JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

14 septembre 2011

Là où nous allons...

" Nous allons juste où nous sommes tout au long de notre vie. "
proverbe chinois

Quels que soient les choix que nous faisons, les directions que nous prenons, les hasards que nous rencontrons, que nous négligeons ou que nous exploitons, quelle que soit notre situation actuelle, ce que nous vivons est une étape essentielle et formatrice de notre parcours, et a sa raison d'être et d'être vécu. Pourquoi toujours évoquer la notion de "but de la vie" ? ... Le but de la vie, c'est de vivre... pas de se fantasmer des possibles sans cesse projetés en avant.

Trop concentrés sur nos objectifs, le regard porte si loin... Notre vue d'être humain ne peut pas appréhender ces distances temporelles démesurées, nos yeux vivent dans une réalité qui n'a d'autre matérialisation que notre regard, ici et maintenant, quand on veut bien garder ses yeux ouverts. Chaque situation a sa raison d'être, dans le moment où elle se présente, qu'il s'agisse d'un sens immédiatement perceptible, ou d'un indice pour nous indiquer que la route continue, au-delà ...

L'erreur est peut-être de croire que l'on a tous une "mission", un rôle à jouer, que nous sommes tous là pour quelque chose... Après tout, qu'est-ce qui nous le prouve ? ... Ne pouvons-nous pas être là tout simplement pour rien, pour vivre, comme le font les animaux et les plantes, dans le respect de cet ordre établi qui nous dépasse, et en étroitres relations d'interdépendance avec tous les autres êtres vivants, animés ou inanimés ?...

Naturellement, vu sous cet angle, l'homme y perd de son importance et de sa suprématie sur tout... L'homme a besoin de sens, l'homme réclame du sens pour vivre, sinon... il ne peut pas vivre, l'homme... tellement empreint du sentiment de supériorité, que la parole lui a conféré... Mais qui dit que les animaux, les plantes n'ont aucun langage ? On connait des interrelations incroyables entre les plantes et les animaux, des sociétés animales aux organisations sociales très complexes et organisées...

On retrouve dans de nombreux aphorismes relevant de sagesses anciennes cette idée que lorsque l'on a enfin compris que de trouver le but de la vie est une illusion, on accède à lapaix intérieure, car la vie c'est ici et maintenant... et tout le reste... des pertes de temps et d'énergie. Tout est parfaitement bien dans le meilleur des mondes possibles ici et maintenant.

Vous allez me dire : Oui, c'est bien joli tout cela, mais ce n'est que de la philosophie ! Et bien... sans doute que oui... Ce sont de jolis mots, une conception apaisante à réfléchir,mais que l'on n'arrive pas à mettre en pratique... Cela veut-il dire qu'elle est fausse ? ... Devant un champ en friche, peut-on dire avec raison que ce champ ne donnera jamais de fourrage ? ... Devant un problème, peut-on dire d'emblée que l'on ne trouvera pas de solution ? ...

La réflexion est toujours compliquée quand ils 'agit de remettre en question des choses à propos desquelles nous ne disposons d'aucune certitude, et qu'en plus de la complexité du raisonnement à conduire, on doit prendre en compte, le fait que même les bases de départ sont peut-être erronéesou infondées... C'est un peu comme vouloir résoudre une équation mathématique à plusieurs inconnus variables, en fonction des gens et des jours, sans aucune hypothèse de départ ...

 On n'est pas bien là, ensembles, maintenant, juste ou nous sommes ?...


... / LW...

 

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Les raisons qui nous font raisonner...

" Quand il lut quelquepart que fumer pouvait provoquer le cancer, il arrêta de lire. "
A. Kirwan


Naturellement, cette phrase prête à sourire et à moquerie. Toutefois, elle est tout à fait représentative des raisons qui nous poussent parfois à faire, ou à ne pas faire les choses, raisons qui ne sont pas toujours les bonnes, et pas toujours très rationnelles non plus.
Nous déclinons notre vie face à des choix que nous devons faire. Il n'y a jamais qu'une seule possibilité de réagir, ni qu'une seule façon de penser. Nous agissons et réfléchissons en fonction de nos convictions et motivations... sans avoir toujours le réflexe d'essayer de voir tous les aspects d'une réflexion...

Il est certain que l'option choisie par l'acteur de cette phrase est sans doute la plus simple. Refusant de remettre en question son comportement, il choisit délibérément de ne plus être confronté à ce genre de considération par un moyen radical : fermer les yeux....

Nous avons tous tendance à fermer les yeux sur les situations qui nous dérangent, ou qui nous obligeraient à de trop grandes remises en question, qu'il s'agisse de certains de nos comportements, ou de certaines vues de l'esprit que nous pouvons posséder. Il est bien plus facile de rester dans la même ligne d'action, connue et sécurisante, plutôt que d'aller se frotter à de nouvelles théories qui pourraient faire vaciller nos points d'appui primitifs....

L'inconnu apparait souvent comme synonyme de danger. Or, il recèle aussi, par la nouveauté qu'il véhicule, la possibilité de s'améliorer, ou même seulement d'expérimenter d'autres choses, dont on ne pourra juger qu'après, de l'efficacité ou de la pertinence, mais on ne peut le faire qu'après essai, en connaissance de cause.
L'inconnu peut se révéler être inadapté, inadéquat, non concordant avec nos envies, et l'on peut revenir à notre fonctionnement de base après lui avoir laissé cependant une chance de démontrer sa valeur...

" Le monde semble sombre quand on a les yeux fermés. " dixit unproverbe indien. Il n'y a rien de pire que de ne pas vouloir ouvrir son regard sur le monde, que de se contenter de contempler le même paysage à l'infini. Aussi beau et profond qu'il puisse être, il ne représente qu'une infime partie de tout ce qui s'offre à notre regard...

Bien sûr, certaines vérités, certaines évidences, en nous bousculant, nous mettent à mal, et créent un tourbillon si puissant que la perte de repères et de valeurs qu'il entraine, nous est trop déstabilisante. Mais il faut aussi considérer que nous sommes toujours maîtres de nos changements. S'enrichir de nouvelles perspectives, puis choisir en toute conscience ce qui nous convient, même si ce choix doit être celui de refuser le changement, et de garder les yeux fermés, est une démarche importante, qu'il faut absolument faire...

Les raisons qui nous poussent à faire ou à ne pas faire les choses sont riches d'enseignement sur nous-mêmes. Tous les " C'est comme ça !" que l'on jette à tour de phrase, mériteraient que l'on s'y attarde, car leur analyse serait sans aucun doute intéressante...

Heu... Vous croyez que c'est vrai que fumer donne le cancer ?... Oh ! Mamma Mia !... 

... / LW...

 

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Les points de ...

" Si les points de suspension pouvaient parler, ils pourraient en dire des choses et des choses..."
Pierre Dac


La force des mots est-elle dans leur signification, ou bien dans leur pouvoir d'interprétation et de suggestion ?...
Faut-il être si précis qu'aucun doute ne puisse plus exister sur la compréhension d'une phrase ou d'un enchainement de mots ?...
Doit-on absolument ne laisser aucune voie ouverte à la compréhension individuelle et intime des sensations éprouvées à la lecture d'un texte ?...
La communication n'est-elle qu'échange bilatéral information-réception de cette information ?...

Si les points de suspension dévoilaient tout leur non-dit, ne se sentirait-on pas frustrés d'être privés de notre curiosité à imaginer une suite ?...
Est-il souhaitable de connaître dans leur intégralité tous les possibles qu'ils énoncent ?...
Qu'y a-t-il de plus agréable que cette invitation à la réflexion à peine voilée, que cette ponctuation sous-entend ?... N'est-ce pas jeu invitatif que de laisser en suspens des mots inachevés ?...

A-t-on toujours envie de savoir ce que signifient ces points-là ?...
Pourquoi désirer obtenir plus de sens qu'il n'en est déjà promis ?...

Les points de suspension peuvent être considérés comme une figure de style, qui accompagnent les silences dans une conversation.
Ils ne cachent parfois, pas d'autre but, que celui de laisser un temps de respiration... pour nous permettre de suivre le cours de l'écriture, avec plus d'aisance ...
Ils peuvent être pudeur de ne pas écrire trop loin dans l'émotion, réserve gardée sur des sentiments qui se murmurent...
Ils sont aussi sourire, quand le rythme des mots se fait trop rapide...

Les points de suspension sont une sorte de regard posé, un temps, avant de reprendre le fil des mots qui se déversent...
Les points de suspension sont dialogue qui s'arrête un instant, pour chercher à atteindre le ressenti de l'autre, pour permettre à cet autre de l'atteindre, aussi...
Les points de suspension sont une sorte de code rhétorique qui associe l'émetteur et le récepteur dans une intimité de sens...

Ne trouvez-vous pas que quelques ... permettent d'accentuer l'envol d'une jolie phrase ?...


... / LW...



Posté par laurencewitko à 16:50 - DES MOTS... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Rendez-vous au meilleur...

" Pourquoi toujours s'attendre au pire ? Pour une fois donnons-nous rendez-vous ailleurs ! "
Jean-Jacques Thibaud

Je refuse toujours ces rendez-vous au catastrophisme à peine masqué... Pourquoi certaines personnes ont-elles besoin d'imaginer les hypothèses les plus sombres ? Je réclame le droit à la légèreté, à la candeur et à l'innocence... Notre vision du monde s'étire sur un écran rétréci par les prédictions erronées de quelques briseurs d'espoir, qui s'efforcent à vouloir nous rendre conscients... même de malheurs non encore avérés !... Ce n'est pas en nous exhortant à la prudence, que l'on peut écarter le danger !... Mais à l'inverse, en invitant à la magie, on peut en tous cas alléger un temps, ses soucis...


Il est presque de mauvais ton de ne se plaindre de rien... S'inquiéter des dérives boursières, des menaces climatiques, des revers des avancées scientifiques, des risques sanitaires liés à nos comportements divers et variés... autant de préoccupation quotidiennes, qui nous asphyxient l'optimisme au quotidien... mais qui ne nous apportent pas de solutions. Ce n'est pourtant pas de s'inquiéter d'un problème qui le résout !...


Je ne dis pas qu'il ne faut pas se sentir concerné par toutes les réalités peu drôles qui forment notre quotidien, non ! Je pense juste que l'on peut aussi en être conscient sans se réduire uniquement à cette vision... Qu'il existe aussi des choses très belles que l'on ne prend pas le temps de considérer : le catastrophisme fait beaucoup plus recette que les miracles, il faut bien l'avouer... C'est dans l'air du temps...


Pourtant, résolument je choisis de faire les cent pas devant le meilleur, plutôt que de m'arrêter au pire... L'air y est meilleur pour le moral, et les rafraîchissements tellement désaltérants... Au pire, il n'y a rien de neuf à boire, que du vieux que l'on sert, ressert et dessert...
Au meilleur, tout est permis, même si parfois tout n'est pas... possible...



Peu importe que les habitués soient plus nombreux au pire, je respirerai en éclaireur et en solitaire au meilleur, et leur place vacante me donnera plus de place pour m'étendre sur la bonne humeur d'un monde à imaginer tout en couleurs et en sourires...


Me rejoindrez-vous au meilleur ? ... Ou préférerez-vous vous griser au pire ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 16:52 - EN CHEMIN... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le courage d'avoir peur...

" Où serait le mérite si les héros n'avaient jamais peur ? "
Alphonse Daudet



Nous respectons le courage des héros parce qu'ils dépassent leur peur, et s'en font une arme surpuissante pour se battre, pas parce qu'ils sont sans peur. Le chevalier sans peur et sans reproche des légendes, cela n'existe pas ! Il n'y aurait aucun courage, si l'on n'éprouvait aucune peur. La peur n'est pas mauvaise en elle-même, elle nous sert à prendre la mesure du danger. Elle est prudence et gardienne de notre intégrité tant physique que morale.

Affronter tous les coups du sort sans éprouver la moindre crainte ne nous donne aucun mérite. Le mérite c'est de se dépasser, d'oser faire ce qui nous fait trembler... Le mérite et le courage ne se mesurent qu'à hauteur des efforts que l'on fournit. C'est le coût de ces efforts qui nous rend méritants des résultats ou des honneurs que l'on en retire...

La peur peut s'avérer être une saine conseillère, quand elle nous presse à réfléchir plus profondément sur les moyens de vaincre l'obstacle. La peur nous fait trouver en nous des forces méconnues quand elle s'attèle à nous rendre la solution compliquée. La peur nous fait grandir et nous apprend que l'on a en nous des ressources inattendues pour vaincre nos sentiments d'échecs...

Le mérite c'est de savoir écouter sa peur, ses arguments et ses interdits, mais de la faire taire par des contre arguments et des actions dont on peut parfois s'étonner soi-même. Le mérite c'est de savoir que l'on peut survivre à toutes ses peurs par la volonté de se maîtriser. Le mérite c'est de recommencer encore et encore à défier la peur, pour se voir affirmer notre désir d'être plus fort que tous les doutes...

Le mérite c'est le salaire que l'on se verse après avoir déployé ses efforts. Le mérite c'est le prix du courage de s'être battu...

Mais ... devons-nous tous nous considérer comme des héros de nos vies ?...


... / LW...

Posté par laurencewitko à 16:55 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Convaincre ?...

" L'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réflechir. "
Jérôme Touzalin

Convaincre, c'est arriver à ce que l'autre reconnaisse le bien fondé de notre point de vue, qu'il l'accepte en tant que tel, et qu'il y adhère... mais parfois, ce n'est tout simplement pas, le but que l'on recherche. Quand le dialogue se fait débat entre deux personnes, la communication est bilatérale et la parole devient instrument d'échange. Le débat peut, n'être que débat d'idées, qui n'oblige aucunement à ce que l'une ou l'autre partie ait "raison" ou tort", mais qui tient lieu de cadre pour élargir les points de vue respectifs...

Réfléchir en dehors de ses propres références me semble être un élément fondamental pour s'enrichir, même si quelquefois nous avons du mal à accepter certaines opinions ou idées... Etre forcé d'y réflechir nous donne l'opportunité d'envisager sous un jour nouveau bien des problématiques qu'on ne se poserait pas d'emblée.

Néanmoins, si l'on prend le cas particulier du débat politique, l'obligation de convaincre est bien réelle. Le pouvoir ne tient finalement qu'à quelques mots bien pesés, ou bien dilués, pour faire pencher en sa faveur un électorat qui ne peut se baser que là-dessus pour juger en son âme et conscience, de la valeur d'un candidat. Certains en usent et en abusent...
La communication est devenue l'outil principal dont il faut jouer... On nous vend de la politique, avec tout son package et son marketing autour, comme on nous vendrait un séjour aux Antilles, et l'on ressort d'un débat, avec l'illusion d'avoir reçu quelque chose... alors que l'on ne fait que donner... Donner de sa voix à celui dont la voie nous apparait être comme la meilleure, d'après ce que l'on en voit... et en entend...

Convaincre est effectivement clôture du débat... Il n'y a plus d'arguments à trouver, plus de bastions à défendre, on se retrouve vide, en quête d'un nouveau combat à mener...Finalement, on peut comparer cela avec le comportement de Don juan, qui pensait que tout le plaisir de séduire était dans la conquête... La conquête avérée, le plaisir se dissipe...

De temps en temps, nous avons besoin aussi de convaincre...
Parfois par péché d'orgueil ou narcissisme exacerbé, qui nous font croire que nos points de vue sont nécessairement des piliers incontournables vers une sûre sagesse...
Parfois par nécessité, quand nous détenons des éléments qui poussent par leur validité et leur irréfutabilité, à comprendre qu'il faut absolument s'y rallier ...
Parfois, juste par envie, parce qu'il nous serait doux de nous sentir moins seuls dans nos propres vues d'esprit...

Quoi qu'il puisse en être, que l'on ait ou pas, le désir de convaincre, il faut garder en tête que l'échange ne gagne son sens, que lorsqu'il est basé sur la réciprocité et la liberté d'être soi, dans ses actes comme dans ses pensées. On peut vouloir absolument convaincre, mais il faut rester attentif à ne pas se hisser dans une posture sectaire, qui viserait à blâmer l'autre si l'on ne réussit pas à l'atteindre et à le ranger à nos côtés...

J'espère que je vous aurais convaincu de la supériorité de la réflexion ... hein ? ...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 18:23 - A MEDITER... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Au commencement il y eût...

" Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l'ont construit avec leurs rêves... "
Bernard Moitessier

" Arrête de rêver !" ;  " Redescends sur terre !" ;  " Toujours dans la Lune, tu pourras jamais avancer !"  ;
" Principe de réalité, regarde les choses comme elles sont !"


Mais... Rêver, cela n'empêche pas d'être lucide... Cela n'est pas antagoniste ou antinomique... Avant de former une pensée consciente, cette pensée existe bien quelque part, perdue au milieu d'un magma de neurones, qui s'évertuent à relayer et à transmettre inlassablement l'influx nerveux de l'un à l'autre... Arrivée en bout de course, on la capture et l'examine... Parfois elle rejoint la réalité des choses, parfois elle en est plus éloignée... Doit-on la rejeter au loin pour cette raison-là ?...

Le rêve est sans doute, pour notre vie intérieure, ce qui nous est le plus nécessaire... Preuve en est que même biologiquement, nous sommes programmés pour rêver chaque nuit...
Le rêve éveillé relève certes d'une autre approche, plus "consciente" dirons-nous... L'imagination nous permet d'étendre le champ de nos possibilités afin d'envisager des solutions inédites, même si de prime abord, certaines peuvent apparaitre comme abracadabrantes, elles ont le mérite de créer un chemin nouveau vers la direction qu'on souhaite suivre....

Prenons le cas de Léonard de Vinci, formidable génie visionnaire... Toutes ses inventions, il les a déjà conçues en rêve, imaginées dans leur globalité, puis en tant que principe, puis en décomposant les détails qui les constituent et la faisabilité proprement dite...
Einstein était un enfant très rêveur, toujours absorbé dans l'observation de phénomènes divers, phénomènes naturels ou machines inventées par les hommes ; il avait cette fascination qui l'obligeait à réfléchir intensément sur les choses. Il vivait beaucoup dans sa tête tout en étant partie intégrante de la grande réalité du monde...

Alors rêvons....
Appliquons -nous à créer d'abord dans nos têtes ce que nous voudrions voir se réaliser
, pas forcément des projets pharaoniques, grandioses et démesurés,mais déjà, toutes les choses positives qui nous tiennent à coeur, tout ce que nous pourrions apporter de bon et de beau, dans notre vie quotidienne...
Rêvons à tout ce que nous souhaiterions voir se réaliser idéalement...
Rêvons à tout ce que l'on ignore encore, mais qui pourrait changer notre conception du monde...

Rêvons... mais ne fermons pas les yeux !... Le rêve est une dimension supplémentaire que l'on peut utiliser, et non un échappatoire pour fuir la vie et les réalités qui nous dérangent ...

Rêvons... consciemment... afin de nous souvenir de tout !... Le rêve nocturne est trop souvent fugace, construisons des rêves qui durent afin de les peaufiner jusqu'à les rendre matures et porteurs de concret....

Rêvons... et partageons nos rêves !... Le rêve a plus que jamais, une place à revendiquer et un rôle à jouer, dans notre réalité bien trop pragmatique pour pouvoir jamais nous épanouir....

Croyez-vous que l'on puisse diriger et orienter consciemment ses rêves nocturnes ? ...


... / LW...



Posté par laurencewitko à 18:27 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

La santé avant tout...

" Ce n'est pas un signe de bonne santé, que d'être bien adapté à une société profondément malade. "
J. Krishnamurti(rien à voir avec une secte quelconque, style "Are Krishna!"....biographie de Krishnamurti).

On ressent parfois, ou souvent, (ça dépend des gens...) un décalage entre ce que l'on est, ce à quoi on aspire, et le monde dans lequel nous évoluons. La marginalité a de tous temps, été vue comme une sorte d'incapacité, incapacité à se fondre dans le moule, incapacité à intégrer les codes normatifs, incapacité à s'adapter aux règles imposées... La marginalité est souvent employée comme terme à valeur péjorative, parce que, à l'évidence, ce qui est bien et respectable pour le plus grand nombre, c'est la norme !

La norme... qui pourra en donner une autre définition que : valeurs communément admises par la majorité ? De ce fait, ces valeurs s'imposent... mais n'est-il pas possible de remettre en cause la validité de cette norme ? Ce n'est pas parce qu'un grand nombre de personnes partagent une opinion, qu'ils ont forcément raison... Souvenez-vous que pendant longtemps, on a crû que le Soleil tournait autour de la Terre...
Plus récemment, en Papouasie, on a vu des gens enterrer vivants des malades du sida... de peur d'être contaminés !

L'union fait certes la force, mais pas la raison... Toutefois, en vertu du nombre, il est difficile de lutter contre la tendance générale. En tout, il y a des codes, des rituels, des protocoles qui jalonnent nos vies.
Certains sont compréhensibles, quand ils sont en adéquation avec le respect mutuel que l'on se doit.
D'autres, héritées de traditions ancestrales, paraissent vraiment caduques et devraient être revus et actualisés.
D'autres enfin, nourris de l'imaginaire collectif, sont plus nuisibles, que véritablement constructifs. Ils nous enferment dans des dogmes et des façons de se conduire, tout juste bons à nous anéantir notre flamme intérieure qui fait la différence.

Parce que nous sommes tous différents... nous ne pouvons pas tous agir et être, de façon uniforme. Ou alors l'ombre de Big Brother s'abattra sur nous et notre incapacité à nous assumer dans notre originalité et notre vérité... Ce serait triste quand même... un monde où tout serait nivelé, déterminé et inamovible, non ?

Heureusement, on n'en est pas encore là... Mais le malaise actuel témoigne bien de cela. De plus en plus de gens se sentent mal dans leurs rôles, prisonniers de leurs envies et tout à la fois, sentinelles de garde de ces concepts matérialistes et décadents, qui nous mènent droit à la ruine...

Oui, le monde est malade. Malade de ses désirs de pouvoir et de richesses matérielles, malade d'individualisme forcené, malade de ses ambitions inavouables de domination et de ce sentiment de supériorité sur toute autre forme de vie... Comme les cellules cancéreuses qui détruisent peu à peu un corps, en se multipliant de façon exponentielle, nous contribuons aussi à alourdir la facture par notre adhésion à ces valeurs irrespectueuses.

Cessons d'être nos propres bourreaux en fermant les yeux sur les vérités qui nous dérangent, et devenons notre propre médicament...
Engageons-nous dans une thérapie salvatrice, en refusant de cautionner ou de perpétuer des pratiques et des comportements, dont nous savons bien, qu'ils ne peuvent rien amener de positif et d'épanouissant...
Oeuvrons à notre bien-être en répandant un peu plus de réflexion et de sincérité dans nos vies...

Plus que jamais, nous devons manifester ce qu'il reste d'humain en nous... non ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 18:32 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Atteindre son but, mais... lequel ?

" Pour la plupart d'entre nous, le plus grand danger n'est pas d'avoir un but trop élevé et de ne pas l'atteindre, mais au contraire d'en avoir un trop peu ambitieux... et de l'atteindre. "
Michel Ange


On parle sans cesse d'atteindre ses buts, ses objectifs... sorte de défi qu'on se lance... Mais n'est-on pas souvent unpeu trop prudent, un peu trop "petit" dans nos désirs, de peur d'être taxés de mégalomanes ?... Le plus grand problème n'est même pas le manque d'audace pour atteindre nos buts, mai seulement le manque d'audace dans la définition de nos buts !...

Etre audacieux... la clé du bonheur ?... Certainement. Viser petit nous minimise dans une image de nous-mêmes dévalorisée, qui nous conforte dans une sorte de médiocrité relative par rapport à nos aspirations profondes... Viser haut et grand, nous oblige à mettre en oeuvre des moyens et des efforts incroyables, difficiles à ne pas remettre en cause, mais qui nous amènent immanquablement à être plus fiers de nous... La facilité n'a pas la même saveur que la difficulté. "A vaincre sans efforts, on triomphe sans gloire..."

Il est possible que ce soit une des racines de notre mal-être ce manque d'enthousiasme à croire aux belles et grandes choses. Nous manquons d'idéal et de rêves... comme si on devait se cantonner à un certain niveau de désir, et laisser à quelques-uns seulement le droit de croire en leur étoile...

Qu'est-ce qui nous freine à énoncer des buts ambitieux ? ...
La peur d'échouer en premier lieu, qui paralyse nos envies. Même si l'échec n'est jamais qu'une tentative qui n'a pas encore réussi, il faut faire avec le sentiment d'inaptitude qu'il crée immanquablement...
La peur de ne pas avoir le courage, l'audace et la persévérance nécessaires à tout chemin d'ascension, dont le prix est proportionnel à la hauteur de la montagne que l'on veut gravir...
La peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas disposer des ressources qu'il faut pour atteindre ces buts, de ne pas mériter des rêves si grands...

La peur est une des émotions fondatrices de tout être vivant. C'est le fait de la dépasser qui nous élève, qui nous fait grandir... Elle est une sorte de mesure de notre volonté de réalisation. Il n'existe aucun être sans peurs, mais de nombreuses façons de la concevoir et de la vivre, de la nier ou de l'accepter, de s'en faire un moteur ou un puissant anesthésiant...

Nous avons les rêves qui nous semblent correspondre à nos moyens de les réaliser, là réside le problème, car ce que nous pensons être, ce que nous pensons pouvoir atteindre et mériter, ne sont jamais que des projections de la pensée, consciente ou inconsciente que nous avons de nous-mêmes... Et nous sommes toujours mauvais juges de ce que nous sommes, parce que nous ne nous voyons pas tels que nous sommes, mais tels que nous pensons être...

" Visez toujours la Lune... Même si vous la manquez, vous atterirez parmi les étoiles. " Lee Brown

Exerçons nous ensembles... Rêvons de devenir un jour... De véritables êtres humains...
De savoir faire la différence entre jouir de la vie et survivre... De savoir prendre le temps d'aimer avant de juger... D'être intensément présent à chaque instant de notre vie... De ne pas perdre de temps à chercher des réponses qui ne nous sont pas accessibles, mais de prendre celui de nous poser les bonnes questions sur notre devenir et nos envies....

Et si on arrivait à changer notre cadre mental étriqué, ce serait déjà pas mal, non ? ...

... / LW...

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Paroles de bienveillance

" Les paroles de bienveillance peuvent être brèves... mais elles résonnent à l'infini... "
Mère Thérésa


Les paroles sont un peu une sorte de véhicule, qui transporteraient par leurs mots, les sentiments que l'on veut éveiller dans notre rapport à l'autre. Que ces mots soient pleins de haine et de colère, et l'on sent monter en nous peine et incommunicabilité ; qu'ils se fassent doux et réconfortants, et nos émotions plus positives, se parent soudain des ailes de l'allégresse... Les mots sont notre univers quotidien, et l'on y est sensible, quoi que l'on puisse en dire ou en dédire...

Les paroles de bienveillance sont porteuses d'infini, car elles sont issues de sentiments positifs, et renforcent ainsi notre force intérieure, quand celle-ci a du mal à résister aux assauts des tourments inévitables que la vie nous impose à certains moments...
Les paroles de bienveillance peuvent être, encouragement à continuer, manifestation d'un soutien, reconnaissance de nos qualités ou talents, ou même simplement expression d'une présence...

Nous ne devons pas être avare de dispenser nous-mêmes ces paroles-là, car en les exprimant nous témoignons à l'autre de toute son importance à nos yeux, ou aux yeux du monde... Cet acte facile à accomplir et accessible à tous, devrait faire partie d'une discipline de vie à examiner avec le plus grand soin... Nous sommes bien souvent trop tournés sur nous-mêmes pour savoir exprimer ce genre de choses, et pour prendre en compte les attentes et besoins de l'autre. Parmi les mots qui font le plus mal, on trouve en premier lieu... Tous ceux que l'on ne dit pas...

Que disent ces mots qui se taisent ?

Ils sont contenus dans tous ces points de suspension, qu'on suspend en plein vol, au milieu d'une phrase.... et invitent à en trouver un sens personnel... Ils expriment le flux continu de ce pensées que l'on n'arrive pas à structurer...
Ils taisent ce que l'on pense être inutile d'exprimer, ou trop difficile à faire passer.
Ils laissent dans un silence équivoque nos émotions et nos sentiments, que l'on ne veut pas, ou que l'on ne peut pas, sortir au grand jour...
Ils empêchent la construction d'un édifice relationnel solide...
Ils sont refus de livrer à l'autre les mots qui soulagent, aident, aiment... dans leur pudeur ou leur impossibilité, de s'offrir au miroir du dialogue...

Cessons d'économiser l'expression de nos sentiments, et offrons ces mots qui font du bien !

... / LW...

Posté par laurencewitko à 18:39 - DES MOTS... - Commentaires [0] - Permalien [#]