JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

16 septembre 2011

Ouvrir la porte ?...

" Le repliement sur soi n'apporte aucune lumière aux autres. "
Nelson Mandela

Parfois les mots semblent se bloquer quelque part, on ne saurait dire où exactement, mais ils n'arrivent pas à trouver le chemin de la parole... Le silence s'érige alors en nouveau maître des lieux, et quand le silence s'étend, alors il n'y a guère d'autre alternative que de subir ce repliement sur soi...

Ce repliement, conséquence d'une incapacité à s'ouvrir au monde, peut toutefois être bénéfique pour soi-même, s'il permet, grâce à une introspection poussée, de trouver au fond de soi, les causes et les remèdes du mal... Cependant, comme nous nous regardons rarement en toute neutralité, nous risquons fort de ne pas faire face à tous les aspects d'un problème...

Partager est tout de même un des désirs premiers de la plupart d'entre nous. Le repliement sur soi, contraire à l'idée de partage, non seulement n'apporte rien aux autres, mais encore nous place en marge de la ronde, et nous martèle un sentiment d'inutilité, qui mine la vie...

Se poser la question de l'utilité de sa vie est une absurdité. A bien y réfléchir, toute vie est inutile si elle ne s'inscrit pas justement dans cette idée de partage et de collaboration avec les autres. Nous ne sommes pas des loups solitaires, n'ayant que des besoins basiques de nourriture et de sommeil. Nous avons reçu l'usage de la parole et la conscience du caractère transitoire de cet état de vie, nous avons élaboré des règles, des lois et des principes pour essayer de mieux vivre ensemble, et nous continuons à peaufiner ce chemin, aussi imparfait soit-il... Nous faisons partie d'un tout.

Chacun de nous est une pierre dans l'édifice... On a parfois du mal à croire que l'édifice a besoin de toutes ses pierres... Pourtant, qu'une maille vienne à filer dans un tricot, et que personne ne la rattrape, et c'est tout le chandail qui peu à peu s'annihile...
Ne soyons pas cette maille qui file...

Qu'il est donc facile de prêcher, quand tous mes silences m'emmurent parfois dans une véritable forteresse...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 01:21 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

De la persévérance !...

" Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage ! "
Henri Michaux ( pour en savoir plus...) (c'est ici aussi...)

Parfois on entend dire que c'est avec l'énergie du désespoir que quelqu'un a tout misé pour gagner sa cause... je ne partage pas ce point de vue... Le désespoir n'est moteur de rien, il aurait plutôt tendance à annihiler toute vitalité, et donc toute énergie mobilisable pour entrer dans l'action. Mais, dépassé le cap du désespoir qui fait descendre au fond, la remontée peut être spectaculaire, non par cette énergie du désespoir, mais bien par l'abandon de cette pseudo-émotion...

Le désespoir, ce pourrait être comme un plongeon dans une piscine profonde... il y a l'entrée dans l'eau, la descente propulsée par le saut dans le vide que l'on vient de faire... Ensuite, deux possibilités, on sent son souffle court, et donc on induit une impulsion qui nous ramène à la surface... ou bien on n'induit rien du tout, et on coule... laissant sa vie aux mains d'un sauvetage hasardeux, qui peut-être ne se produira pas...

Comme le dit très bien Paulo Coelho "Ce qui noie quelqu'un, ce n'est pas le plongeon, mais le fait de rester sous l'eau !". Les plongeons sont quelque chose d'assez banal, on est tous à certains moments confrontés à des situations plus difficiles que d'autres à gérer, ou seulement en baisse de régime pour des raisons qui nous sont parfois totalement extérieures et étrangères...

Dans tous les cas, le désespoir ne peut rien apporter. Beaucoup de choses ne peuvent se réaliser, changer ou évoluer qu'avec le concours du temps qui passe, de la persévérance et de la confiance, la confiance que toute situation désagréable ou d'apparence "sans issue" n'est que représentation du moment présent, vouée à évoluer... car rien jamais, ne demeure pareil...

Les mots sont toujours faciles, pour dire que tout va s'arranger, alors même que, lorsque l'on est pris dans cette descente, on est comme absorbé par cette perception négative qui supplante alors toutes les autres. Le désespoir n'est pas uniquement négatif toutefois, il correspond souvent à une sorte "d'état de choc" face à une réalité qui déçoit nos attentes... et nous force à examiner sous d'autres angles nos réactions intimes spontanées...

Cet examen différent de nos attentes et de nos réactions peut être l'occasion de refondre totalement ou en partie, notre système de pensées, et de remettre en question nos fonctionnements basiques, nos envies, motivations et autres buts existentiels... La force du désespoir réside dans son pouvoir de changement, quand bien sûr, la personne arrive à conserver bien présente à son esprit, que tout n'est qu'état transitoire entre deux réalités, en perpétuel devenir : la réalité du moment présent et la réalité à venir, que nous pouvons influencer par nos choix et décisions...

Et puis les infusions... c'est très bon à la santé... ça permet une petite pause qui réchauffe le corps... et pourquoi pas le coeur, hein ?...


 

... / LW...

Posté par laurencewitko à 01:23 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Par le petit bout de la lorgnette...

" Nous ne voyons qu'un petit bout de notre réalité. Qui sait à quoi peuvent être utiles les expériences que nous vivons. "
Lao Tseu ( e-asie...clic !...)

Lorsque les évènements semblent prendre un autre chemin que celui auquel j'étais préparé, je ne peste plus !... Non. Un retard, une circonstance qui m'oblige à changer mes projets, je n'essaie plus de comprendre pourquoi les choses ne vont pas dans le sens que j'aimerais...
Au contraire, j'accepte ces nouvelles données, un peu comme une mise à jour de logiciel, qui apporterait avec elle ses nouvelles fonctionnalités à découvrir...

Il faut l'admettre, nous n'avons accès qu'à une partie de la réalité... Nous avons inventé les mots de "hasard", de "destin", de "fatalité", de "chance", de malchance", qui nous semblent être des concepts suffisamment explicites, pour englober tout ce que nous ne pouvons pas expliquer... Et en les posant sur ces situations qui nous échappent, cela nous donne l'illusion de pouvoir tout comprendre et justifier...

Dans l'immédiateté du moment, nous ne percevons pas toujours l'utilité des expériences auxquelles nous sommes confrontées. Si nous en contestons la légitimité et la validité en notre for intérieur, d'une part cela ne change rien à la situation, et d'autre part cela nous obstrue notre champ de vision quand aux évènements que ces circonstances sont en train de préparer, voire même de révéler... Ainsi, accepter toute expérience, comme nécessairement porteuse d'un apprentissage ou d'une clé qui, à un moment ou un autre, révèlera son utilité, est une philosophie tout à la fois, plus aisée et plus payante à suivre...

Nous devons accepter de vivre dans l'incertitude de notre devenir, à certains niveaux tout au moins... Les exemples de circonstances inattendues qui font dévier le cours de nos vies sont innombrables...
Certaines "épreuves" que nous traversons, prennent leur sens quand, rétrospectivement, on s'aperçoit de ce qu'elles nous ont permis de développer comme stratégies pour passer par dessus. Et l'on grandit ainsi, sans s'en rendre compte...

On grandit... parce que, tout ce qui nous oblige à nous adapter... à modifier notre schéma de pensée habituel... tout ce qui nous oblige à nous intéresser à d'autres aspects du problème, à d'autres solutions, etc... nous ouvre un champ d'action et de réflexion plus grand à chaque fois...
Cette croissance intérieure, c'est ce qui fait que l'on attribue à l'âge de développer des vertus de sagesse... et que l'on considère que les anciens ont une connaissance intuitive de la vie plus développée que les plus jeunes...

La chose importante à retenir, c'est celle-là : toute expérience a un sens. Peu importe à quel moment il nous deviendra clair et limpide, toute chose a sa raison d'être.
Le hasard, c'est l'opportunité qui nous est donnée d'appréhender autrement la vie... Mais nous avons toujours le choix de nos réactions et de nos actions, d'accepter la part de remise en cause qu'il implique ou de la refuser...
Le hasard fait bien les choses si on lui donne sa chance, mais il ne fait rien entièrement seul... Qu'on lui refuse le droit de s'exprimer, et il reste au stade d'opportunité avortée, non attaché à aucune réalité propre...
Qu'on lui laisse dessiner un peu différemment nos croquis premiers, et il peut s'avérer bien meilleur artiste de vie qu'on n'aurait jamais pu l'imaginer...

Laissons donc venir à nous et apprécions la spontanéité des choses... Qu'en risquons-nous ? ...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 01:26 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

La loi humaine...

" Il existe une loi de la vie humaine presque aussi certaine que la loi de la gravité. Pour vivre pleinement, nous devons apprendre à utiliser les choses et à aimer les gens, plutôt que d'aimer les choses et utiliser les gens. "
John Powell


Quand on la lit, la vérité de cette phrase est évidente... mais, qu'en est-il dans la vie que nous menons chaque jour ? ... Qu'observons-nous autour de nous ?... L'humain prévaut-il toujours sur le matériel ? ... La productivité est-elle volonté de l'homme ou bien l'homme est-il asservi à la productivité ? ...

Nous agissons tous les uns sur les autres à différents niveaux, et nous nous servons aussi les uns des autres, pour obtenir ce que nous voulons de temps en temps.
Qu'on utilise le pouvoir que l'on détient, l'argent que l'on possède ou son sourire, pour influencer l'autre afin qu'il accède à notre demande, la stratégie sous-jacente est de se servir de quelqu'un pour acquérir quelque chose.

Nous avons tous, au moins une fois dans notre vie, consciemment ou non, utilisé ce genre de procédé. Pas la peine de mentir !...

Alors... me direz-vous... vu ainsi, tout ne serait que jeu de manipulation interpersonnelle ?...

Restons mesurés !... Nous jouons tous à un gigantesque jeu de société, dans lequel nous sommes tantôt manipulateurs, tantôt manipulés, mais rarement neutres néanmoins...
Tout échange, tout débat, est porteur de nos valeurs, qui s'expriment ainsi par nos actes et par nos paroles.
Ni victimes ni bourreaux, nous acceptons dans les grandes lignes les règles de ce jeu social, lequel nous place implicitement et alternativement, sans cesse, dans l'une ou l'autre de ces positions...
Naturellement... comme dans tous les jeux... il y a toujours des tricheurs, des mauvais joueurs et des qui comprennent rien à la règle...

L'essentiel, c'est de prendre conscience de cet aspect aussi... et de tendre à se définir une ligne de conduite axée sur l'humain... sur l'humain prioritairement...
Et qu'à la lueur de cette ligne directrice, on examine les différentes possibilités d'agir possibles dans une même situation, et que l'on cherche à privilégier cette approche-là plutôt que l'autre...


Faut dire...
Des fois... on se dit que c'est plus facile d'aimer les choses...
Mais souvent... on se dit que ça vaut le coup d'aimer les gens... plus que les choses...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 01:29 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

L'action qui dérange...

" Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout, la grande armée des gens, d'autant plus sévères, qu'ils ne font rien du tout. "
Jules Claretie


Moralité : Ne vous préoccupez de personne, et vivez !
Ce que chacun de nous fait de toute manière, il le fait de manière unique. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, les gens à la différence des choses, ne sont pas interchangeables à l'identique. Il y a bien evidemment des similarités, voire des gemellités même, entre personnes, mais il n'existe pas deux personnes absolument identiques à tous points de vue...
Ce que vous faites, personne ne pourrait le faire exactement de la même façon que vous !
C'est votre singularité qui donne sa valeur à ce que vous faites...

Les jugements négatifs, à l'égard des actions que vous menez, peuvent provenir de trois types de personnes :

Ceux qui envient... parce qu'ils ressentent l'injustice d'une vie qui vous donne, à vous ce qu'eux pensent avoir mérité, et donc... pour ainsi dire c'est un peu comme si vous leur voliez... ce à quoi ils peuvent légitimement et de plein droit, prétendre...

Ceux qui détestent... parce que vous n'examinez pas les choses d'un même point de vue. Ils ne sont pas forcément les plus méchants, bien qu'étant rivaux, parce qu'ils sont eux-mêmes impliqués dans une action même si celle-ci est à l'opposé.
Sujets eux aussi de l'action, de ses tenants et de ses aboutissants, leur jugement se fait en connaissance, et ne se fonde négativement qu'en raison des circonstances qui vous rend concurrents... ou ennemis...

Ceux qui regardent... sans rien faire... et qui jugent sans savoir... sans rien réfléchir, sans rien agir ni penser. L'action engendre une connaissance dont ils sont dépourvue, et qui manque grandement au nuancement de leur réflexion, elle-même souvent impersonnelle et influencée...


Nous sommes tous en position de miroirs... Ne l'oublions pas...

Prenons-nous garde à la façon dont nous nous positionnons nous aussi, quand nous jugeons, à priori et négativement, l'action d'une personne ?...


 

... / LW...

Posté par laurencewitko à 01:32 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Echelle de vie...

" A l'instant où tu es venu au monde, une échelle est devant toi. Cette ascension n'est pas celle d'un homme vers la lune, mais celle de la canne à sucre jusqu'au sucre. "
Rûmi (...!!!...,!,...)


On pourrait dire aussi... "A l'impossible nul n'est tenu..."
Nous n'avons aucune tâche démesurée à accomplir, nous avons en nous tout ce dont nous avons besoin pour réaliser notre vie... et toutes les expériences qui nous proposées... nous avons en nous les moyens de les réussir, et d'ensuite s'en approprier l'enseignement...

C'est toujours la même chose... On ne peut devenir que la personne que l'on est...
Et les circonstances de notre vie nous aident à y parvenir, par le biais de toutes sortes d'expériences et de mises en situation... qui, parfois, au premier regard, nous paraissent être impossibles à affronter...

Mais nous franchissons toujours les obstacles qui se dressent devant nous...
A un moment ou à un autre... au pas ou au galop, peu importe l'allure...
Parce que nous découvrons, au fur et à mesure...
Que notre seule réelle limite... elle est en nous...

Il faut acquérir le réflexe, devant une épreuve qui soudain surgit dans notre vie, de se dire, que nous avons en nous toutes les forces qu'il faut pour y faire face et toutes les ressources nécessaires, pour y parvenir...
Et que donc... on y arrivera... d'une manière ou d'une autre... à un moment ou à un autre... forcément... aussi vrai que le jour suit la nuit...


... Entre nous... Vous savez à quel barreau vous en êtes, vous, de votre échelle ? ...


... / LW...

Posté par laurencewitko à 01:35 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les alchimies inexplicables...

" L'amour commence par l'amour ; et l'on ne saurait passer de la plus forte amitié qu'à un amour faible. "
Jean de La Bruyère   (... précisions...) (... explications... complications...)


Certains disent que l'amour se construit au fil du temps, et que c'est même la différence entre la passion et l'amour... Mais avant de pouvoir se construire... il faut déjà qu'il soit... qu'à un moment, il se manifeste... Et les raisons profondes qui font que l'amour est, ne sont pas toujours très rationnelles ni explicables... Sorte de constat du sentiment présent...

Toutefois, comme le dit si bien Jean de La Bruyère, l'amour commence par l'amour... que l'on accepte celui-ci ou qu'on le refuse, peu importe les choix que l'on fait, il n'empêche que la nature des sentiments que l'on nourrit pour une personne, sont d'emblée ressentis, consciemment ou non, acceptés ou non...

Les deux sentiments, amour et amitié, ont fait coulé beaucoup d'encre, et chacun y va de ses à-priori et de ses expériences personnelles, pour tenter de définir une sorte de cartographie des sentiments avec hiérarchie définissable... Mais, la différence entre les deux, elle est bien plus simple que cela, et se résume aisément en un mot : les phéromones... Dans un cas elles ne se manifestent pas, dans l'autre elles induisent certaines modifications biochimiques, qui nous ôtent une partie de notre contrôle cérébral !...
C'est en ce sens que l'on peu entendre, que l'amour commence par l'amour...

La libération de ces phéromones "inhibe notamment les aires cérébrales associées à la critique de l'autre et à l'ennui", et peut durer plusieurs années. D'après certaines recherches, elles programmeraient le cerveau pour environ trois ans, c'est-à-dire le temps de faire un enfant et le rendre plus ou moins autonome. Si dans cet intervalle, les intéressés ont su construire quelque chose de plus fort que ce désir de l'autre, alors l'amour peut durer... Dans le cas contraire, il n'est pas sûr que l'histoire, libérée de ce soutien chimique, puisse continuer à se décliner sur tous les tons...

Ainsi pris sous cet angle, il paraît évident que l'amour commence par l'amour, et rien d'autre. Parfois des amitiés semblent se transformer avec le temps en une inclinaison plus tendre...
mais la tendresse est-elle l'amour ? ...
Mais phéromones ou pas phéromones, nous avons toujours le choix de décider, d'accepter ou de refuser...

Quand on aime, on trouve toujours des raisons qui font qu'on aime cette personne-là plutôt qu'une autre, mais il n'y en a rationnellement aucune qui permette d'établir la spécificité unique de l'autre, qui nous conduit à développer un attachement et un besoin de l'autre si intense...
Ne serions-nous que de simples victimes de notre biochimie ? ...

Je ne trancherai pas cette question épineuse, nous en avons tous fait l'expérience je pense, un jour ou l'autre...

Mais... Est-ce qu'on a besoin de savoir d'où vient l'amour ? ...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 02:28 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Quand la vie nous échappe...

" Quand la vie réelle nous échappe, on vit des mirages. C'est tout de même mieux que rien..."
Anton Tchekhov


"Quand la vie réelle nous échappe" ... jolie expression pour dire qu'on se voile la face et qu'on n'accepte pas les choses telles qu'elles sont. Beaucoup d'entre nous aiment se mettre des oeillères, parce que c'est tellement plus facile de ne considérer que la piste qu'on a juste devant les yeux, plutôt que de prendre en considération tous les éléments de l'ensemble, et reconnaître en toute honnêteté que la réalité n'est pas toujours conforme à nos souhaits et à nos désirs...

Quand on adopte ce point de vue de déni de la réalité, on vit une vie mutilée qui n'est que mascarade et mirage. Bien que prendre cette voie là peut s'avérer plus confortable et rassurant au départ, on ne peut pas lutter contre la réalité, elle est toujours plus forte, que l'on veuille s'en prémunir ou pas... Le retour arrive nécessairement à un moment donné... et il fait d'autant plus mal qu'on vivait loin d'elle...

" Quand la vie nous échappe", c'est aussi tous ces moments où l'on a l'impression de perdre pied, de ne pas comprendre, d'être aspiré dans des évènements qui nous dépassent, et qu'on ne maîtrise pas, qu'on en comprend pas... du moins en apparence... Les choses, les évènements n'arrivent jamais tout à fait sans raison, on peut toujours en tirer quelque chose...

Ces moments de flottement, pendant lesquels on ne sait pas quoi faire... donnent lieu à deux choix de vie : ou bien, se laisser porter et continuer à faire semblant de maîtriser, ou bien prendre le taureau par les cornes, et décider de remettre en place toutes les fondations qui nous permettront de repartir du bon pied, et de vivre à nouveau en prise directe avec la réalité...

Dans tous les cas, rien ne sert de s'abreuver de mirages et de mensonges... On a le droit aussi de ne pas toujours être au top de l'efficacité et de la maîtrise, c'est notre lot à tous... Et ce qu'on y apprend dans ces moments là quand on ne ferme pas les yeux, c'est bien qu'on a la force en nous... pour surmonter, pour accepter et pour devenir encore plus forts...

Et puis ... la vie réelle ne nous échappe, que parce qu'on le veut bien...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 02:32 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

La liberté en question...

" La liberté, c'est la faculté de choisir ses contraintes. "
Jean-Louis Barrault


La liberté... ça fait rêver... et chacun la revendique, avec raison, comme un droit inaliénable...
Néanmoins, lorsque l'on pose la question : qu'est-ce que la liberté ? peu d'entre nous sont capables d'en donner une définition claire et valable universellement... La liberté est une notion conceptuelle très relative, il appartient à chacun de s'en forger sa propre représentation...
Jean-Louis Barrault en donne une approche tout à fait vraie dans la mesure, où ce qui nous entrave, ce sont les contraintes que la vie nous impose, ou bien que l'on s'impose à soi-même... Ces contraintes peuvent ainsi, aussi bien être issues du milieu extérieur qu'émaner de son propre intérieur, on parle alors d'auto-limitations.

La liberté n'a de sens qu'en parallèle des obligations et contraintes que l'on connait. Elle n'est pas un but en soi, mais représenterait plutôt un chemin de libération d'un maximum de poids qui repose sur nos épaules. La liberté, c'est pouvoir avec sa vie, dessiner tous les possibles qu'on est capable d'imaginer, et se donner les moyens d'en faire un tableau vivant...
La liberté relève du domaine de l'absolu, mais dans la réalité, elle fraternise plus avec les compromis... On ne peut prétendre à une liberté totale, dénuée de toute prise en compte du monde qui nous entoure. Nous avons en nous, des barrières qui délimitent nos frontières libertaires, et celles-ci sont commandées en grande partie par la conscience...

Est libre qui veut se sentir prêt à l'être... La liberté a un prix... qu'il nous faut aussi payer...
La liberté, c'est savoir que l'on a toujours le choix de ses décisions à partir du moment où l'on accepte leurs conséquences. Nous vivons dans un pays où la liberté relative est importante en comparaison des deux tiers du globe, et si nous polémiquons sur certaines lois ou interdits que l'on nous impose, il nous faut tout de même reconnaître cette chance que l'on a, de vivre ici et maintenant...
La liberté, c'est de choisir sa vie à tous points de vue, et d'accepter que certains choix que l'on fait, peuvent nous limiter dans d'autres domaines. Il faut hiérarchiser ainsi nos priorités libertaires pour réserver à certaines, le pouvoir de nous contraindre avec notre consentement. Nous ne pouvons pas prétendre accéder à une liberté totale utopique, car elle nous obligerait à vivre hors du monde et à l'écart de nos semblables.

La liberté, plus qu'un concept abstrait, est un choix de vie. Elle permet d'accéder à une plus grande responsabilité de soi-même, en n'accusant plus la fatalité des choses, l'inadéquation des lois ou la bêtise humaine, toutefois les chemins de la liberté ne ressemblent pas toujours à une longue autoroute tranquille. Pour asseoir ses positions, il faut parfois livrer combat et défendre ses intérêts avec force et conviction. La liberté est engagement...

La liberté, ce n'est pas un bonheur sans nuage, ce n'est pas faire uniquement ce qu'il nous plaît de faire... La liberté, on la sent à l'intérieur, c'est être soi envers et contre tout, et ne pas permettre à nos décisions, d'être influencées dans un sens qui ne nous convient pas, mais bien au contraire d'affirmer ses positions, quand on les pense justes et fondées, de les défendre, et d'obtenir par là, un cadre de vie qui nous satisfasse autant que possible...
L'utopie, c'est de croire qu'elle est absence totale d'obligations et de questionnements...
La liberté... c'est compliqué...

Nous sommes aussi libres que nous le voulons...
Alors pourquoi qu'on se sent coincés dans nos charentaises des fois... hein ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 02:34 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

La vie est une pochette surprise...

"... La vie c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber... "
Forrest Gump (.......)

On peut distinguer deux portraits types d'amateurs de chocolat : ceux qui aiment faire des tests de goût en aveugle, sans savoir quel goût leur restera en bouche, et ceux qui, plus prudents, préfèrent en connaître le parfum annoncé avant, pour se faire une idée de l'arôme avant qu'il ne se développe en palais... Rares sont ceux qui mêlent ces deux approches parallèlement...
Deux conceptions différentes...

On ne peut pas juger un chocolat seulement sur son aspect extérieur... sur sa géométrie, ses cannelures, ses dessins ou son brillant... parce que d'expérience, on sait tous... qu'à l'intérieur... il y a ... autre chose !... et que même, en l'observant minutieusement sous toutes les coutures, rien dans son aspect ne peut nous indiquer clairement quelle sera sa saveur...
Finalement chez Kinder, ils n'ont pas inventé grand chose avec leurs oeufs surprise... ils ont juste remplacé la saveur surprise par un petit jouet... dont on ne peut rien prévoir non plus avant de l'ouvrir...

Les gens aussi... c'est un peu pareil... On ne peut pas juger que sur l'aspect extérieur... On est souvent étonnés quand on aperçoit aussi ce qu'il y a derrière la façade... Des bonnes surprises, des moins bonnes parfois... Comme pour les chocolats, on est obligés de tester soi-même pour s'en rendre compte... Seule l'expérience personnelle peut nous apporter cette connaissance-là...
C'est l'expérience que l'on fait des choses qui nous en donne la saveur ...

Et la vie aussi... On ne sait jamais en ouvrant les yeux le matin de quoi sera faite exactement notre journée... Naturellement chacun a plus ou moins un planning prévu, mais le cours des choses ne suit pas nécessairement celui de nos agendas... ou celui de notre logique... Et comme pour le choix des chocolats, nous avons tous ces choix à faire, dont nous ne pouvons pas savoir à l'avance exactement quels en seront les conséquences, tant qu'on ne les a pas testés...

La morale de l'histoire, c'est que... chaque choix porte en lui une part de risque, parce qu'une part d'inconnu dont on ne peut absolument rien savoir à l'avance, dont la connaissance n'est possible qu'en essayant...
On peut appeler ça des hasards, des circonstances, des coups de chance ou de malchance, le destin... peu importe comment on se le définit... cette part-là ne nous appartient pas en propre, nous ne pouvons pas la commander...

Mais...
Nous pouvons l'imaginer, la rêver comme on la voudrait, toujours au mieux, toujours avec du ciel bleu sans nuage, avec un horizon si grand qu'on s'y noierait les yeux et l'âme... plutôt que de s'y projeter des mauvaises intrigues de série B, où y a toujours du danger, du suspens, de l'angoisse et des cadavres...

Peut-être que ça change rien...

Mais peut-être que ça change aussi quelque chose ces représentations que l'on se fait de cet inconnu qui codirige nos vies... La pensée a une existence propre... il ne faut pas l'oublier...
Peut-être que ça change rien... mais ... peut-être que ça change tout...

Ce que l'on ne connait pas, pourquoi ne pas l'imaginer de la façon la plus agréable possible ? ...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 02:38 - A MEDITER... - Commentaires [0] - Permalien [#]