JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

16 septembre 2011

Le jugement dernier...

" Dieu lui-même ne se propose pas de juger un homme avant la fin de ses jours. "
Auteur Inconnu

Le jugement dernier !... Celui que l'on attend ... celui que l'on redoute... celui que l'on espère...
La conlusion sans appel qui tout d'un coup se dresse devant nous, telle une remise de médailles lors de classement... Qui aura le prix d'honneur ? ...
Quels seront les critères de jugement ?... Les termes de la tenue de la comptabilité au regard des années passées ?.... Comment est prise la décision finale qui décidera de notre vie pour le reste de l'éternité... et peut-être même plus encore...

Tant qu'on est là, en vie... on est tranquilles !... Pas question de jugement dernier... Non ! ... Ici, on n'a pas besoin de ça... Ici, c'est le Jugement Premier... dès le premier regard... dès les premières impressions... dès les premiers mots...
L'avantage, c'est que ça prend moins de temps à évaluer qu'une vie entière...

Nous vivons dans une société où le "regard de l'autre" est de plus en plus présent... pas forcément au bon sens du terme... Nous vivons de plus en plus dans un monde d'images virtuelles, de télésurveillances, d'images auxquelles nous nous identifions... auxquelles il est de bon ton de ressembler... ou pas... en tous cas sous la pression de normes, d'exemples et de modèles, qui servant de références, entrainent donc des jugements de valeur quant à leur bien fondé... et nous exposent de fait, au jugement des autres ...

Il est malaisé parfois de faire la différence, entre "émettre une opinion" et "juger"...

Pour juger, me semble-t-il, il faut qu'un dossier soit bien documenté, que l'on étudie les faits en détails, que l'on reconstitue au besoin l'histoire pour mieux l'apprécier... que l'on délibère... et puis que l'on s'accorde sur une décision... Et puis aussi, pour juger, il faut comprendre... On ne peut pas juger quelque chose que l'on ne comprend pas... puisque l'on ne possède pas les éléments suffisants pour analyser...
A ce moment, on ne peut qu'émettre une opinion, que l'on se fait, d'après les éléments que l'on a... ou que l'on s'invente... ou que l'on emprunte... ou parce qu'elle nous passait par la tête à cet instant T où la question de juger s'est posée...

Et puis juger... n'est pas forcément condamner... la récompense est aussi une facette du jugement... Ainsi la louange et le blâme participeraient-ils à une même réalité : un jugement qui s'établit selon des critères que chacun étalonne selon ses représentations des choses, des personnes, et du monde qui nous entoure en général...

Gymnastique basique :
A pratiquer sans modération, se poser cette question simple, quand nous émettons un jugement : avons-nous suffisamment d'éléments en main pour dire que l'on comprend ce que l'on juge....

On va se faire les muscles du cerveau béton si on se la pose à chaque fois, non ?...

 ... / LW...

Posté par laurencewitko à 14:06 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Vision du monde...

" Ne perds pas ton temps à répéter que le monde te doit quelque chose.
Le monde ne te doit rien. Il était là avant toi. "
Mark Twain

Nous avons parfois du mal à accepter la réalité des choses... Ne pas accepter la réalité, c'est penser qu'elle devrait être différente, autre... Quand nous n'acceptons pas, c'est en général dû à une insatisfaction...
Refuser la réalité, adopter ce mécanisme de déni de ce qui est, est souvent le fait de ceux qui pensent mériter autre chose que ce qu'ils reçoivent... comme si effectivement, le monde leur devait quelque chose...
Mais à vrai dire, nous y sommes toujours partie prenante, pas juste "recevante"...

Que pourrait bien nous devoir le monde ?... Nous recevons aussi dans la mesure de ce que nous donnons. Rien n'est dû tout à fait au hasard...
Non, le monde ne nous doit rien du tout, c'est nous qui lui devons quelque chose, sinon à quoi pourrait bien servir notre passage ici ? ...

Je crois encore, parfois... qu'on a tous quelque chose à donner, notre contribution pour notre temps passé ici-bas... et qui fait grandir et évoluer le monde par la mise bout à bout de tous ces petits riens que résument nos existences...
D'autres fois, je me pose la question de savoir, si véritablement nous avons tous une richesse à partager, ou si à l'image du règne animal ou végétal, l'espèce humaine comprend aussi une branche de "parasites", destinés uniquement à nous polluer le bien-être...

Ceci dit, ce que nous appelons des "parasites" dans les mondes animaux et végétaux, ont aussi un rôle de régulation des espèces... Rapporté à la condition humaine, ces individus "parasites", ne sont-ils pas là pour justement entraîner une sorte de sélection naturelle et accroître notre pugnacité face à l'adversité ?...
La question reste ouverte...

Oui... Le monde était là avant nous...
Que la force et la sagesse nous soient données pour qu'on arrive à le garder intact pour les générations qui nous suivront...

Et à dire vrai... au vu de la situation planétaire actuelle... c'est pas gagné d'avance...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 15:45 - EN CHEMIN... - Commentaires [0] - Permalien [#]

L'addition, s'il vous plaît !...

" L'homme qui se respecte quitte la vie quand il veut ; les braves gens attendent tous, comme au bistrot, qu'on les mette à la porte. "
Ladislav Klima (...oeuvres...)


Qui n'a pas rêvé un jour dans sa vie de demander l'addition, et de quitter le lieu ?...
J'ai relu il y a peu "Le mythe de Sisyphe" d'Albert Camus, mythe qui m'a longtemps fasciné : l'image de Sisyphe condamné à rouler son rocher tout en haut d'une montagne... de laquelle, inévitablement, le rocher retombe une fois arrivé au sommet... et qui illustre ainsi l'absurdité des choses...

En prologue au mythe, Camus tente un essai qui s'articule autour de l'absurdité, empreint de toute la force de lucidité de ses mots. Il commence son essai ainsi :
" Il n'y a qu'un problème philosophique sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie."

Nous roulons ausi notre rocher d'une certaine façon... à la différence de Sisyphe, nous ne savons pas à l'avance s'il tiendra en équilibre au sommet de la montagne, ou s'il dévalera l'autre versant, nous condamnant par là à retenter l'ascension... si force nous est donnée d'entreprendre à nouveau le parcours...
Mais par certains côtés la vie présente une absurdité indéniable... que nous sommes bien obligés d'accepter, sans bien même savoir pourquoi, sans en saisir le sens... L'absurde régit notre quotidien lorsqu'on s'y arrête pour réfléchir... (" Commencer à penser, c'est commencer d'être miné." Albert Camus.)

En dehors de l'absurdité inhérente à certains aspects de la vie, les lavages de cerveau que nous font conjointement l'éducation et les valeurs sociétales nous compriment l'esprit dans des standards de pensée qui nous empêchent de nous poser les vraies questions, celles qui humainement priment sur tout le reste... et qui nous rétrécissent le champ des possibles à nos vraies aspirations et buts...
Et c'est en cela que la citation de Klima résonne en moi... car nous avons toujours le choix... des armes... ou des larmes...

On nous inculque que le suicide est un crime... Criminel est donc celui qui, par excès d'absurde,se dissout dans un néant encore plus immense ?... Criminel celui qui, las de ne pouvoir donner de sens aux non-sens communément admis, s'en gratifie d'un différent ?... Criminel sera celui qui, d'un geste mûrement réfléchi, commettra l'acte suprêmement insensé de se donner le droit de vie... et de mort sur sa propre destinée...
Est-il plus criminel celui qui, mû par une absence totale d'espoir décide de supprimer son ombre qui le défigure et l'entrave, à celui qui, mû par un désir de pouvoir et de puissance, utilise tout son potentiel à réduire la lumière des autres au rang de loupiottes chétives ?...
L'un sera coupable de crime... tandis que l'autre ne serait que... indigne de la condition humaine ?...

La mort "naturelle" s'accepte sans qu'on s'y oppose... Elle fait partie du cycle de la vie, sans que l'on puisse y avoir aucune emprise... La seule chose dont on puisse être sûrs, c'est qu'elle est... et qu'elle sera un jour, pour nous tous... et pour toute chose qui nous entoure... La mort est une composante fondamentale de la vie, dont nous ne savons rien, sinon qu'elle nous attend tous... à quelle heure, quel endroit et quel carrefour... nous ne savons pas... Nous attendons, comme le dit Klima, qu'on nous mette à la porte...
Parce que c'est vrai que c'est un peu ça... On quitte la vie que l'on en ait ou non l'envie...

Le suicide peut être acte de rébellion contre cette fatalité ... Il est geste qui sous-tend que l'on contrôle et que l'on décide... Il est manifestation du pouvoir que nous pouvons exercer... jusqu'à l'absurde s'il le faut...

Mais au moment de quitter le bar...
Combien d'entre nous ont envie de s'écrier "Remettez-nous ça !" ... ?...
Combien d'entre nous sont heureux, enfin soulagés du poids de leurs espoirs et rêves déçus ?...
Combien d'entre nous acceptent cet état de fait comme une conclusion logique ?...

Et vous-même... parmi quel "Combien d'entre nous", vous situez-vous ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 15:49 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Quand je serai grand...

" Qu'est-ce que je ferai quand je serai grand ?
Toute ma vie je me suis posé cette question. Puis un jour j'ai compris que je ne serai jamais grand. Que mon évolution personnelle est un processus qui ne se terminera pas. Alors je me suis retourné sur mon passé et je me suis demandé :

-- Toi qui ne seras jamais grand, tu es quand même devenu quelque chose, mais quoi ?
"
Scott Peck

(... aperçu...)  (et en chanson..)

 

Il est difficile d'échapper à cette question durant son enfance, certains ont une réponse concrète à y apporter, ils veulent être médecins, peintres, jardiniers, président de la république, chanteurs ou super héros... d'autres attendent le moment d'être grands dans l' incertitude de leurs envies sur undevenir qui parait bien loin ...
Dans tous les cas, plus on grandit, plus on se rend compte,qu'effectivement, on ne devient jamais "grands", la vie est constante évolution et mutation...
peut-être n'est-on jamais ni "grand" ni "petit", juste en état de marche ...

Néanmoins,
les années passant, la question revient de temps à autre hanter nos questionnements. Ceux qui, satisfaits du chemin parcouru, mesurent précisément le chemin vers le but fixé au départ parviennent à y avancer quelques éléments de réponse positifs, d'autres ont l'impression d'avoir juste suivi un mouvement dont le sens leur échappe...

La question se pose souvent au niveau professionnel ou social, alors que
l'évolution la plus importante est somme toute l'évolution personnelle de l'enfant intérieur que l'on porte tous en nous... Quelle personne cet enfant est-il devenu en perdant son statut infantile ? A-t-il réellement grandi à l'intérieur de nous ? Ses perceptions du monde sont-elles à la hauteur de ses rêves de gamin ?...

On se rend compte de la futilité des modèles de référence et de l'impossibilité d'y coller sans perdre son propre libre arbitre. On ne peut que faire le constat que le patchwork de notre vie forme sa propre trame, unique et singulière, que l'on ne peut comparer à aucune autre, chacun ses formes, ses couleurs et ses propres assemblages...

Evidemment qu'à un moment on ne se pose plus la question du "devenir", mais celle du "devenu", parce que la vie ne se met jamais en pause...

Etre ou ne pas être... Devenir ou ne pas devenir grand... Y répondre ou s'y soustraire...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 15:53 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Procrastination...

" Il arrive souvent de ne rien obtenir simplement parce qu'on ne tente rien. "
Jacques Deval
(... définition...)

S' enfermer dans l'immobilisme et l'attentisme, n'est-ce pas là la meilleure façon de se morfondre que les choses ne suivent pas le cours sur lequel on aimerait se laisser voguer ?...
Qu'il est donc doux de ne rien faire et de
se laisser croire qu'il n'y a rien à tenter, que l'imagination est mauvaise maîtresse, que la raison nous souffle son vent de pessimisme en plein visage, et que l'on ne peut pas lutter contre sela...

Procrastination...
sorte de masochisme qui anéantit nos plus beaux projets en ne leur laissant pas même une chance de se casser la gueule s'ils venaient à avoir été mal pensés...
Procrastination...
ne prendre aucun risque pour être bien sûr de ne pas se planter si d'aventure on venait à échouer...
Procrastination... belle excuse pour qui se prosterne devant les dieux de
la paresse et de la peur réunies en la même paroisse...

On ne peut pas prétendre connaître l'échec si l'on n'a pas d'abord tenté toutes les possibilités pour réussir... mais la crainte d'avoir à essuyer l'affront de la non réussite, arrive parfois à nous convaincre de rester là, sans bouger, à imaginer que peut-être... une fée impromptue pourra surgir avec sa baguette magique, et transformer d'un coup d'un seul... tous nos espoirs et rêves enfermés dans nos têtes, en réalités tangibles, en happy end sans effort, en rêve éveillé concret...

Combien de fois avons nous
des regrets sur l'issue d'une situation alors même, que c'est par notre paralysie ambiante, notre inaction que la situation a donné ce résultat ?...
Combien de fois se demande-t-on
pourquoi on n'a pas tenté l'impossible pour que rêve et réalité, enfin se rejoignent ?...
Combien de fois avons-nous été
conscients de notre propre irresponsabilité face à la conduite qu'il aurait fallu tenir... et que nous avons fui... comme si une prédiction d'irréalisation et d'échec avait été assénée par on ne sait quel prophète de notre conscience ?...

Procrastination...
ennemie intime logée au coeur même de notre raison, quand de guerre lasse, on s'y abandonne... pour mieux se noyer l'optimisme et l'énergie...
Procrastination... qui nous
avilit l'estime de soi et nous renvoie une image bien négative de nos possibles limites et talents...
Procrastination...
lente agonie de l'audace, qui tue dans l'oeuf toutes les promesses radieuses que l'on fait au lendemain en s'endormant le soir...

La procrastination diffère toujours à demain, ce que l'on pourrait d'ores et déjà mettre en oeuvre aujourd'hui, comme une torture du présent que l'on projette aux murs du devenir...
Elle trace son chemin en prenant ses marques sur nos doutes et nos terreurs enfouies, et étend son territoire jusqu'à en
effacer toute envie de se prouver que la vie est action avant tout...
La procrastination est l'
ennemie intime numéro un à abattre si l'on veut un jour que ce chemin de vie serpente vers des avenirs qui nous sourient...

Compagnon de la procrastination,
le doute creuse ses ravines au sein même de notre roc de confiance, et érode doucement mais surement notre foi en nos capacités d'agir...
Il n'est pas de pire façon d'avancer dans la vie qu'en résistant aux changements inéluctables que celle-ci nous propose.
Procrastiner, c'est refuser aussi d'ouvrir sa vie à ces changements, à ces mutations contrôlées dont on peut tout à la fois être maître d'oeuvre et bénéficiaire...
Mais
les mots sont bons serviteurs de la procrastination, ils l'analysent comme une manière de penser et de réfléchir, alors même qu'ils ne sont là que pour voiler la paralysie qu'elle nous force à souffrir par sa présence...

Mais... "qu'il est donc doux... de rester sans rien faire... tandis que tout s'agite autour de nous"...

(Jacquesq Higelin)

.. / LW...

Posté par laurencewitko à 15:57 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Ce qui s'en va...

" On ne regrette pas les personnes qu'on a aimées. Ce qu'on regrette, c'est la partie de nous-même qui s'en va avec elles... "
Lucia Etxebarria de Asteinza


Chaque histoire qui s'écrit adapte ses propres règles et sa propre grammaire pour conjuguer nos sentiments, à l'imparfait comme au futur, sur des horizons dont on fait tomber tous les murs, pour lui donner les meilleures chances de s'envoler, vers des doucereuses contrées...
Chaque histoire qui commence nous porte par l'envie qu'elle fait naître ou renaître, de se laisser voyager vers les domaines encore inexplorés du plus profond de nos êtres, et nous transporte, nous porte, bien au-delà de ce que l'on croit être capable de donner... et de recevoir...

Mais voilà le présent se joue aussi au conditionnel de l'autre, et les conjugaisons hasardeuses donnent parfois de drôles de fautes d'inattention ou d'écriture... et l'histoire se casse la gueule... parfois... comme ça... sans qu'on l'ait vu venir...
On ne regrette pas l'histoire...
Ce qu'on regrette c'est la magie qu'elle avait apporté dans notre vie, c'est ce qu'elle nous avait permis de mettre à jour, de nos facultés de se rêver autrement, de se laisser emporter sans lutter par la force des sentiments...

Chaque histoire est unique puisqu'elle met en scène deux personnes qui se rencontrent sur le terrain intime de la confiance mutuelle...
Chaque histoire nous rend acteurs d'une pièce singulière, qui ne se rejouera jamais deux fois la même... que ce soit avec d'autres acteurs, ou que l'on change simplement de donneur de réplique...
Chaque histoire nous apprend à donner, et à nous aimer nous-même dans cette capacité de s'ouvrir à l'autre pour que l'échange vrai ait lieu...
Perdre cette ouverture à soi-même rendue possible par l'intermédiaire de l'autre, est aussi le deuil qu'il faut faire quand on se retire d'une histoire...

Et quel deuil est le plus délicat à s'approprier ?...
La perte de l'être aimé, ou la perte de cette partie de soi-même que l'on avait laissé s'évader de nos défenses intimes ?...
Qu'est-ce qui nous blesse le plus ?...
La fin d'un partage, d'un échange ou bien... la perte de cette personne inconnue en nous, que la rencontre avait mise à jour ?...

Que regrette-t-on en définitive ?...

L'autre qui nous rendait la vie couleur... ou la faculté de peindre de nouveaux paysages pour rendre nos rêves plus beaux encore ?...
"Il n'y a pas d'amour heureux..." disait le poète... Qu'en avait-il donc éprouvé pour écrire ces mots-là ?...
L'amour est toujours heureux... tant qu'il dure...
C'est bien pour cela que l'on regrette sa flèche envoyée, quand celle-ci arrachée et la plaie refermée, l'on rentre à nouveau dans son armure... parés contre toute éventuelle tentative de réouverture...

Oui... Il est triste de quitter l'amoureux qui sommeillait en nous, et qui s'était réveillé à grands remous... parce qu'on sait bien que chaque histoire qui s'achève, enterre avec elle ses propres graines de floraison, et que l'on ne sème ainsi jamais deux fois les mêmes fleurs...
Chaque histoire nous rend différents... et nous abandonne... autre que ce que l'on était...

Et bien... que cela ne vous empêche pas de semer vos fleurs... après tout... le printemps arrive, non ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 16:04 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Positivons...

" Aucun pessimiste n'a jamais découvert le secret des étoiles, navigué jusqu'à des terres inconnues, ou ouvert un nouveau chemin pour l'esprit humain. "
Helen Keller   (... plus sur H.K....)


"
Le pessimiste est celui qui entre deux maux, choisit les deux.
" Oscar Wilde  (... Sacré Oscar !...)


La façon dont nous abordons les évènements qui jalonnent notre vie, conditionne celle-ci de manière indéniable
. C'est l'histoire du verre à moitié vide et du verre à moitié plein... Toutefois, acquérir la gymnastique mentale consistant à voir en toutes choses le meilleur, est une sorte d'auto-discipline qu'il faut travailler car elle n'est pas aussi naturelle et spontanée qu'on le désirerait... Mais le jeu en vaut la chandelle...

C'est toujours avec la force du rêve que nous construisons des réalités différentes
, avec la projection d'un avenir meilleur que nous faisons naître l'espoir, avec le désir de découvrir encore et encore que nous libérons notre potentiel créateur...
La créativité a besoin de s'appuyer sur l'utopie, dans la mesure où la création est un acte novateur et non répétiteur. L'utopie est une direction pas un but !... Parce que l'on en mesure la dimension irréaliste, on cherche par tous les moyens à se rapprocher de cet impossible, et ce faisant, porté par ce désir fou, on accouche de moyens inédits pour s'y frotter au plus près...

Le pessimisme est une maladie sournoise qui ronge celui qui l'héberge et qui tente de saper les élans d'ouverture de ceux qui le cotoient... Le pessimisme découle directement de la peur, peur de vivre, peur de souffrir, peur de risquer de se tromper... Sorte d'oracle négatif, il freine toute impulsion déviante qui tenterait de donner d'autres couleurs à nos lendemains, prédiction d'échec qui agit comme de l'autosuggestion négative, et qui donc ôte toute place à la confiance et la foi, nécessaires pour avancer malgré les vents contraires...

Le pessimisme est non seulement abandon, mais pire que cela, il est conditionnement négatif à l'appréciation d'un futur non encore avéré. Pourquoi dans le doute, choisir entre deux hypothèses la pire ? ...
"
Si un problème a une solution, il n'est pas besoin de s'inquiéter... Et s'il n'en a pas, s'inquiéter ne sert à rien..." dit grosso modo un proverbe zen... éliminant ainsi angoisse et pessimisme susceptibles de prendre les commandes de nos pensées...

Helen Keller, malgré toutes les difficultés que la vie a déposé sur sa route, a réussi à faire de sa vie, un bouquet de fleurs qu'elle s'est évertuée à distribuer autour d'elle. Combien d'entre nous peuvent prétendre faire preuve d'un tel courage, d'une telle volonté et d'une telle ténacité ?... Plutôt que de nous morfondre sur nos petits tracas somme toute, surmontables dans leur grande majorité, pourquoi ne pas adopter résolument un angle qui nous permette d'envisager tous les possibles, aussi improbables qu'ils puissent paraître à première vue ?
C'est d'envisager l'impossible qui ouvre la voie aux possibles que l'on n'avait pas imaginés...

Le secret d'une vie qui sourit tient dans notre capacité à positiver envers et contre tout
, et de chercher à tirer parti de toutes les expériences qu'il nous est donné de vivre, de ressentir et d'imaginer. Ce n'est pas avec un état d'esprit qui fuit la difficulté que nous pouvons surmonter celle-ci.
Certes, il y a des choses difficiles
, des moments où le doute et la peur sont prêts de nous engloutir dans un brouillard qui nous empêche de bien voir quelle autre route différente on pourrait emprunter... Certes, la fatigue parfois nous empêche d'entreprendre ce que nous imaginons être totalement impossible à réaliser... Certes, nous ne sommes que des humains...

"Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt"...Quand vous rêvez d'autres possibles, ne tenez aucun compte de ceux qui vous les sape... et continuez de regarder la Lune...

 

... / LW...


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Prudence...

" La prudence et l'amour ne sont pas faits l'un pour l'autre : à mesure que l'amour croît, la prudence diminue."
François de la Rochefoucauld
(... clic à clic...)

Aimer sur la pointe du coeur... sans engager plus avant, que quelques bribes de sentiments, ne peut guère survivre à l'épreuve du temps....
Aimer en voulant garder des barrières invisibles, pour
se maintenir aux frontières du partage, ne donne qu'un amour tiède qui ne réchauffe que de l'extérieur...
Aimer prudemment, aimer en se protégeant de tout éclat, est-ce aimer vraiment ?

La prudence commande et ordonne souvent dans un premier temps, pour jauger l'état de vérité de sentiments à partager. Elle déploie sa vigilance pour protéger les coeurs de la souffrance, et veille à faire respecter les serments d'équité et de sincérité. Elle voile l'empathie et la compassion, pour ne pas s'exposer sans défense, elle retient les souffles de l'amour, pour ne pas risquer de manquer d'air, si la passion venait à étouffer...

La prudence n'est pas ennemie de l'amour, elle fait en éclaireur le chemin qui se découvre alentours... Elle évalue les distances, les parcours, les détours et les rencontres...
Elle apprivoise la confiance, s'inquiète de sa reconnaissance... et tout doucement, se libère de ses réticences...
La prudence permet à l'amour de grandir, à l'abri des doutes et des peurs premières que suscitent l'abandon de ses résistances et l'ouverture de son coeur...

L'amour grandissant balaie petit à petit ces poussières de crainte, pour faire briller d'autres éclats, pour laisser filtrer une lumière plus sereine sur des jours qui s'autorisent à regarder vers demain, main dans la main...
L'amour qui grandit veut alors courir seul par les chemins... à mesure qu'il se trace, il distance la prudence, et découvre que finalement... le danger n'est pas si grand...

La prudence empêche l'amour de remplir tout l'espace, puisqu'elle lui attribue un terrain de jeux défini par les limites qu'elle impose... Elle retient ses élans, freine ses envies, et crée des tensions par sa retenue... Elle complique la simplicité et la spontanéité des choses, en voulant raisonner et réfléchir en termes de coût et d'implication de soi... Elle fait bégayer, comme un disque rayé, et dénature la beauté de l'instant de crainte de sa fugacité...

Fort heureusement, l'amour emplit ses vides et ses failles... adversaire de taille pour la faire fléchir... et puis... céder...
L'amour ne peut pas rivaliser avec la prudence, dans ce combat de ressentis, il lui faut la dompter s'il veut un jour, se sentir tout épanoui...

La prudence, c'est ne pas vouloir dévoiler la force de ses sensations, de ses sentiments et de ses désirs...
La prudence c'est garder bien en vue, que l'on reste à l'abri de toute fusion passionnelle, bien campé dans son individualité, égoïstes et blindés, bien à l'abri de tout débordement sentimental...
Mais l'amour peut-il cohabiter avec de telles forces de négation émotionnelle ?

La prudence s'oublie quand la somme des plaisirs partagés supplante les bénéfices de la protection que la prudence canalise...
S'abandonner au plaisir, ressentir... et puis dire... et se laisser dire...

Après tout, les "je t'aime" de la vie... ne valent-ils pas que l'on prenne quelques risques ?...

... / LW...


Posté par laurencewitko à 16:10 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Souriez !...

" Un sourire est une clef secrète qui ouvre bien des coeurs. "
Baden-Powell
(... scout toujours !...)

Le sourire éclaire le visage et les yeux, et invite à l'échange et à l'allégresse.
Les vrais sourires qui viennent de l'intérieur constituent l'un de nos meilleurs attraits...
Mais ... Encore faut-il distinguer...

Les sourires de
convenance qui gardent leurs distances...,
les sourires de
courtoisie qui jouent au jeu du "socialement correct"...,
les sourires
figés comme un maquillage mal appliqué...,
les sourires de
complaisance qui ont du mal à masquer cette évidence...,
les sourires
polis qui remercient...,
les sourires
gênés qui ne savent pas comment se dessiner...,
les sourires
de façade qui tentent de se sauver dans la panade...,
les sourires
hypocrites qui faussent toute invite...,
les sourires
ironiques qui grincent entre deux répliques...,
les sourires
d'intérêt dont on fait parfois les frais...
et bien d'autres encore, qui naissent par la volonté et non par la spontanéité...
Tous ces sourires un peu forcés, un peu "travaillés", qui bien que cherchant à donner au visage une expression avenante, dégagent parfois de drôles d'impressions à double sens... qui loin de nous faire ressentir une approche de la plénitude, nous interpellent quant à leurs interprétations possibles et le but véritable vers lequel ils tendent...

Les sourires
qui fontbriller les yeux à la fois tendres et taquins...,
les sourires
qui naissentsans qu'on les attende, sorte d'expression pavlovienne de plénitude...
les sourires
qui contiennent leurplaisir parce qu'ils ne peuvent pas se dire...,
les sourires
qui parlent parfois bien mieux que tous les mots...,
les sourires
qui rient aux éclats à en faire trembler la vie...,
les sourires
qui murmurent du bout des yeux ...,
les sourires
complices qui relient les êtres par un pont invisible...,
les sourires
de bien-être immédiat, ces sourires de contentement indépendants de notre volonté..., ces sourires sans qu'on sache pourquoi...,
les sourires de la vie
qui jaillissent de l'instant ou de la mémoire de certains instants,
les sourires
qui font plaisir à voir et à recevoir, à donner comme à prendre...
Tous ces sourires... qui sont comme des fenêtres ouvertes sur nos états d'être, et qui témoignent de l'intensité et de la sincérité des émotions... sont les bijoux qui dévoilent les faces...

Le sourire est une sorte d'acte réflexe, irréfléchi...
Il est évident que l'on a plus envie d'aller vers une personne qui sourit en général, que vers une personne dont le visage est si fermé que l'on se demande s'il existe des clés de déverouillage pour atteindre sa sensibilité...
Car
le sourire est "sensibilité" et "accessibilité".

Le sourire témoigne de l'ouverture à l'autre, à la communication, de la volonté d'échanger, de partager, de dire...
Le sourire est "invitation" à la rencontre de personne à personne, à la réciprocité, en toute simplicité, au-delà de tout calcul...

Et puis
le sourire est physiquement beaucoup plus économique que de "tirer la tronche", puisqu'il sollicite la mise en oeuvre de beaucoup moins de muscles... C'est donc un acte de "physiologie équitable", qui profite beaucoup plus qu'il ne fait dépenser...
Sourire creuse des rides au visage beaucoup plus agréables à mesure que le temps passe, et peut donc être un bon complément aux anti rides... (qui n'empêchent pas les rides de se former mais sont seulement censés en atténuer la profondeur)... Autant être partie prenante pour s'en créer de plus belles...
Et puis... rien que le fait de sourire, on se sent déjà plus heureux, non ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 16:14 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le temps de l'amour...

" Quand l'amour n'est fait que pour passer le temps, le temps fait vite passer l'amour. "
Inconnu


Les plaisirs de la chair sont très différents, quand il s'agit juste d'assouvir une pulsion passagère, ou quand il s'agit d'une rencontre particulière d'un autre ordre, avec quelqu'un avec qui on partage un peu plus que du sexe... Cela n'a rien de comparable...
Le plaisir pour le plaisir n'a pas la même puissance que le plaisir donné et reçu dans le cadre d'un échange plus large...
Naturellement cela n'empêche pas la tentation...
Mais dans la tentation, c'est souvent l'idée du passage à l'acte qui séduit, plus que le passage à l'acte lui-même, qui peut se révéler décevant par rapport à ce qu'on est capables d'en projeter...

L'amour sans amour est pulsion mécanique, et obtient... du plaisir... mécanique... Celui-ci peut-il être assez satisfaisant, pour avoir envie de le substituer au plaisir supérieur qui se dégage quand, plus que deux corps qui s'appellent, on atteint une sorte d'union fusionnel ?...
Chacun y trouve ses réponses...
Découvrir un corps juste pour le plaisir qu'il peut nous apporter, physiquement, ça équivaut à de la masturbation à deux, c'est vide... C'est pour atteindre un plaisir personnel et égoïste, fugace et non valorisant...
Accéder au corps de l'autre dans un sentiment partagé, c'est autre chose... C'est donner et recevoir... parce qu'on reçoit dans la mesure de ce que l'on donne...

"L'amour pour faire passer le temps"... remarquez qu'il y a bien des occupations plus fastidieuses et désagréables... Mais c'est considérer alors l'amour, comme simple "activité", et comme en toute chose, il faut diversifier ses sources d'activité... Ainsi le temps a-t-il raison de ces "fusions" de loisirs, qui consomment finalement beaucoup d'énergie pour pas grand chose...
Le désir non plus n'est pas le même, quand il est désir d'assouvissement basique, ou bien quand il est désir d'union, de réunion même, de deux "moitiés" qui se sont choisies ... parce qu'au-delà de cet union-là, se construit une confiance, une sorte d'alliance qui ne se porte pas au bout des doigts, mais au bout du coeur...

La sexualité, dans certaines religions, véhicule une dimension sacrée et contribue à l'éveil spirituel, ce n'est pas le cas chez nous, où elle est même "salie" d'une certaine façon, par cette espèce de frénésie de consommation sexuelle, que l'on tendrait presque à nous faire prendre pour une norme établie et légitime...
Nous consommons du sexe, pour essayer de combler par ce plaisir sensuel, les frustrations diverses engendrées par notre société de consommation et par le manque de communication ambiant... comme si nous pouvions pallier à la qualité par la quantité...
Mais cette consommation se révèle elle-même frustrante, dans la mesure où sans implication de soi dans la relation, la satisfaction obtenue n'est guère plus importante que celle générée par une quelconque autre consommation...

L'amour ne peut survivre à l'épreuve du temps que s'il est porté par autre chose que l'amour charnel, et le libertinage n'a pas pour but de conduire à des relations suivies mais juste à expérimenter les possibilités que nous offrent nos corps de ressentir de multiples sensations...
L'expression même de "faire l'amour" est sujette à quiproquos... Est-ce que cela a quelque chose à voir avec le sentiment d'amour, que de s'occuper ainsi pour passer le temps, sans autre motif ou dessein qui s'y rattacherait ?...

Et puis... vous connaissez la chanson, non ?

"Plaisir d'amour... ne dure qu'un moment..." ... ...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 16:17 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]