JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

17 septembre 2011

Les silences du départ...

" Les mots ne viennent pas facilement quand on parle à quelqu'un qui s'en va. C'est un peu comme parler à un sourd. Cela vous coupe vos effets. On en deviendrait presque muets. "
Annick Geille     (...~~~~...)


La perception du temps semble se distendre parfois...
Les départs qui s'éternisent sur des quais de gare, des secondes qui s'allongent et des dialogues qui se rétrécissent... Du temps compté que l'on décompte...
Evidemment tous les départs ne ressemblent pas à ce genre de tableau... Seuls les départs non librement désirés donnent lieu à ce genre de bégaiement de l'instant, qu'on aimerait à la fois accélérer et retenir...

Les temps de séparation sont des moments particuliers quand ils sont incertains sur celui des retrouvailles... Ils sont déjà douleur d'absence malgré la présence, s'inscrivant par là dans l'avenir, même au présent... Ils sont rupture du cours du temps, dispersion de chemins qui se perdent en leurs détours propres... pour peut-être se retrouver...

Les mots se sentent inutiles ou malhabiles à se faire fluides, remplis du vide qu'ils voient s'esquisser... Ils se font insignifiants, incapables de donner sens au moment présent... Peut-être qu'ils se retienennt pour retenir le temps, et parviennent presque à atteindre une sorte d'éternité brève... comme quand on regarde le sable d'un sablier s'écouler...
Oui, ils sont sable mouvant, ondulant entre deux instants, charnière temporelle...

Les mots du départ sont chargés d'émotions. Ils prédisent des "revoir" dont on mesure la longueur en kilomètres/jours... vitesse d'écoulement que rien ne nous tarde d'apprécier...
Les banalités rongent leur force, anéantissent leur poids et font de ces instants des micro tragédies internes dont nous sommes les héros malgré nous...

Est-il préférable d'être celui qui s'en va ou celui qui reste ?...
Celui qui s'en va perd à la fois ses repères spatiaux, temporels et affectifs...
Celui qui reste garde-t-il les mêmes repères ou ceux-ci changent-ils aussi de dimension ?...
Les lieux se chargent de la présence... autant que les souvenirs... et renvoient leur désertion à la conscience de l'absence...

Celui qui s'en va a l'esprit occupé par son voyage, sa destination... et le souci de l'horaire.
Celui qui reste, rentre dans la peau de l'accompagnant qui profère les paroles rassurantes de celui qui garde les pieds sur terre, pendant que l'autre, porté par on ne sait quel moyen de transport, décolle du réel de l'ici et maintenant le temps de rejoindre un ailleurs, où il pourra de nouveau poser ses pieds sur la terre ferme...

Parler à quelqu'un qui s'en va, c'est un peu comme avoir des mots en partance... On ne sait pas toujours s'ils arrivent à destination, ni les délais nécessaires pour qu'ils soient bien reçus... Ils s'énoncent sans bon de garantie de leur accueil, et se heurtent à l'usure de la monotonie quand les départs se répètent...

Attention, attention... triiiiiiiiiit... départ de mots imminent...
Veuillez vous éloigner, s'il vous plaît, de la bordure du coeur et garder vos sentiments près de vous...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 22:41 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Droit devant...

" Il vaut mieux avoir de l'avenir que du passé. "
Victor Cousin (....bio...)


On se présente souvent avec son passé en carte de visite... comme s'il pouvait être prometteur de quelque avenir... comme s'il contenait en lui déjà toute l'éclosion de notre être... comme s'il avait pouvoir de signification à venir...
Le passé... bien sûr que l'on a tous un passé... chaque seconde qui passe nous repousse déjà au passé... Point n'est besoin de se retourner très loin pour sentir son ombre nous suivre... Le passé s'attache au présent par l'enfilade du temps qui nous transperce...

Si nous ne pouvons être certain de la durée de notre avenir, nous avons cette supériorité au regard du passé. On peut le comptabiliser sans peine... sauf à être devenu totalement amnésique... ou à vouloir y ressembler... Parfois le passé semble nous retenir... Et il faut à grands coups de pied le rejeter à son "has been"...

L'avenir comporte de grands pans d'inconnu... le passé est notre terre natale, on y connait déjà l'issue de toutes les histoires qu'il narre... même s'il recèle encore quelquefois quelques zones d'ombre, quelques incertitudes ou quelques ambiguïtés quant à son interprétation possible...
L'avenir est peuplé de projets et de rêves... Le passé ne projette que des actions déjà finies... et des rêves à demi ensevelis si l'on a cessé de les poursuivre...

L'avenir donne carte blanche à l'imagination, au devenir en réalisation, aux désirs à faire vivre, aux émotions fantasmées, aux aventures vierges de toute connaissance...
Le passé traîne ses valises, ses joies, ses peines, ses regrets et ses remords... ses parfums de légèreté, d'ambition qui se sont développés ou qui se sont évaporés... Il a gagné en expérience ce qu'il nous a fait perdre d'innocence... Il a coulé le ciment de nos fondations, qu'elles soient fortes ou branlantes aujourd'hui ne sont même pas à questionner...

Il vaut mieux avoir de l'avenir, et regarder à l'avant ce que dévoilent tous ces paysages qu'il nous reste à explorer, plutôt que de ressortir les vieilles cartes postales des ports anciens dans lesquels nous avons joué, aimé, vécu, grandi... Quelles que puissent être leurs couleurs, le temps en a changé l'éclat, elles ne sont plus tout à fait reflet réel de réalité... Nos souvenirs les ont arrangé... Nos souvenirs trahissent la mémoire des choses pour les modeler à nos envies d'aujourd'hui... On ne peut pas savoir d'avance ce qui ravira notre palais à notre appétit de demain...

Le passé peut être guide... mais pas nécessairement conseiller... Il est bon parfois de se dégager de son influence, pour naître vierge aux jours nouveaux ...
Le passé, c'est notre histoire, mais pas seulement... On le partage toujours avec une foule d'autres personnes, qui elles-mêmes continuent de cheminer leur route... La vie est ainsi faite que l'on ne s'appuie pas pour l'éternité sur les mêmes épaules, que l'on ne tient pas les mêmes mains, que l'on ne suit pas les mêmes conseils...
L'avenir pour être libre, oblige à ne se soumettre à aucune loi caduque, issue d'anciennes croyances, d'anciens précepteurs dépassés ou d'anciennes habitudes démodées...

Ce n'est point infidélité au passé que de le laisser prendre place dans des malles que l'on referme. Ce n'est pas le renier que d'en amoindrir l'intérêt au soleil qui se lève chaque jour nouveau... Ce n'est pas oublier que de garder ses secrets dans des coins réservés de notre vie... Ce n'est pas mourir que d'enterrer ses fantômes et ses quelettes... comme ce n'est pas vivre que d'en tirer toute référence dans l'instant qui s'écoule...

L'avenir nous offre à chaque instant de nouvelles pages blanches pour s'écrire...
Faisons oeuvre de sagesse, et accordons lui une existence propre à découvrir en toute liberté...

 

 

... / LW...

Posté par laurencewitko à 22:44 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Tableau d'honneur...

" Si vous ne réussissez pas du premier coup, vous êtes dans la moyenne. "
David Baird


Il ne faut pas confondre "réussite" et "coup de bol"... Avant de réussir quelque chose, il faut généralement avoir eu la volonté de l'entreprendre, et avant d'entreprendre, on évalue ce qui sera nécessaire ou utile pour atteindre ses buts ou objectifs... Le coup de chance agit de façon plus primaire, donnant sans qu'on s'y attendre un coup de pouce salutaire et insespéré à nos envies...

Nombreux sont les apprentissages qui se font par essais et erreurs. L'expérience de chaque essai, de chaque erreur, nous fait progresser vers la réussite...puisque leçons sont tirées, et qu'on réajuste avec plus de précision nos stratégies suivantes... Ne pas réussir du premier coup ne signifie pas pour autant "échouer".

Les parcours de bien des gens ayant connu une réussite extraordinaire, ne sont pas exempts d'échecs ou de revers, Henry Ford ou Walt Disney, par exemple, ont connu des faillites importantes avant de rencontrer le succès qu'on leur connait.
D'autres, intellectuels brillants, se sont vus exposés longtemps à la critique ou à la raillerie, avant que leurs thèses ne soient définitivement adoptées comme étant géniales ou incontournables...
Le facteur principal que l'on retrouve chez tous, c'est la persévérance, et l'idée selon laquelle, l'échec d'une tentative n'entache en rien la possibilité d'une réussite future...

Il faut distinguer ce qu'il est possible, voire même souhaitable, de réussir du premier coup (un examen, le franchissement d'un obstacle physique, obtenir les numéros gagnants d'une loterie, etc...), des réussites qui ne peuvent qu'être fruit d'une construction consciente et ordonnée, d'une progression qui nous rapproche par chaque pas, chaque effort, chaque étape dépassée vers la concrétisation de notre désir, et donc vers la réussite.
Les tentatives "infructueuses" qui précèdent la réussite, sont finalement, une sorte de test de motivation... censées accroître la confiance et la volonté de persévérer... Dans le cas contraire, si l'envie de poursuivre ce chemin vers la réussite disparait, là se trouve l'échec véritable...
Ne plus vouloir essayer est le pire échec que l'on puisse connaître... c'est perdre la foi...

Naturellement toute tentative est toujours soutenue par l'envie de réussir l'entreprise à laquelle elle se dédie, mais la perspective de l'éventualité contraire, ne doit pas amoindrir les forces que l'on y met...
L'important est de savoir que, quelle que soit l'issue de la tentative, cela n'altère pas notre valeur, juste que les moyens doivent peut-être être revus, modifiés, améliorés... que les circonstances n'ont pas répondu en faveur de notre demande, mais que cela n'indique pas pour autant qu'il en sera toujours ainsi... que les erreurs imputables à notre stratégie peuvent être analysées de façon à servir notre prochaine tentative, etc...

Et puis, au final... on s'aperçoit que derrière chaque réussite, il y a surtout beaucoup de motivation, de patience et de travail. La chance et le hasard ne font que s'y ajouter ... ils n'y sont qu'exceptionnellement premiers...
La réussite semble être proportionnelle au carré de la volonté et de la persévérance, et celles-ci ne se reconnaissent qu'à l'épreuve du temps... c'est pourquoi il est tout à fait naturel, voire même rassurant, de ne pas réussir du premier coup...
Cela nous laisse l'espace nécessaire pour améliorer et bonifier les bases d'une réussite, qui ne tardera pas de pointer son nez, quand nous aurons construit un escalier assez solide, marche après marche, pour atteindre toute la hauteur de vue que l'on recherche...

Quand, au cours d'un jeu, "Game Over" s'affiche, est-ce que vous pensez que vous ne rejouerez plus jamais à ce jeu ?... ...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 22:47 - EN CHEMIN... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Question au temps qui passe...

Quand est-ce qu'on devient une "grande personne" ?

Les définitions me semblent bien floues pour définir cet état que l'on pense être une fin, lorsque l'on est enfant... A mesure que le temps passe, l'interrogation se fait plus pressante...
Est-ce qu'être une grande personne, signifie juste atteindre la fin de sa croissance en centimètres, ou bien y a t-il autre chose ? ...
Est-ce qu'on devient tous des grandes personnes ?... Et y a-t-il des délais pour y arriver ?...
Quand est-ce qu'on sait qu'on est devenu une "grande personne" ? ... Le sait-on jamais ?...
Est-ce une sensation de finitude que l'on atteint, ou bien au contraire l'expérience de l'infini de notre croissance qui nous apparait enfin ?...

On arrive à établir une définition de ce qu'est un enfant, essentiellement basé sur l'âge et le développement, ainsi que sur certaines modifications comportementales. Mais être une "grande personne"... qu'est-ce que cela implique ?...
En premier lieu, cela pourrait peut-être signifier que l'on est reconnus responsables de ses actes, de ses comportements. La notion de responsabilité est inscrite dans les cadres légaux comme propres à nous rendre "jugeables", puisque conscients des limites que l'on outrepasse ou des tabous que l'on franchit...
Toutefois les enfants peuvent aussi avoir cette conscience de responsabilité et expérimentent de même, une conscience du bien et du mal, que l'éducation, le milieu et la culture leur transmettent... La responsabilité de leurs actes leur est inculquée dès le départ, sous forme d'un apprentissage...

En quoi une grande personne se distingue-t-elle d'un enfant dans ses représentations du monde ?... Est-ce parce qu'elle devient tributaire d'un sens du "sérieux" plus développé, et qu'elle se refuse à vivre dans un monde où magie et rêve se conjuguent ?...
Les grandes personnes se préoccupent de choses "importantes" : l'ordre du monde (et l'on voit bien de quelle manière sensée et responsable elles le conduisent...), l'économie (comme au Monopoly mais ce ne sont plus les rues de la capitale que l'on vise à s'approprier, le terrain de jeu s'ouvre sur le monde entier), le respect de la vie (application des valeurs fondamentales enseignées lors de notre apprentissage primaire d'enfant... travaux pratiques...), le respect de l'autre et la justice pour tous (comme Georges Orwell l'a préconisé dans sa ferme des animaux : "Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres...")...

Les grandes personnes, ayant atteint une maturité d'esprit plus importante... et une liberté de mouvement durement gagnée au fil de années, sont donc là pour poser les repères constructifs de générations plus jeunes, et leur montrer avec sagesse, ce que "devenir grand" va leur permettre à leur tour d'appréhender... Ainsi ces grandes personnes sont-elles guides de valeurs qu'il faut viser pour être un "être humain abouti"...
C'est montrer le chemin de la "grandeur" aux "petites personnes"... ?!?...

Et... comment sait-on que ce changement d'état nous a atteint ?... Y a-t-il rupture de l'être entre ces deux états ?... Peut-on refuser de devenir une "grande personne" ?... Comment rester une "petite personne" ?...

J'ai beau me creuser la tête, je ne sais pas ce que signifie "être une grande personne". Tout ce que je constate, c'est que passé 18 ans, on nous dit que l'on est devenus suffisants grands et responsables pour être dégagés du monde dit de l'enfance, et faire notre entrée dans un espace plus vaste, où l'on est désormais seul face à ses choix et ses décisions, au regard de la loi et des autres... Aucun rite de passage, aucune initiation en bonne et dûe forme, on accède à la loi du "chacun pour soi", sans que cela change quoi que ce soit à ce que l'on est à l'intérieur...

Quand on observe un peu autour de soi, il est néanmoins aisé de voir que parmi toutes ces "grandes personnes", beaucoup continuent d'agir de façon très enfantine émotionnellement, et que ce statut n'est basé que sur des critères d'âge, sans rien sous-entendre d'autre...
La sagesse des "grandes personnes" est un leurre que l'on ne découvre qu'en endossant soi-même le costume... tout comme l'innocence des enfants n'est bien souvent qu'un vieux fantasme issu de ce proverbe idiot : "la vérité sort de la bouche des enfants."

Devenir une grande personne n'est pas, à mon avis, un développement automatique de la personne, mais nait d'un travail et d'une volonté d'améliorer sa conscience et sa connaissance du monde et des interactions que nous avons avec ce dernier. C'est une recherche, une sorte de quête du Graal que nous avons tous la possibilité d'entreprendre...

Devenir une grande personne... c'est peut-être tout simplement comprendre que nous n'avons jamais fini d'apprendre...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 22:51 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

La poule et l'oeuf...

" J'ai des questions à toutes vos réponses. "
Woody Allen (...+++...)

Il y a toute une catégorie de réponses que l'on prend pour vraies et établies, sans chercher à les remettre en cause... comme s'il était impossible de les examiner sous un autre angle. Peut-être aussi parce que c'est plus simple... on a déjà tellement de questions sans réponses, on neva pas, en plus se mettre à douter de nos certitudes !...

Pourtant, il serait bon parfois de regarder certains acquis avec un oeil nouveau, pour la seule raison, que tout change, et que le monde qui nous entoure n'étant pas statique, certaines évidences acquises peuvent présenter un caractère désuet...
Dans la logique, la réponse suit la question. Mais doit-on prendre la logique comme base de réflexion ?... Si on ne comptait que sur elle, beaucoup de sujets de discussion ne pourraient jamais voir leurs hypothèses se faire jour... La logique est utile essentiellement dans les résolutions pratiques, mais de nombreux domaines lui sont peu accessibles (sentiments, spiritualité, hasards, et même pour les prévisions météo...) Ainsi, la logique peut toujours être remise en cause...

Les réponses sécurisent... Elles permettent de passer d'un état de questionnement, et donc d'incertitude, de recherche de sens, à un état d'apaisement par les nouvelles vérités qu'elles énoncent, et qui confortent l'ordre du monde que l'on s'établit ainsi...
L'esprit humain a besoin de repères stables, la mouvance effraie ses croyances... Car qui dit mouvance implique aussi la diversité, la disparité et l'absence de vérité possible...

Si aucune réponse unique ne peut être apportée à une question, on met au point tout un panel de théories, dont on pense qu'elles reflètent exhaustivement tout ce qui peut être pensé comme réponses.
L'enseignement philosophique relève de cette optique, pour chaque thème abordé, on fait le bilan rapide des apports consignés à travers le temps par ceux que l'on considère comme les "grands penseurs" ayant fondé les bases de la pensée. On part des époques reculées, et on avance à travers le temps et l'évolution des croyances et des connaissances jusqu'à rejoindre notre époque, et décider parfois, que la réflexion est arrivée au paroxysme du possible...
Mais la réflexion peut-elle jamais être finie ?... S'il existe bien un domaine pouvant prouver l'existence de l'infini, c'est bien celui de la pensée, de la réflexion...

Nous sommes à un carrefour temporel... Les nouvelles technologies, en révolutionnant nos modes de communication, opèrent des changements de tous ordres, et remettent en question beaucoup d'"acquis" qui semblaient figés. De nouvelles questions viennent sans qu'on y fasse très attention, bouleverser les réponses que l'on croyait détenir...
L'immédiateté des choses permise par cette révolution technologique nous fait vivre dans un espace-temps nouveau, nos repères ne sont plus les mêmes...

Beaucoup de réponses sont prises pour acquises du fait de l'impossibilité de les vérifier. C'est parfois le manque de connaissance, qui nous fait nous rallier à un point de vue plutôt qu'à un autre. Mais là aussi, l'ère de l'Internet, en nous ouvrant une fenêtre immense sur le monde, balaie les croyances erronées... Nous avons à tous moments, la possibilité d'accéder à une mine de renseignements sur à peu près tous les sujets... et nous pouvons choisir en toute liberté les points de vue qui nous séduisent le plus...
En prenant conscience de cette diversité, mise à notre portée, on acquiert aussi la liberté de formuler soi-même ses propres réponses en fonction de la compilation que l'on aura faite, des informations déjà réfléchies quel'on aura pu glaner...
Et l'on peut donc... formuler des questions d'après les réponses...

Et puis ...les réponses... ça n'est pas toujours le plus important...
Comme pour les destinations, ce n'est pas toujours le but qu'il faut viser, mais le voyage...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 22:54 - A MEDITER... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Animale Attitude...

" En l'absence de certitudes, fiez-vous à votre instinct ! "
Jonathan Cainer

Si nous avions toujours tous les éléments dont nous avons besoin pour juger le monde qui nous entoure, notre vie serait allégée de bien des tortures... Or, nous apprenons relativement rapidement qu'on doit prendre des décisions, agir, ou juger sans avoir en main toutes les certitudes qui nous rassureraient... C'est ainsi, ce sont les règles du jeu... Et rien ne sert d'attendre de posséder ces certitudes à tous points de vue, c'est tout simplement impossible. Autant l'admettre et le prendre pour acquis une bonne fois pour toute, et développer d'autres stratégies...
Et puis, quel serait l'intérêt d'un monde sans risque, sans danger, sans possibilité de douter ni de mettre à l'épreuve sa réflexion personnelle ?...
Les certitudes peuvent-elles être les mêmes pour tout le monde ?...

Face à n'importe quelle situation, nous avons les moyens de fonder notre jugement de façon quasi infaillible : c'est le ressenti que nous en avons... Nous n'y prêtons pas assez attention, car nous tentons sans cesse de rationnaliser la vie. Mais, même si nous sommes des êtres doués de raison, nous ne sommes pas que raisonnement et cérébralité !... Nous avons un corps, et un mental ouvert à des perceptions plus primaires, instinctives... qui sont un moyen par lequel notre conscience s'exprime aussi, une autre façon de donner son avis, sans passer par le langage des mots...

Nous avons tous un jour ou l'autre fait l'expérience de ce phénomène. Nous avons tous des anecdotes qui contiennent des séquences qui, d'une façon non consciemment contrôlée, nous ont permis de vivre une réalité différente. "Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai décidé de changer mon itinéraire habituel, et ...", "la raison aurait voulu que j'accepte mais, je ne sais pas pourquoi j'ai agi autrement, et...
Tous ces "je ne sais pas pourquoi", "je ne sais pas ce qui m'a poussé à...", sont liés à un ressenti instinctif des évènements que l'on prend la peine d'écouter, et qui nous entraine à faire des choix que la raison n'aurait pas spontanément présenté comme possibles ou meilleurs....

L'instinct n'est pas obligatoirement l'expression de notre bestialité sauvage ou de notre animalité latente. L'instinct est comme une sorte d'ange gardien, qui anticipe ce qui est bon ou moins bon pour nous, sorte de conscience primaire...
Ainsi le stress est réponse instinctive à un danger, ou au moins à tout évènement dont on sent qu'il menace notre intégrité physique ou psychique. Il n'est pas mauvais en soi, tant qu'il n'est que signal d'alarme d'une agression éventuelle. (Ce que l'on appelle communément stress aujourd'hui est un autre concept).
L'instinct maternel pousse les femmes à prendre soin de leurs bébés dès qu'ils sont nés même lorsqu'elles n'ont aucune expérience de maternage avant. Elles sont réveillées par les moindres bruits qu'émet leur bébé, alors même qu'elles peuvent être imperturbables à d'autres sons même beaucoup plus forts en décibels...
L'instinct, c'est aussi celui de la vie. Même une personne dont l'intention était de se suicider, va réagir à une agression qui mettrait sa vie en danger, l'instinct de survie prime avant tout...

L'instinct est donc quelque chose de très présent en nous, sans que l'on sache de quoi il est fait, ni comment il nous imprègne. Nous nous dégageons le plus souvent de nos comportements instinctifs pour aller au devant de la norme sociale et culturelle dominante. Mais en situation de crise, nous pouvons lui faire confiance et solliciter son aide.

L'instinct, c'est aussi prendre des décisions sans pouvoir nécessairement y trouver justification, juste qu'on le "sent", on agit "au feeling"... De cette manière cela peut être assimilé à une croyance, une foi... en soi, en son jugement. C'est se faire confiance...
Mais que signifie "se faire confiance" ? A quoi se réfère-t-on quand on emploie cette expression ?...

Mon instinct me dit que c'est pas demain la veille qu'on saura définir l'instinct, tiens ! ...

 

... / LW...


Posté par laurencewitko à 22:57 - EN CHEMIN... - Commentaires [0] - Permalien [#]

L'enveloppe visuelle...

" Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. "
Coco chanel

On ne voit bien que dans les yeux... l'essentiel s'y reflète... pour paraphraser une célèbre phrase de Saint exupéry !...

Les yeux sont des fenêtres ouvertes sur l'être intérieur. Autant les mots sont trompeurs et peuvent se manipuler, autant il est difficile de manipuler son regard... Certainement qu'il existe quelques experts en la matière, mais c'est un exercice extrêmement difficile pour le commun des mortels.
Nos yeux accompagnent nos émotions, qu'elles soient agréables ou désagréables.
..
Quand on sourit, et que l'on sourit vraiment, nos yeux ont un éclat qui ne permet pas d'erreur d'interprétation, ils contribuent à éclairer notre visage, bien plus encore que nos rictus de joie...

La tendresse, ça peut-être des gestes qui témoignent de notre attention et de nos égards, mais plus que tout, c'est un état de l'être, et comme tel, il passe par notre regard. Nos yeux sont tableau vivant de nos états d'âme...
Le regard est action sur la vie, dans la mesure où comme un miroir, il renvoie celui qui s'y confronte à un ressenti.

Les regards noirs effraient de leur portée de colère, et nous poignarde sans aucun geste ni mot.
Les regards interrogateurs attestent d'une incompréhension et demandent un éclaircissement même sans formulation orale.
Les regards qui toisent et défient, nous font entrer dans une lutte de pouvoir, qui vise à le faire dévier...
Le registre des regards est vaste, mais nous savons en général quelle interprétation donner, sorte de connaissance innée...

Evidemment que les plus beaux yeux sont ceux qui nous contemplent avec tendresse. Ils n'ont aucun but, aucun intérêt, aucun questionnement, ils sont... tout simplement, sans intention aucune et déjà pleinement entiers...
L'expression de la tendresse est magique puisqu'elle comble à la fois celui qui la porte et celui qui la reçoit.

L'essentiel est parfois visible avec les yeux, quand le coeur s'élève jusqu'au regard...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 23:20 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

La richesse de l'adversité...

" Votre ennemi est votre meilleur professeur. "
Lao Tseu

On apprend beaucoup de soi dans l'adversité... peut-être même plus que dans le bien-être...
Se confronter à la difficulté, éprouver tous les obstacles du conflit nous fait nécessairement grandir. C'est dans la lutte et l'exposition à la compétition, voire même à la haine, que l'on révèle ses véritables forces, puisque ces circonstances nous obligent, pour les surmonter, à nous dépasser, à puiser dans des ressources que l'on n'est parfois même pas conscients de posséder... L'instinct de survie, l'orgueil, la volonté ... nous amènent à agir de façon optimale pour nous rendre vainqueurs, ou tout au moins, nous sortir d'une situation problématique...

Si les appuis amicaux sont bonne béquille pour traverser tous les passages à gué de la vie, nous ne devrions pas blâmer nos ennemis ou détracteurs, qui font de nous des êtres plus riches, plus complets, en nous faisant découvrir toute notre puissance de résistance ou de combat...
En effet, à moins de baisser les bras et de vouloir se laisser piétiner sans mot dire, les situations conflictuelles sont une source de développement personnel insoupçonnée.

La compétition, pour nous donner une chance de gagner, nous pousse à accroitre notre discipline d'entrainement, à repousser nos limites pour avoir une chance de se hisser parmi les meilleurs, à chercher à approcher la perfection ou la performance inédite... Nous entrainons aussi notre mental à résister à la pression de l'enjeu, développons concentration et confiance... Toutes ces choses qu'un environnement sécurisant rent inutile à force d'harmonie et de bien-être...

La haine, sentiment maximal négatif, se révèle être comme une onde de choc qui, passée la stupéfaction d'y être exposé, nous incite à protéger ce que nous sommes en premier lieu pour ne pas y répondre de façon primaire ou barbare. Elle nous force à déterminer quelle est notre vraie valeur et à quels jugements nous voulons bien nous soumettre.
Les réponses à la haine, quand on ne veut pas rentrer dans le jeu de la violence bête et méchante, nous obligent à élaborer des stratégies pacifiantes tout en étant percutantes, c'est-à-dire de dépasser la bêtise de l'intolérance à l'état pur et d'y répondre par des actions réfléchies dont la portée supplantera toutefois la méchanceté spontanée qu'elle distille...

La souffrance infligée par ses ennemis nous permet de grandir. Elle induit une réflexion sur les motifs qui déterminent cet état de blessure, dont on se reconnait à la fois receveur et acteur. La souffrance nous renvoie à d'autres schémas primitifs ancrés en nous, et permet la remise en question de nos réponses aux évènements de la vie. Elle fait écho toujours à des peurs enfouies, à des réactions incontrôlées que l'on pense incontrôlables...
Mais heureusement la vie nous met souvent au défi, et nous donne l'occasion de nous prouver combien on avait tort de prendre pour impossibles des actes que l'on avait juste... jamais tentés...

Un ennemi n'est jamais tout à fait mauvais, dans la possibilité qu'il nous offre par sa véhémence, à chercher des solutions pour se sortir du cercle négatif de l'incompréhension...
Un ennemi, c'est finalement juste une autre façon d'appréhender la vie...
Un ennemi, c'est parfois un autre monde, que l'on découvre malgré soi mais qui quoi qu'il arrive nous décolle nos oeillères à d'autres réalités...

Respectons nos ennemis...
Il nous engagent à nous investir encore plus dans nos valeurs personnelles...
Ils nous prouvent que notre différence peut être notre force...
Ils nous apprennent à croire en nous... pour ne pas avoir à leur ressembler...
Ne sous-estimons pas leur grand pouvoir à faire de nous des êtres humains plus humains...

Ils nous enseignent plus que nous ne voulons l'admettre...
Alors pour tous ces cours gratuits et imprévus... Merci ! ...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 23:24 - EN CHEMIN... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Réactions chimiques...

" La rencontre de deux personnalités est comme le contact de deux substances chimiques : s'il se produit une réaction, les deux en sont transformées. "
Carl Gustav Jung

Bien evidemment que le rencontre de deux personnalités produit toujours quelque chose. Certaines réactions vont produire une synergie dynamique, susceptible d'agir comme un accélérateur de particules agirait sur la matière, mis à part le fait que là, on se trouve en face de personnes, et que donc, cela ne va pas agiter leurs molécules (quoique...) mais donner un élan libérateur à l'expression de leurs potentialités...
Vocabulaire trop compliqué... Je reformule : la rencontre de deux personnalités, lorsqu'une réaction positive se produit, s'oriente vers une estime de soi accrue avec meilleure prise en compte de la propre valeur de chacun...

Une appréciation mutuelle renforce le sentiment de la personne à avoir elle-même une importance à ses yeux propres. Le regard de l'autre agit comme un miroir tout neuf. Nous avons parfois trop de buée sur notre miroir intérieur pour être à même de nous y refléter correctement. Bénéficiant ainsi d'un éclairage nouveau et d'un reflet positivé, nous retrouvons nous aussi l'éclat d'un regard neuf, qui nous permet d'évacuer la buée, la poussière ou les traces de dentifrice qui s'y étaient collées...

Le contact de deux personnalités peut aussi générer une réaction de rejet épidermique. Cette réaction négative n'entraîne pas obligatoirement une baisse de l'estime de soi. Tout dépend des attentes espérées et projetées avant la confrontation.
Soit l'intérêt de la rencontre était jugé capital, ou d'un enjeu suffisamment important, pour qu'effectivement, la réaction négative qui s'en dégage, provoque une déstabilisation de l'une ou des deux personnes, par projection erronée qui s'avère être décevante.
Soit au contraire, cette réaction négative, proche du rejet total, revalorise la confiance de la ou des personnes, en la confortant dans son estime d'elle-même, et au-delà en lui permettant de bénéficier d'un sentiment de confort dans son être intérieur en se comparant à ce qui a déterminé sa répulsion chez l'autre...

Lorsque la rencontre de deux personnalités va plus loin qu'une simple réaction, et qu'elles s'engagent dans un parcours commun, c'est le degré d'implication de chacune qui va déterminer l'ampleur de la réaction obtenue...
On distingue à ce stade plusieurs niveaux d'engagement possible des unes par rapport aux autres, suivant que l'implication se fait au niveau de la sphère personnelle, sociale ou professionnelle...
La charge affective et émotionnelle sera modulée de façon différente suivant le domaine sur lequel elle opérera... Le cumul des affects peut s'avérer être simple somme des parties en jeu, ou atteindre une exponentielle, dont les limites sont imprévisibles...

Il est difficile de déterminer par avance l'impact exact et la nature de la réaction qui s'opérera. De trop nombreux facteurs personnels inhérents à chaque personne y sont imbriqués.
Toutefois on peut schématiser l'évolution de la réaction, car celle-ci n'est pas une fin en soi, mais mutante dans le temps, comme une émulsion d'eau et d'huile, qui présente plusieurs niveaux d'observation variant suivant le moment où se situe l'observation.
Ainsi des phases ascensionnelles qui boostent les personnalités, seront suivies de phases de plateau, et d'autres qui seront soit à nouveau ascensionnelles, soit à l'inverse dévalorisantes...
Les alchimies réactionnelles humaines ne sont pas modélisables de façon infaillible...
Dans tous les cas, toute rencontre de personne à personne porte en elle son lot de changements qu'elle induit, réduit ou séduit...

Et c'est bien cela qui en fait le charme, non ?...

... / LW...


Posté par laurencewitko à 23:27 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le syndrome du poisson volant...

" On ne consent pas à ramer lorsqu'une force intérieure nous pousse à voler. "
Helen Keller

On entend à tour de bras que la vie est difficle, et par là même nous "acceptons" l'idée d'une sorte de fatalité à vivre des vies dans lesquelles on se rétrécit... Mais sur quoi peut se fonder cette théorie, selon laquelle notre vie serait en quelque sorte la salle d'attente, ou l'antichambre, d'une pièce d'architecture plus vaste, que l'on aurait hypothétiquement la possibilité de visiter plus tard, ou qu'il ne nous serait permis d'accéder seulement après un parcours touristique ennuyeux et laborieux ?...

Ce que j'appelle le "syndrôme du poisson volant", c'est la remise en question de cette "condition acceptée" d'un état qui ne nous satisfait pas, et qui tend à dépasser les limites qu'elle impose...
En effet, le poisson volant ne deviendra jamais goéland qui plane au-dessus des flots. Ce qui le conduit à éxécuter ces sauts en dehors de son espace naturel, je ne sais pas... Mais il est clair que nous avons tous par moment envie, comme lui, de respirer plus haut que l'atmosphère confiné qui nous est connu...

Ces sauts dans le vide, s'ils n'ont pas pour but d'être nécessairement durables, permettent pour le moins d'apprécier, par une hauteur de vue différente, quelles peuvent être les autres possibilités... et de rêver à d'autres devenirs...
Tous les poissons n'essaient pas de sortir de leur élément naturel. Nous n'avons certainement pas tous les mêmes besoins de s'extraire des visions réduites normatives qu'on nous inculque. Mais le faire n'est pas uniquement un désir de se différencier, ou une volonté de "sortir du lot"... Nous possédons tous, plus ou moins développé, un univers intérieur qui façonne notre façon de penser et de se comporter, qui se veut adhésion évidente à certains courants, ou au contraire expression d'une singularité qui modèle elle-même ses points d'attache aux théories déjà connues...

Tout inventeur, tout visionnaire est un poisson qui s'élève au-dessus du ban de ses semblables. Et par là, il ouvre une brèche dans la routine, en prouvant que "l'impensable" peut somme toute, être soumis à l'épreuve de la réflexion... et que "l'irréalisable" ne tient parfois qu'aux limites que l'on se fixe...
Que les autres poissons qui nagent en eau calme refusent de prendre en considération son point de vue, ne trouble pas celui qui, ayant sorti une fois la tête de l'eau, sait que les reflets d'argent du soleil sur l'eau les jours de beau temps, sont une récompense suffisante à l'énergie qu'il a mis en oeuvre pour réussir ce tour de force... Le paysage qu'il admire est pour lui seul...

Personne n'a le pouvoir de fixer des limites au rêve... Nul ne peut décider ce qu'il est légitime de rêver ou d'accepter de façon universelle... On a les rêves que l'on veut... Et sans prendre un Icare comme référence, on peut tout de même se sentir pousser des ailes vers d'autres éventualités que celles prises comme une évidence, sans se mettre forcément en danger de mort prévisible...

Quand au Scrabble on ne possède que des lettres qui ne permettent de constituer aucun mot, la règle prévoit que l'on puisse les échanger en totalité contre l'acceptation de passer notre tour. On peut de la même façon refuser les conditions de base supputées de notre contrat de vie, si on accepte ce prix du jugement désapprobateur des esprits conservateurs qui ne veulent rien risquer, et aussi le fait qu'éventuellement, nous ayons mal évalué l'état de nos ailes...

Ne pas essayer de s'envoler, quand à l'intérieur, tout nous pousse à le faire, fait de toute façon bien plus mal que de se ramasser une bonne gamelle... parce que les forces intérieures qui nous poussent à vouloir réaliser cet envol, ne tarissent jamais de ce désir, et blessent notre estime et notre confiance, si l'on ne fait pas au moins l'effort d'une tentative...

Et puis... le poisson volant ne possède pas d'ailes... ...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 23:33 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]