JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

14 septembre 2011

Soyez doux !...

" Il n'y a rien de plus fort au monde que la douceur. "
Han Suyin


La douceur d'un rayon de soleil,
... qui vient se poser là, juste à fleur de peau, pour nous envelopper de sa tiédeur ...
... qui nous éclaire jusque dans notre intérieur, en chassant nos mauvaises humeurs...
... qui nous donne l'énergie de sortir de nos murs d'enceinte...
... qui illumine nos couleurs déteintes...


La douceur d'un dessert sucré,
... qui transporte nos sens, à plein palais pour nous faire fondre de plaisir...
... qui nous ravit l'oeil autant que le goût, en s'offrant à loisir...
... qui comble nos carences le temps de quelques bouchées...
... qui nous aide à tout ... digérer...


La douceur d'une voix,
... qui se dépose, au creux de notre oreille pour nous donner d'autres idées...
... qui nous emporte par ses mots, jusqu'à la porte du coeur, en berçant nos pensées...
... qui nous rend la force de dépasser nos lassitudes...
... qui rompt, par hasard, monotonie et habitudes...


La douceur d'un sourire,
... qui se dessine, en plein visage, pour nous entrainer à sa poursuite...
... qui nous communique, toute la joie et l'allégresse de ceux qu'il habite...
... qui nous rembourse de tous nos doutes stériles...
... qui rend tout le reste... parfaitement inutile...


La douceur de la vie,
... qui soudain surgit à l'évidence...
... de ceux qui l'offrent...
... comme de ceux qui l'accueillent...


La douceur est bien plus forte que tous les conseils et les injonctions, quand il s'agit d'atteindre la vérité du coeur...
La douceur est une arme de paix, à utiliser sans modération quand la violence du conflit se signale à nos limites...
La douceur sauvera ceux qui n'auront pas peur de se montrer humbles à ses effets et reconnaissants à sa puissance...

La douceur est humaine, inventée pour nous permettre d'expérimenter l'importance de la simplicité et de la spontanéité des choses...
La douceur est lumière, pour éclairer nos conspirations de marionnettes qui visent à voiler nos émotions...
La douceur est force de vie, bâton de marche sur lequel appuyer nos pas chancelants quand on se sent perdu ....

Soyez doux avec le monde, avec les autres et avec vous... Le monde vous le rendra...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 18:55 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Ecrire...

" Le besoin d'écrire est une curiosité de savoir ce que l'on trouvera."
Alain


Le besoin d'écrire, c'est parfois juste le besoin de confier à des mots, le pouvoir de matérialiser ses pensées, de les sentir comme palpables, par le simple fait que l'on peut les contempler, noir sur blanc, comme parties de la réalité. C'est avoir la sensation qu'enfin, on peut les toucher du bout des yeux...

Le besoin d'écrire, c'est une façon de vidanger les mots, qui tournent à l'intérieur de notre tête, et qui filent en tous sens, s'emboîtant au hasard en une trame incertaine, dessinant des motifs complexes, nous emportant l'esprit vagabond, errer d'une idée à l'autre, d'un dessein à l'autre, sans finalité exprimée...

Le besoin d'écrire, c'est l'envie de savoir, comment s'assembleront les mots qui nous habitent, si on leur laisse la liberté de se guider eux-mêmes, sans définir de direction préalable. C'est permettre à ces mots de nous emporter, et de ne servir que d'outil transcripteur sans chercher à répondre à quelque standard que ce soit.

Le besoin d'écrire, c'est parfois impérieux, quand on entend clairement s'énoncer dans sa tête, des mots, des phrases ou des musiques... C'est comme une injonction venue d'on ne sait où, qui nous pousse à les retranscrire, et dont on ne sait même pas, s'ils nous appartiennent en propre, ou s'ils viennent d'ailleurs...

Ecrire, c'est chercher au travers des mots, les limites de la pensée, de l'imagination et de la censure. Les seuls freins connus à l'écriture, les seules véritables limites de l'écriture, sont dans l'autocensure, qui immanquablement se mêle à la partie, sauf à fonctionner en mode automatique...

L'écriture automatique a cet avantage indéniable, de tout permettre, puisqu'elle fait fi de la critique consciente et du filtre de l'acceptable. L'écriture automatique ne se prosterne pas devant les règles de la syntaxe, de la grammaire et de la rhétorique, elle se joue libre et sans jugement émis quand à sa validité et sa cadence...

L'envie d'écrire est, comme le dit Alain, "une curiosité de savoir ce que l'on trouvera". Tous ceux qui aiment les mots, jouer avec les mots, les assembler, comprendront aisément cette sensation. S'asseoir devant une page blanche, sans savoir de quoi elle se grimera, procure un plaisir évident, rien qu'à l'idée de ce que l'on y découvrira, une fois l'acte créateur effectué...

Mais le besoin d'écrire ne se commande pas, ne se décide pas... Si l'envie se maîtrise, se contraint, et se domine, le besoin, lui, n'est pas serviteur de la raison. Il se ressent, douloureux et pressant, exigeant sa satisfaction, obligeant à déverser les mots en surplus qui dominent nos pensées...

De loin, l'envie est plus agréable que le besoin...
L'envie répond à un plaisir , le besoin à une nécessité...
Mais au final... pour le lecteur...

Est-ce que cela change quelque chose, que les mots, soient nés d'une nécessité ou d'un plaisir ?

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 19:20 - DES MOTS... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le changement...

" Le monde déteste le changement, c'est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser. "
Charles F. Kettering

Le changement, implique toujours un pas vers l'inconnu... Ce qui est connu n'est pas changement, mais continuation... même si les moyens employés pour continuer, peuvent évoluer, et trouver d'autres modalités, pour s'adapter aux circonstances extérieures que nous rencontrons....

Le changement, peut être perçu comme nécessaire, quand la voie que nous empruntons semble s'achever au loin en impasse, qui risque de nous laisser bloqués là, derrière un mur de briques, ou sur un parking désert sur lequel on se sent un peu trop à l'écart de la foule et de son tumulte de vie...

Le changement, peut être souhaité et considéré comme ressourçant par les nouvelles perspectives qu'il nous fait examiner, une autre façon d'envisager le paysage, un regard neuf posé sur les vieilles pierres, pour en faire naîtres des constructions neuves ou novatrices, des obliques qui pointent vers le ciel tout en prenant bien racine sur terre...

Le changement, peut aussi être subi, comme s'il était imposé, obligatoire... Nous pouvons ressentir cette sensation désagréable d'être jouet d'évènements non désirés, qui nous bousculent le quotidien, qui nous malmènent les pensées, et aboutissent inévitablement à des remises en questions... auxquelles il faut bien répondre...

Pourtant, seul le changement est naturel. Rien n'est jamais immuable et figé. C'est notre esprit qui veut, peut-être par désir de puissance, tenter de dominer le monde par cette conception rassurante, que les choses peuvent arriver à un degré de finalité et de perfection telle, qu'elles pourraient rester à jamais en l'état...

Le changement dirige le monde depuis toujours. Tout autour de nous est changement perpétuel, nous sommes nous-mêmes projetés en avant par le temps qui passe et qui régit, qu'on le veuille ou non, nos existences, en nous faisant vieillir un peu plus à chaque seconde qui passe, et qui ne reviendra pas....

Mais le changement, bien qu'étant un état normal de l'être, effraie souvent, parce qu'il remet en cause des mécanismes bien rodés qui nous conviennent, ou semblent nous convenir, tant qu'on ne les a pas éprouvé d'une autre manière....
Toutes les grandes idées, les grandes théories, les grandes inventions qui ont bouleversé le monde, ont du, avant d'être reconnues, être défendues, expliquées, prouvées...

Le changement a souvent été synonyme de progrès... mais pas toujours. Toutes les médailles ont leur revers, et ce que l'on gagne d'un côté, peut aussi comporter un ou des, aspect(s) négatif(s) qu'il faut savoir estimer, de façon à conforter ou non, nos choix et le bien fondé des changements obtenus....

Qu'oi qu'il puisse en être, c'est en essayant d'autres possibilités, qu'on arrive à délimiter le champ des possibles... et qu'on arrive enfin à conceptualiser l'infinité qui s'en dégage. Et je pense que, concevoir l'infini, n'est pas humainement possible... mais tant qu'on n'a pas essayé, qui pourra le prouver ?

D'ailleurs, j'ai décidé de changer ce blog...
Comme le nombre de personnes répondant aux questions n'est pas ... infini... lui !
Je ne vous poserai plus de questions !....


Est-ce que vous avez des remarques ou objections à formuler à ce propos?...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 19:35 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Mille milliards de mille sabords !!!

" En ravalant des paroles méchantes sans les avoir dites, personne ne s'est jamais abîmé l'estomac. "
Winston churchill


Les paroles s'envolent, les écrits restent... Physiquement, c'est une réalité évidente, mais qui peut dire que les paroles blessantes s'envolent sans laisser de traces ? ... Sans laisser de preuves, oui, mais pas sans laisser de traces.
Ces mots qui s'envolent font les mêmes dégâts qu'une bombe qui exploserait... On n'en voit plus le contour exact, mais on en mesure les conséquences...

Et à quoi servent les paroles blessantes ? A soulager une petite colère ou une grosse frustration ? Apportent-elles la sérénité et un sentiment de bien-être ? ...
A moins d'être sérieusement tordu dans sa psychologie intérieure, causer souffrance à autrui n'apporte aucune satisfaction... sinon on appelle ça du sadisme.
Vouloir se guérir en faisant mal, en reportant sur quelqu'un d'autre sa propre souffrance, ç an'allège rien du tout.
De plus, partant de la théorie que la pensée est une onde, on baigne ainsi dans un champ négatif exponentiel...

"
Tu peux envoyer une flèche (mauvaise pensée ou parole) à quelqu'un.
Tu crois ensuite qu'elle s'est perdue et naura aucun effet sur toi.
Mais la flèche fera le tour de l'univers, et viendra, immanquablement un jour, se planter dans ton dos.
Envoie une fleur (bonne pensée ou parole) à quelqu'un...
Elle fera le tour de l'univers, et viendra adoucir ton coeur... (et le sien)" (sagesse amérindienne)


Nous comporter comme des sauvages, en ignorant toutes les règles de base du respect d'autrui et de la politesse ne nous grandit pas.
Par contre, tempérer nos ardeurs et nos énervements, éprouver un peu de compsasion et d'empathie, nous laisse un sentiment qui éveille en nous l'utilité de notre condition humaine, dans sa capacité à se servir de son cerveau, à d'autres fins que celles purement basiques, qui tendent à satisfaire nos besoins primaires, tels que manger, boire, respirer, dormir...

Cessons de vouloir avoir le dernier mot quand les discussions arrivent en phase où il devient impossible d'utiliser le dialogue constructif...
Le silence est parfois préférable aux mots qui dépassent nos véritables opinions ou sentiments....

Et si vous avez des brûlures d'estomac, demandez-vous ce que vous ne digérez pas ...


... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 19:40 - DES MOTS... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Des réponses... sans questions...

" On ne se demande rien de peur d'entendre ses propres réponses. "
Henri Calet


Les questions sans réponses... on en connait tous. Elles alimentent bien des débats houleux, dont on sait d'avance qu'il n'en ressortira rien, mais auxquels on se prête tout de même... parfois, sorte d'exercice de style pour apporter, chacun à sa façon, une nouvelle pierre à un édifice, qui ne connaitra jamais d'achèvement, et dans lequel aucune poule ne viendra jamais pondre son oeuf... à moins d'y déposer d'abord un oeuf... qui pourra éclore, et se transformer éventuellement... en poule pondeuse... ou bien en coq...

Les réponses sans questions relèvent presque de la même complexité, quand elles s'arrogent d'elles-mêmes des droits de remise en question, qu'on n'a pas forcément revendiqué de façon explicite. Ces réponses qui nous heurtent le cours casanier de la vie, qui nous attrapent sans prévenir, entre deux tournants, et transforment nos hésitations en carrefours aux choix douloureux...


Ces réponses qui s'imposent alors même, que l'on maintient ses deux mains bien appuyées sur les oreilles, pour y rester sourds... Eviter les questions qui posent problème à nos confortables habitudes, et se retrouver quand même, confrontés à des réponses qui déstabilisent nos certitudes, c'est tout de même un comble !...

Il y a bien des questions que l'on évite de se poser... parce que les réponses, on n'a pas envie de les connaître. Regarder en face ce que nos regards de biais tentent de contourner n'est pas démarche facile à adopter. Nous luttons contre ces questions pour ne pas toiser de plein fouet nos irresponsabilités... et nos responsabilités...


On ne se demande rien... et on s'illusionne d'une vision bienveillante sur un monde qui crie pourtant, de manière flagrante, ce besoin d'ouvrir ses yeux, ses oreilles et son coeur à l'avenir, si l'on veut conserver en soi, une flamme de vie sincère et chatoyante...

Peur d'entendre ses propres réponses... parce qu'on a déjà en soi, tant de réponses apportées par d'autres, auxquelles on feint de croire... qu'on veut pouvoir s'approprier plutôt que de chercher soi-même des réponses qui nous correspondraient mieux, des réponses pleines de notre vérité propre...


Ne pensez-vous pas, qu'on ne devrait vendre les boules Quiès que sur ordonnance ?...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 19:43 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Liste bilatérale...

" On ne fait jamais attention à ce qui a été fait ; on ne voit que ce qui reste à faire. "
Marie Curie


La vie va toujours en avant, il n'est pas bon de regarder sans cesse à l'arrière, d'où l'on ne peut guère apprécier de nouveaux points de vue ... Cependant, il n'est pas bon de ne regarder que ce qu'il nous reste de chemin pour atteindre nos buts et nos objectifs.
L'aboutissemnt d'un projet est toujours un parcours, en plusieurs étapes, dans lesquel chaque étape compte...

Certaines choses que l'on accomplit, ou que d'autres accomplissent pour nous, nous semblent si évidentes, que l'on évalue mal ce qui a été mis d'efforts ou de temps pour les mener à terme, et l'on ne prend en compte que ce que l'on voit d'améliorations encore possibles ou nécessaires. C'est mal juger de la valeur des choses...
Il est bon d'évaluer le chemin dans sa dimension d'à venir, mais il ne faut pas négliger la portion déjà parcourue, qui nous a permis d'arriver là...

Ne pas faire attention à ce qui a déjà été fait, et ne prendre en compte que ce qui reste à faire, c'est vivre en perpétuel état d'insatisfaction... L'insatisfaction permanente empêche de voir le bon côté des choses. Et, ce qui a déjà été fait, étant une étape nous rapprochant d'un but que l'on s'est fixé, cela devrait nécessairement nous satisfaire, nous emplir d'une certaine fierté face au défi lancé. Ne pas reconnaître cette valeur, c'est s'exposer à l'angoisse de l'avenir, plutôt qu'accepter d'apprécier la joie simple qui émane forcément du franchissement d'une étape...

Ne prendre en compte que ce qui reste à faire, c'est témoigner d'une exigence de perfection, qui mine tous les petits bonheurs de la vie, qui elle, n'est jamais parfaite... Ce qui reste à faire est naturellement important, c'est ce qui nous donne une direction, une orientation, quelque chose qui nous motive, ou nous donne des raisons de continuer...
Privés de cela, dans l'optique de ne plus rien avoir à faire, on resterait démuni face à l'incertitude de la vie... Nos objectifs, nos buts et nos chemins, nous ne les traçons que pour nous-mêmes, en fonction de nos aspirations, et avec les moyens et les objectifs, qui nous semblent les meilleurs ou les plus adaptés à nos possibilités...

Ce n'est pas que l'on ne fait jamais attention à ce qui a été fait... C'est que nous plaçons l'importance des choses à faire au-dessus de celles qui ont déja été faites.

Pourtant, sans ce qui a été fait avant, le présent serait autre, et d'un présent différent, l'avenir, ses objectifs et ses possibles, se déclineraient aussi différemment...

Et si on dressait une liste, à deux colonnes ("fait" et "à faire"), est-ce qu'on y verrait plus clair ?...


 

... / LW...

Posté par laurencewitko à 19:47 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Que la force soit avec vous !...

" Mesure tes forces d'après tes aspirations et non tes aspirations d'après tes forces. "
Adam Mickiewicz

Le problème... avec les problèmes... c'est qu'on les prend souvent à l'envers ! Et si un problème est mal posé, il devient difficile à résoudre, car c'est des postulats de base, que dépendent les raisonnements qu'on y appliquera... Un raisonnement peut-être tout à fait logique et bien mené, mais s'il part d'une base erronée, il ne peut pas donner naissance à une juste solution...

Il en va de même pour l'orientation de notre vie. Quand on se sent fatigués, ou en baisse de régime, on revoit nos objectifs à la baisse, nous décourageant facilement juste à l'énoncé des difficultés auxquelles nous risquons de nous heurter... Nous réduisons ainsi nos désirs ou objectifs, par le filtre de la capacité d'action que nous pensons pouvoir déployer...

Toutefois, de grandes aspirations, mais non déraisonnables et irréalistes, peuvent nous motiver à sentir pousser nos ailes, car elles nous propulsent dans des réflexions axées sur les moyens de nos parvenir à nos fins, au lieu de nous confiner dans des petits désirs qui ne demandent pas de piocher dans nos ressources méconnues...

Nos grandes aspirations nous mènent à nous dépasser, au moins, dans les domaines de l'imagination et de la créativité, et l'imagination est un moteur capable de tracter des poids considérables, sans amenuiser nos forces vitales basiques, puisque celle-ci est autonome dans son fonctionnement... Il suffit de la laisser libre d'agir et de nous soumettre les solutions qu'elle seule peut mettre à jour...

Plus nous rêvons grand, plus nous projetons une image positive de nous-mêmes sur l'écran de notre vie. Tel un tableau noir qui s'illuminerait au gré de nos envies, notre écran de cinéma imaginaire devient ainsi passage virtuel vers la vie que l'on rêverait de mener... Et de la visualisation de ce film, du sentiment d'allégresse, de légèreté et de fierté qui en ressort, nous puisons des forces nouvelles... " Et si ça pouvait être vrai..."

Il faut poser les choses à la façon de Mickiewicz, et faire passer prioritairement nos aspirations, indépendamment des moyens que l'on se sent capables d'utiliser. La faisabilité des choses n'est pas l'étape première à examiner. C'est la légitimité de nos aspirations, leur adéquation avec notre personnalité, qui leur donnent force et valeur.

Si ces aspirations sont élevées, elles témoignent que nous sommes prêts à mettre en oeuvre toutes les ressources disponibles en nous, et nous renvoient l'image d'un cheminement peut-être long à parcourir, mais dont la simple évocation du résultat final, nous procure la force de faire ce chemin-là.

Parce que le but est grand, nous nous lançons un défi.
Parce que le but est petit, nous n'avons aucune hâte de l'atteindre, et nos forces tendentà décroître, car elles n'ont pas à fonctionner à plein régime...
Force et aspirations se donnent la main pour éclairer nos chemins
Mais à la différence du problème insoluble de "la poule et l'oeuf",
ce problème, correctement posé, est tout à fait réalisable, calculable et atteignable...

Existe-t-il, un "aspiratiomètre", sur le modèle des tensiomètres qu'utilisent les médecins ?...
...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 19:50 - EN CHEMIN... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Remèdes simples pour vaincre la fatigue...

" Le rire et le sommeil, chacun en quantité suffisante, sont les meilleurs remèdes au monde. "
proverbe irlandais


De nombreuses études tendent à nous prouver que le rire contribue à la prévention du risque cardiaque. Ainsi, le rire est voué à être bientôt promu "médicament de longévité"... Remarquez, on voit pire comme thérapie !
Cela dit, rire au quotidien n'est pas un sport pratiqué par tous, loin s'en faut... Beaucoup de personnes stressées par leur quotidien, finissent par perdre tout sens de l'humour, ou par reléguer cet acte simple, banal, et avant tout réflexe, au rang de perte de temps. Rire, cela n'est pas sérieux...

Rabelais le considérait comme le propre de l'homme, néanmoins, j'aurai tendance à penser que le rire s'apprend, et que le sens de l'humour n'est pas non plus une manifestation spontanée de notre personnalité. Ou plutôt, il s'agit d'un apprentissage issu de l'éducation et du milieu social. On peut noter à ce propos que ce qui fait rire les uns, ne fait pas forcément pouffer les autres. Le rire peut être contagieux, mais ne se partage pas toujours à l'unanimité...

Un bon fou rire détend tous les muscles et procure une agréable sensation de relâche physique. C'est donc, presque l'équivalent d'un sport, à pratiquer sans modération aucune, et pour lequel il n'y a nul besoin de certificat médical d'aptitude. C'est une bonne façon d'évacuer son stress...

Le sommeil est naturellement un facteur équilibrant, puisqu'il favorise, par la relâche de tous les muscles d'obtenir un état cérébral particulièrement propice à l'activité des mécanismes du subconscient entre autres, tout en permettant un repos du corps physique, lui permettant ainsi de se régénérer...
Le manque de sommeil a de nombreuses conséquences, dont les principales sont la fatigue générale, des difficultés de concentration et des troubles de l'humeur... Dormir n'est pas une perte de temps, mais bien un temps nécessaire à l'optimisation de celui que l'on passe à l'état éveillé...

Allier rire et sommeil serait peut-être une solution parfaite... Peut-être devrions-nous orienter nos rêves vers une dimension comique pour en tester l'efficacité. Chaque soir en nous endormant, nous devrions visualiser des images propices à nous entraîner d'un sourire béat au fou rire onirique...

Rêvons à toutes les bonnes plaisanteries que nous avons entendues, vues ou éprouvées...
Rêvons notre vie comme si nous étions en plein one-man show d'un humoriste célèbre...
Rêvons sérieusement à la dimension comique de la plupart de nos inquiétudes...

La durée de la vie semble être inversement proportionnelle au sérieux que l'on y projette...
Alors si la vie elle-même veut nous prouver qu'elle n'est pas affaire sérieuse...

Pourquoi nous priverions-nous de nous bidonner jusqu'à en avoir mal aux côtes ?...


... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 19:53 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Philosophie sans salut...

" Les philosophes sont plus anatomistes que médecins : ils dissèquent et ne guérissent pas. "
Antoine Rivarol


La philosophie, du grec philo-sofia, que l'on traduit généralement par "amour de la sagesse" donnerait pour cadre d'étude, la recherche d'une certaine façon de vivre et plus particulièrement une recherche du bonheur et de la sagesse, sans pour autant prétendre pouvoir l'atteindre.
De nos jours, la philosophie se tient surtout dans un cadre de travail intellectuel de recherche, non obligatoirement lié à une façon d'être et de vivre. Ainsi, devient-elle théâtre de réflexion et de joutes verbales, sans pour autant détenir un statut de voie menant à la sagesse...

On assiste donc à des raisonnements sans fin, juxtapositions d'idées qui se font suite de façon logique, sans rien résoudre de la problématique de base posée au départ, mais explorant dans de nombreuses directions, des concepts moraux ou intellectuels... et ne donnant en définitive, après examen détaillé, aucune réponse permettant de fonder une opinion tranchée impossible à remettre en question...

Cette espace infini de la pensée, la libère d'un carcan strict, visant à faire admettre comme norme, les pérégrinations intellectuelles de quelques uns. Toute thèse est réfutable, ou déclinable, pour peu que l'on y trouve matière à s'y investir plus amplement, et à se torturer le cerveau à inventer de nouvelles logiques de réflexions...

La philosophie permet ainsi de disséquer le monde, selon une recherche intellectuelle, dénuée de sentiments ressentis, mais obéissant à des postulats de départ, mis en exergue pour donner axes de recherche, vers de nouvelles idées et de nouveaux débats. La philosophie se veut débat d'idéees, plus que de convictions, recherche infinie d'absolus qui ne se prouveront jamais. Dépeçant le monde en éléments de réflexion pris isolément, qui donnent naissance à des théories fleuves ayant pour but d'éclairer différemment notre posture de recherche vers la sagesse...

La philosophie n'est pas science qui éveille l'inculte ou l'impie, mais bien microscope kaléidoscope, qui dévoile des facettes différentes d'un même monde, partagé par tous. Elle ne guérit pas les insatisfaits, ni les anxieux, ni les boulimiques, ni personne... en distribuant baumes intellectuels et formules magiques éclairantes ; elle n'est que clé des champs, pour qui souhaite se promener les idées, hors du béton commun qui soutient nos pas quotidiens...

La philosophie ne soigne ni ne guérit, elle soutient la recherche de ceux qui souhaitent pousser plus loin, et tester leur force d'abstraction jusqu'aux limites supportées par cette stimulation cérébrale... Elle ne soigne ni ne guérit... mais peut-être qu'elle peut rendre fous, ceux qui, harponnés par ses théories, en oublient de vivre dans un monde réel, dans lequel plus que les concepts, ce sont les petits gestes de tous les jours, qui comptent...

La philosophie n'est pas une science exacte... Classée parmi le sciences humaines, elle s'est octroyée l'homme et le monde dans lequel il évolue, comme sphère d'intervention et d'investigation, s'élevant même jusqu'aux cîmes célestes, en remettant en cause l'existence d'une entité supérieure, qui surveillerait d'un oeil amusé, toutes ces causeries sans réelle importance, mais qui, néanmoins, lèvent parfois le voile, sur des tabous acceptés depuis trop longtemps, sans qu'on ait pris la peine, de s'interroger sur leur bien-fondé...

Les mots dissèquent les idées, et nous laissent des cicatrices de réflexion... dont les traces peuvent rester indélébiles, même si on perd le fil...
La philosophie ne guérit pas, certes... mais elle soutient la grandeur de l'homme, en lui faisant appréhender le fait, que le monde n'est que ce qu'il veut en voir... et que cette vision-là, nous avons tous la possibilité de l'affiner selon nos envies, nos besoins et nos idées...

Alors... ça vous dit une petite remise en question par l'autopsie de nos concepts familiers ?...

... / LW...

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15 septembre 2011

Réflection des "infra-pensées"...

" Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images. "
Jean Cocteau

Si les miroirs pouvaient réfléchir avant de renvoyer les images, peut-être qu'ils tiendraient compte de l'état d'esprit de celui qui vient s'y refléter, et qu'ils sauraient choisir quels détails appuyer et quels détails soustraire à leurs éclairages...

Si les miroirs pouvaient réfléchir avant de renvoyer les images, peut-être qu'ils s'interrogeraient sur leur propre réflection, et la partialité de leurs images, suivant les heures du jour et de la nuit, la part d'ombre et de lumière qui fait varier l'éclairage, et qui glisse ses contrastes dans les reflets...

Si les miroirs pouvaient réfléchir, ils prendraient garde peut-être au regard qui vient les solliciter, et ce qu'il cherche à examiner au-delà de l'écran de tain, qui réfléchit passivement son teint, qui réfléchit sans penser à rien, sorte de vision prise au rebond, de vibrations qui s'auto renvoient sans filtre accommodant...

Si les miroirs réfléchissaient autre chose qu'un aspect, pour se pencher sur les couleurs, les émotions dégagées et sur les interrogations lancées à la surface lisse et glissante de leur paraître, peut-être répondraient-ils à des questions plus essentielles que celle de l'apparence et de l'être superficiel...

Les miroirs renvoient les images qui leur viennent immédiatement et tentent d'être fidèles à ce qu'ils croient percevoir, mais que reçoivent-ils en réalité, si ce n'est des ondes lumineuses qu'ils transforment en silhouette reconstituée ?...

Les miroirs sont infidèles et déforment sans le vouloir, ce que l'on prend ensuite pour notre plus fidèle expression extérieure. La qualité du miroir est importante pour mesurer l'écart entre l'être et le paraître, entre l'image et son reflet, entre soi et l'image que l'on en reçoit...

Les miroirs ne réfléchiront jamais avant de nous renvoyer notre image, c'est donc à nous d'exercer notre esprit critique, pour pouvoir apprécier cette photographie instantanée et impermanente qu'ils veulent bien nous livrer, et ne pas tomber dans le piège, qui consisterait à croire sur image, que l'on est exactement tels qu'ils veulent bien nous le renvoyer...

Clin d'oeil à Magritte : "ceci n'est pas une pipe" écrit en dessous du dessin d'une pipe...
Parfaite illustration... L'image de la pipe n'est pas égale à l'objet lui-même...
Notre reflet dans le miroir... N'est pas ce que nous sommes...

Et si les miroirs avaient le pouvoir de nous renvoyer l'image... de nos pensées ...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 02:47 - A MEDITER... - Commentaires [0] - Permalien [#]