fait rien entièrement seul... Qu'on lui refuse le droit de s'exprimer, et il reste au stade d'opportunité avortée, non attaché à aucune réalité propre...
Qu'on lui laisse dessiner un peu différemment nos croquis premiers, et il peut s'avérer bien meilleur artiste de vie qu'on n'aurait jamais pu l'imaginer...

Laissons donc venir à nous et apprécions la spontanéité des choses... Qu'en risquons-nous ? ...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 01:26 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Passages nuageux...

" La vie telle une journée a sans cesse ses périodes de nuages et de soleil... "
Inconnu

La vie a la météo capricieuse, et ses changements de vent parfois brusques nous surprennent...
Essuyer un orage quasi tropical, brutal et soudain, déstabilise nos certitudes acquises sur l'immortalité du soleil qui nous brûlait quelques instants plus tôt...

Pourtant comme le jour et la nuit se succèdent et se complètent, pour nous assurer le repos nécessaire pour recharger nos batteries, le soleil et la pluie doivent conjuguer leurs différences pour entretenir la vie... et la cultiver...

Que l'un ou l'autre vienne à manquer, et un déséquilibre inévitable se produit...

Aussi, les périodes de pluie que la vie nous fait cycliquement traverser, nous font-elles souvent prendre conscience, de la vraie valeur du soleil...
Les périodes de pluie nous lavent l'âme, et nettoient nos visions sclérosées d'un état de bien-être, que l'on pourrait être tentés de trouver normal dans sa constance, sans se poser d'autres questions, que celle de l'indice de protection que l'on doit utiliser pour éviter le brûlures, en cas d'exposition outrancière...

Le soleil après la pluie s'apprécie beaucoup plus que le soleil qui succède au soleil...

Prenant conscience du fait que le soleil, comme tout, n'est pas un élément figé, statique, acquis une bonne fois pour toutes, nous comprenons alors mieux qu'il faut en apprécier chaque rayon qui se pose sur nous...

Et le soleil qui apparait au beau milieu d'une ondée, nous révèle parfois de bien agréables surprises, quand s'arqueboute au-dessus de notre vie un bel arc-en-ciel...

Ses couleurs diaphanes irisent alors notre vie de reflets féériques, et comme l'on sait que sa durée est limitée dans le temps, on s'efforce de le cueillir dans l'instant et d'en apprécier la beauté fugace comme un cadeau que l'on n'attendait pas...

Qu'il neige, qu'il vente ou que le soleil nous tiédisse la vie... de toute façon... on ne peut pas choisir... Le tout est de savoir adapter sa tenue et chercher ce que chaque élément nous apporte, en terme de bien-être, de beauté ou de renforcement de la personne que l'on est...
Pas toujours facile de troquer son bikini contre un imperméable avec le même sourire...

Mais s'adapter aux circonstances qu'on ne peut pas changer, est un précepte bien utile pour traverser les orages de la vie...


Si encore on pouvait être informés des prévisions météo de sa vie... ça nous permettrait d'anticiper...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 14:03 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Positivons...

" Aucun pessimiste n'a jamais découvert le secret des étoiles, navigué jusqu'à des terres inconnues, ou ouvert un nouveau chemin pour l'esprit humain. "
Helen Keller   (... plus sur H.K....)


"
Le pessimiste est celui qui entre deux maux, choisit les deux.
" Oscar Wilde  (... Sacré Oscar !...)


La façon dont nous abordons les évènements qui jalonnent notre vie, conditionne celle-ci de manière indéniable
. C'est l'histoire du verre à moitié vide et du verre à moitié plein... Toutefois, acquérir la gymnastique mentale consistant à voir en toutes choses le meilleur, est une sorte d'auto-discipline qu'il faut travailler car elle n'est pas aussi naturelle et spontanée qu'on le désirerait... Mais le jeu en vaut la chandelle...

C'est toujours avec la force du rêve que nous construisons des réalités différentes
, avec la projection d'un avenir meilleur que nous faisons naître l'espoir, avec le désir de découvrir encore et encore que nous libérons notre potentiel créateur...
La créativité a besoin de s'appuyer sur l'utopie, dans la mesure où la création est un acte novateur et non répétiteur. L'utopie est une direction pas un but !... Parce que l'on en mesure la dimension irréaliste, on cherche par tous les moyens à se rapprocher de cet impossible, et ce faisant, porté par ce désir fou, on accouche de moyens inédits pour s'y frotter au plus près...

Le pessimisme est une maladie sournoise qui ronge celui qui l'héberge et qui tente de saper les élans d'ouverture de ceux qui le cotoient... Le pessimisme découle directement de la peur, peur de vivre, peur de souffrir, peur de risquer de se tromper... Sorte d'oracle négatif, il freine toute impulsion déviante qui tenterait de donner d'autres couleurs à nos lendemains, prédiction d'échec qui agit comme de l'autosuggestion négative, et qui donc ôte toute place à la confiance et la foi, nécessaires pour avancer malgré les vents contraires...

Le pessimisme est non seulement abandon, mais pire que cela, il est conditionnement négatif à l'appréciation d'un futur non encore avéré. Pourquoi dans le doute, choisir entre deux hypothèses la pire ? ...
"
Si un problème a une solution, il n'est pas besoin de s'inquiéter... Et s'il n'en a pas, s'inquiéter ne sert à rien..." dit grosso modo un proverbe zen... éliminant ainsi angoisse et pessimisme susceptibles de prendre les commandes de nos pensées...

Helen Keller, malgré toutes les difficultés que la vie a déposé sur sa route, a réussi à faire de sa vie, un bouquet de fleurs qu'elle s'est évertuée à distribuer autour d'elle. Combien d'entre nous peuvent prétendre faire preuve d'un tel courage, d'une telle volonté et d'une telle ténacité ?... Plutôt que de nous morfondre sur nos petits tracas somme toute, surmontables dans leur grande majorité, pourquoi ne pas adopter résolument un angle qui nous permette d'envisager tous les possibles, aussi improbables qu'ils puissent paraître à première vue ?
C'est d'envisager l'impossible qui ouvre la voie aux possibles que l'on n'avait pas imaginés...

Le secret d'une vie qui sourit tient dans notre capacité à positiver envers et contre tout
, et de chercher à tirer parti de toutes les expériences qu'il nous est donné de vivre, de ressentir et d'imaginer. Ce n'est pas avec un état d'esprit qui fuit la difficulté que nous pouvons surmonter celle-ci.
Certes, il y a des choses difficiles
, des moments où le doute et la peur sont prêts de nous engloutir dans un brouillard qui nous empêche de bien voir quelle autre route différente on pourrait emprunter... Certes, la fatigue parfois nous empêche d'entreprendre ce que nous imaginons être totalement impossible à réaliser... Certes, nous ne sommes que des humains...

"Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt"...Quand vous rêvez d'autres possibles, ne tenez aucun compte de ceux qui vous les sape... et continuez de regarder la Lune...

 

... / LW...


Posté par laurencewitko à 16:08 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Souriez !...

" Un sourire est une clef secrète qui ouvre bien des coeurs. "
Baden-Powell
(... scout toujours !...)

Le sourire éclaire le visage et les yeux, et invite à l'échange et à l'allégresse.
Les vrais sourires qui viennent de l'intérieur constituent l'un de nos meilleurs attraits...
Mais ... Encore faut-il distinguer...

Les sourires de
convenance qui gardent leurs distances...,
les sourires de
courtoisie qui jouent au jeu du "socialement correct"...,
les sourires
figés comme un maquillage mal appliqué...,
les sourires de
complaisance qui ont du mal à masquer cette évidence...,
les sourires
polis qui remercient...,
les sourires
gênés qui ne savent pas comment se dessiner...,
les sourires
de façade qui tentent de se sauver dans la panade...,
les sourires
hypocrites qui faussent toute invite...,
les sourires
ironiques qui grincent entre deux répliques...,
les sourires
d'intérêt dont on fait parfois les frais...
et bien d'autres encore, qui naissent par la volonté et non par la spontanéité...
Tous ces sourires un peu forcés, un peu "travaillés", qui bien que cherchant à donner au visage une expression avenante, dégagent parfois de drôles d'impressions à double sens... qui loin de nous faire ressentir une approche de la plénitude, nous interpellent quant à leurs interprétations possibles et le but véritable vers lequel ils tendent...

Les sourires
qui fontbriller les yeux à la fois tendres et taquins...,
les sourires
qui naissentsans qu'on les attende, sorte d'expression pavlovienne de plénitude...
les sourires
qui contiennent leurplaisir parce qu'ils ne peuvent pas se dire...,
les sourires
qui parlent parfois bien mieux que tous les mots...,
les sourires
qui rient aux éclats à en faire trembler la vie...,
les sourires
qui murmurent du bout des yeux ...,
les sourires
complices qui relient les êtres par un pont invisible...,
les sourires
de bien-être immédiat, ces sourires de contentement indépendants de notre volonté..., ces sourires sans qu'on sache pourquoi...,
les sourires de la vie
qui jaillissent de l'instant ou de la mémoire de certains instants,
les sourires
qui font plaisir à voir et à recevoir, à donner comme à prendre...
Tous ces sourires... qui sont comme des fenêtres ouvertes sur nos états d'être, et qui témoignent de l'intensité et de la sincérité des émotions... sont les bijoux qui dévoilent les faces...

Le sourire est une sorte d'acte réflexe, irréfléchi...
Il est évident que l'on a plus envie d'aller vers une personne qui sourit en général, que vers une personne dont le visage est si fermé que l'on se demande s'il existe des clés de déverouillage pour atteindre sa sensibilité...
Car
le sourire est "sensibilité" et "accessibilité".

Le sourire témoigne de l'ouverture à l'autre, à la communication, de la volonté d'échanger, de partager, de dire...
Le sourire est "invitation" à la rencontre de personne à personne, à la réciprocité, en toute simplicité, au-delà de tout calcul...

Et puis
le sourire est physiquement beaucoup plus économique que de "tirer la tronche", puisqu'il sollicite la mise en oeuvre de beaucoup moins de muscles... C'est donc un acte de "physiologie équitable", qui profite beaucoup plus qu'il ne fait dépenser...
Sourire creuse des rides au visage beaucoup plus agréables à mesure que le temps passe, et peut donc être un bon complément aux anti rides... (qui n'empêchent pas les rides de se former mais sont seulement censés en atténuer la profondeur)... Autant être partie prenante pour s'en créer de plus belles...
Et puis... rien que le fait de sourire, on se sent déjà plus heureux, non ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 16:14 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]