JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

14 septembre 2011

Le chemin du bonheur...

" Le chemin que vous empruntez pour atteindre le bonheur importe peu."
Zelinski (principe n°4)

 

L'importance de la vie est personnelle à chacun, les valeurs auxquelles on s'attache aussi, il n'y a pas à juger de cet état de fait. Chaque être humain étant un cas unique, somme de son passé, de sa culture, d'une éducation personnelle et aussi collective, d'un parcours choisi ou imposé, jalonné d'accidents prévisibles et imprévus. Somme de tellement de facteurs, chaque existence est un cas particulier qu'il ne fait pas bon essayer de théoriser.

Comment alors pourrait-on tracer un chemin idéal concernant la quête du bonheur ? Chacun avance à son allure, avec ses propres mesures et ses repères, ses petits cailloux qu'il sème... Aucun de nous ne tend exactement vers le même but. Ce que l'on nomme le bonheur n'existe pas, c'est un certain état de l'être, particulier à chacun, dont on ne peut donner aucune définition, sinon qu'il correspond à un ressenti d'harmonie et de bien-être profond.

Alors pour trouver le chemin, chacun doit se débrouiller et ne se laisser guider que par son flambeau personnel. Certains auront l'impression que le chemin est une sorte d'autoroute, et trouveront au bout de leur course effrénée, rapidement, un havre qui leur fera croire au bonheur, alors que, dans le même temps, d'autres qui auront peut-être suivi la même voie, auront heurté la glissière de sécurité, seront gravement accidentés, paralysés... ou même morts... sans avoir jamais rien atteint.

D'autres préféreront de petits sentiers, où ils louvoieront à plaisir dans des paysages charmants. Certains se perdront peut-être, puis se retrouveront. D'autres s'arrêteront en chemin, fatigués... ou bien déjà comblés par l'aventure. D'autres encore s'écorcheront les pieds dans les épines, se couperont à des pierres trop acérées, seront peut-être secourus par des gens qui passaient par hasard par ce même chemin, soutenus et guidés... rendant ainsi leur but premier de quête infinie moins important à leurs yeux.

Il n'y a pas de chemin indiqué sur le guide Michelin vers cette destination... Il n'y a même pas de conseiller qualifié...
Allez votre chemin, et soyez sourds aux mises en garde qui contrarient votre intuition...
Guidez-vous dans l'obscurité de la forêt grâce à votre écoute intérieure... et profitez de tout ce que vous apprendra le parcours....
Si vous avez appris, ne serait-ce qu'une seule chose qui vous apporte joie et apaisement... alors, vous n'en serez que plus riche à l'arrivée qu'au départ...

Et puis surtout... prenez du plaisir à faire le chemin plutôt que de vous lamenter sur le nombre de kilomètres qu'il peut vous rester à parcourir. Il ne s'agit pas d'une course... mais bien d'une randonnée, et apprécier le paysage est bien plus essentiel que d'atteindre le refuge... lequel de toute façon, ne constituera qu'une étape... vers un autre gîte à atteindre.

Pensez-vous qu'on puisse envoyer des cartes postales en cours de route ?...

 

... / LW...


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Tous nos beaux discours...

" Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. "
Montaigne


La parole, la verbalisation de nos pensées n'est pas toujours en totale adéquation avec nos comportements et nos façons de réagir à la vie. C'est un constat évident que nous sommes tous amenés à faire, et que l'on résume parfois par "Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais...". Il existe souvent un décalage entre ce que nous exprimons et ce que nous faisons concrètement, et ce n'est pas pour autant un mensonge ou une trahison, mais le seul fait qu'il est plus facile de parler que d'agir. Ainsi donc, seuls nos actes peuvent porter à jugement quant au décalage éventuel possible entre la parole et l'action.

Nous ne sommes pas tous des orateurs nés, certains auront tendance à dire plus qu'ils ne pensent ou font, là où d'autres, plus laconiques, penseront que seul l'acte vaut par lui-même, et que la parole n'est que perte de temps, justifiant par là le dicton "Plus on en dit, moins on en fait..." La parole sert aussi à se conforter soi-même dans son idée des choses, comme une sorte d'auto-persuasion qui renforcerait notre point de vue, en y faisant adhérer les autres. Mais en définitive, quelque soient les mots que nous employons, s'ils ne sont suivis d'aucun effet, ils subsistent pour ce qu'ils sont : des mots jetés au vent, sans existence ancrée dans le réel. L'ancrage se fait sur les actes, pas sur l'air brassé par nos souffles qui murmurent ou invectivent...

On peut professer toutes sortes de choses : recommandations, conseils, injonctions... On peut se raccrocher à de nombreux préceptes et tenter des les faire partager ou adopter, mais si l'on n'y apporte pas de preuves concrètes, susceptibles d'être reconnues par l'écoutant auquel on s'adresse, cela ne peut rien signifier. On peut être d'accord dans l'idée sans pour autant en valider l'effectivité dans le réel. Et à quoi cela peut-il servir de transmettre des mots que l'on ne peut pas reconnaître soi-même comme véritables ? On y perd de sa stature, quand on veut exposer sur le devant de la scène, des savoir-faire que l'on ne maîtrise pas du tout.

Ceux qui, par contre, ayant mis en oeuvre certaines pratiques, idées ou façons de penser, et ce faisant, qui en ont constaté dans le réel la faisabilité, l'efficacité ou l'importance, et qui essaient de les transmettre via la parole sont beaucoup plus crédibles, puisqu'au poids des mots s'ajoutent les preuves tangibles sous-jacentes au concept.
Le cours de nos vies est comme un ruisseau sauvage, tantôt torrent furieux qui s'abat de la montagne, tantôt rivière paisible qui chemine au milieu des prairies. Nous ne décidons pas de tous les détours qu'empruntera ce cours. Il peut nous arriver, par exemple, d'en pressentir quelques uns et de les anticiper par la parole... mais au final, c'est par le lit creusé qu'on pourra juger nos prédictions, nos efforts et notre part de sincérité et de crédibilité.

La parole est un outil fabuleux, qui nous ouvre les portes de bien des univers. Encore faut-il en maîtriser la fougue, et ne pas se laisser emporter par un torrent verbeux, qui loin d'abreuver l'auditoire pourrait bien tout éclabousser et recouvrir de boue ... La parole est l'apanage des humains, et nous la considérons à ce titre, comme une part de notre identité... Ainsi faut-il veiller à l'utiliser aussi comme représentation de ce que nous sommes, de ce que nous faisons, et de ce que nous voulons transmettre, plutôt que comme étant un outil de communication comme un autre servant à manipuler notre image, et à masquer notre véritable intériorité.

Miroir, mon beau miroir.... A quoi réfléchis-tu quand je te jette tous ces mots ?...

... / LW

 

Posté par laurencewitko à 16:08 - DES MOTS... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Apprendre à recevoir...

" Je ne peux pas recevoir car ce serait trop devoir. "
Jacques Salomé


Qu'on le veuille ou non, nous savons que toute chose a un prix. Par exemple, le prix d'un travail bien fait, c'est le temps qu'on y aura consacré ; le prix d'une relation réussie, c'est l'investissement personnel en sincérité et en écoute qu'on y aura donné ; le prix d'un bon repas, c'est le temps passé dans sa cuisine à le mitonner ; le prix d'un gros contrat, en dehors del'aspect financier, c'est l'argumenttaion de qualité qu'on aura travaillé et la valeur même du produit, etc... Toute chose a la valeur de l'investissement qu'on y consacre, et demande en retour une reconnaissance de cette valeur par un moyen de troc quelconque.

Ainsi, si l'on ramène cette phrase au champ humain et plus précisément relationnel, on peut s'apercevoir que nous avons tendance à fonctionner sur le même système, qui est rarement celui du don gratuit, mais celui de l'échange. Cet état de fait nous entrave sans que nous nous en rendions toujours compte. Même si nous pensons donner gratuitement, et que nous sommes sincères dans cette aspiration, nous ne pouvons pas cependant écarter tout à fait l'idée, du droit que cela est susceptible de nous donner. Ce "droit" inconsciemment fantasmé peut être de nature diverse : on peut en attendre une sympathie, une reconnaissance, ou bien des effets plus pernicieux peuvent aussi voir le jour, à savoir attendre un "retour d'ascenseur" comme on le formule parfois.... De ce fait, dans le "recevoir", on projette sur l'autre ces attentes supposées du don, dont il serait susceptible de nous demander remboursement ou dédommagement.

Cette composante de la relation, que l'on ne peut pas nier totalement, nous incite aussi, dans nos comportements à refuser de recevoir pour ne pas se sentir redevable de quelque chose. On peut refuser un service de peur d'avoir à rendre la pareille, on peut refuser d'entrer dans une relation amicale avec quelqu'un par peur de l'engagement que l'autre pourrait y voir, et dont il pourrait exiger une plus grande proximité. On peut refuser d'être aimé par peur de l'implication et du sentiment que l'autre pourrait demander en retour. Et nous croyons que ces refus de recevoir nous maintiennent dans une sphère de liberté élargie.

Or, il faut admettre que le "devoir" que l'on peut ressentir exister, peut aussi n'être qu'une projection de notre esprit, et que ce sentiment de devoir que l'on peut éprouver, peut être complètement infondé. La différence entre les marchandises ou le savoir faire et les relations humaines, c'est que la qualité et le bénéfice de ces dernières, ne sont pas quantifiables, ne sont pas à proprement parler comptabilisables, monnayables. Le "devoir" qu'elles exigent si elles en exigent un, pointe leur intention tronquée dès le départ. On ne peut, et on ne doit, humainement parlant, donner que gratuitement, sinon il ne s'agit pas de don. Ce que l'on peut humainement donner, nous engage consciemment dans un processus altruiste, qui doit nécessairement émaner de la conscience de l'autre, que l'on reconnaît en demande ou en carence.

L'hypocrisie, le mensonge, l'insincérité, le manque d'authenticité, le "calcul" relationnel entretiennent cette "peur du recevoir". On a peur de recevoir, parce qu'on a peur de ce que l'on pourrait exiger de nous en contrepartie. On ne veut pas recevoir le sentiment de l'autre, parce qu'on a peur d'y perdre quelque chose en échange. L'ambiguïté de l'image sociale et de l'image privée contribue aussi à accentuer le phénomène. La peur de recevoir, au-delà de la peur de devoir, est aussi la peur d'être déçu, trahi. Recevoir n'est pas non plus un acte anodin, mais un acte impliquant important. La peur du recevoir, ce peut être aussi la peur de ne pas être à la hauteur du don, la peur d'être débiteur sans pouvoir rendre, la peur d'accepter un "marché" sous-jacent que l'on ne pourrait pas honorer...

Bzzzzz...Crrrrrr........Allô... Papa, Tango, Charlie... Me recevez -vous ?...

 

... / LW


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La météo de la vie...

" La vie est une météo imprévisible. "
Claude Lelouch


Chaque jour des milliers de personnes, voire des millions, s'asseyent devant leurs postes de télévision pour regarder les prévisions météo... exprimant par là, à la fois leur besoin de connaître à l'avance, de quoi ils pourront remplir leurs lendemains, selon les caprices du temps. Mais, il faut bien reconnaître, que bien souvent, ces prédictions jetées au temps ne sont que pâles reflets de la réalité. Elles ont le mérite d'entraîner nos humeurs dans leur sillage, quand elles nous permettent de rêver sereinement à un grand soleil qui éclairera tout le pays, ou au contraire de nous agacer de la grisaille susceptible de nous noyer l'envie de sortir.

Pourquoi cet engouement à connaître à l'avance le temps qu'il pourrait faire, puisqu'on sait bien que le risque d'erreur est loin d'être absent, qu'il fait même partie du jeu... C'est un peu comme si on essayait de savoir par avance quelles sortes d'évènements ou de sentiments pourraient affecter nos existences. Est-ce qu'on s'endormirait plus confiamment si l'on savait en détails ce que serait notre lendemain ? N'est-ce pas aussi le caractère même de la vie, que de s'adapter chaque jour, à chaque instant, à l'humeur du moment ?

Il y a dans ce désir, ce besoin de savoir, un manque de fantaisie évident. Rituellement, chaque jour, cette intermède météo rythme la vie, en projetant ses nuages ou ses orages, en nous situant dans l'espace et dans le temps... On parle des tempêtes que l'on affronte dans sa vie, du soleil qu'on a dans les yeux ou dans le coeur, des nuages qui assombrissent nos humeurs, du froid que l'on jette, de la pluie qui tombe de nos yeux... Mais, comme l'a dit Lelouch, " la vie est une météo imprévisible". On ne peut pas le soir au coucher, décider du temps qu'il fera sur chaun des jours de notre semaine à venir.

Bien sûr que nous pouvons, par notre façon de regarder les choses, de ressentir les évènements, donner certaines orientations quant au soleil qui nous guidera ou à la pluie qui nous fera frissonner. Mais nous ne sommes pas toujours bien préparés à accueillir un quelconque tsunami de sentiments qui se formerait sans qu'on l'ait vu venir.... Nous ne savons pas prédire si nos pluies se feront giboulées rafraîchissantes ou innondations dévastatrices. Nous ne pouvons qu'accepter la réalité, qu'elle corresponde ou non à ce que nous avons pu en anticiper dans nos prévisions météo à nous....

Mais si les prévisions météo étaient toujours justes, cela deviendrait alors, une science exacte, dont peut-être on se lasserait... N'est-ce pas aussi une sorte de jeu auquel nous nous prêtons de bonne grâce, parce qu'on a toujours l'espoir de voir apparaître sur la carte, ce dont nous avons envie ? Parce que ces incertitudes et ces inexactitudes, rapprochent les gens... La météo bénéficie de ce statut particulier, de faire partie des choses incontrôlables de notre vie, et qui le restera. C'est sa magie, sa liberté. Dans un monde un peu trop cadré, un peu trop prévisible, elle amène son lot d'inattendu, et permet de nouer conversation avec n'importe quel autre humain....

Parler de la pluie et du beau temps, c'est aussi reconnaître nos limitations d'homme : nous restons tributaires des aléas météo, quelque soit notre rang, notre fortune ou notre intelligence. Tous égaux devant les éléments, tous impuissants quant à leur déclenchement, tous pareillement en attente de voir briller la lumière de nos journées, et la chaleur de nos coeurs....

Est-ce la tenue vestimentaire du présentateur qui influence la météo, ou le contraire ?...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 16:15 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Avant d'éteindre la lumière...

" Le soir venu, libérez votre esprit des pensées négatives, un peu comme si vous vidiez vos poches."
Norman Vincent Peale

S'il est une recommandation importante, c'est bien celle-là. On n'en mesure pas assez l'importance et la pertinence. Le soir, et particulièrement au moment du coucher, évacuer tout stress et tout souci est une action fondamentale que l'on devrait effectuer comme un rituel. D'elle découle la qualité de notre sommeil, et le fonctionnement positif de tous nos mécanismes inconscients. La sagesse populaire nous dit que " La nuit porte conseil", sans y apporter d'autre explication, et chacun de nous l'aura, au moins une fois dans sa vie expérimenté.

Pourquoi la nuit est-elle si bonne conseillère ? De quoi est faite cette nuit qui hante nos rêves ? ... La nuit, ou son obscurité, n'ont pas grand chose à voir là-dedans. Il s'agit d'un mécanisme tout simple. Pendant l'état de sommeil, notre cerveau est au repos des pensées conscientes que nous entretenons, mais l'inconscient lui, ne dort jamais. Bien au contraire, libéré des parasites entretenus pas nos réflexions et actions durant la journée, la nuit lui appartient. Il peut alors développer tout ce qu'on y a semé en pleine conscience, ou même sans que l'on y prête complètement garde.

De ce fait, il est important d'avoir l'esprit libéré de toute pensée négative ou contrariété, pour lui permettre de s'orienter vers des choses agréables ou productives, plutôt que de lui donner cette possibilité de consolider nos "mauvaises" pensées et de les transformer en auto-suggestions négatives durant ce temps de sommeil. L'inconscient ne dort jamais, et même peut employer cette pause à nous construire des solutions, nous échafauder des plans, ou nous fournir des réponses, pour peu qu'on le mette à contribution. Et cela, même en dehors des périodes de sommeil nocturne, si l'on sait atteindre un état de relaxation suffisamment développé, pour lui laisser le champ libre.

Un exemple tout bête que nous pouvons prendre, est celui d'avoir perdu quelque chose, de ne plus savoir où on l'a rangé... On s'endort, en fixant cet objet mentalement, et en émettant le souhait de le retrouver le lendemain. Dans quasiment 100% des cas, on a le lendemain un petit éclair de génie qui nous permet de remettre la main dessus.
Il en va de même des apprentissages rabâchés sur l'oreiller avant de s'endormir... Quand j'étais jeune, je pensais que j'apprenais par osmose en m'endormant sur mes cours... Maintenant je sais qu'il n'y avait aucune osmose, c'était juste l'utilisation d'un mécanisme inconscient. C'est moins magique, mais bon, si ça marche, pourquoi s'en priver, hein ?

Donc, de la même façon que vous vous brossez les cheveux (pour ceux à qui il en reste), et que vous vous brossez les dents (même remarque), n'oubliez pas de vous laver l'esprit... Vous verrez comme ça change la couleur des rêves... et surtout celle des lendemains...

D'accord... comme si on se vidait les poches... mais ... où on les met ces pensées-poubelles ?...

 

... / LW...

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En bonne compagnie...

" Accompagner quelqu'un, c'est se placer, ni devant, ni derrière, ni à sa place. C'est être à côté. "
Joseph Templier

Qu'il est donc difficile parfois d'apprécier la différence de l'autre, et de trouver la bonne distance entre deux individualités. Qu'il est donc difficile de comprendre que nos différences sont nos richesses, et qu'il ne faut pas sans arrêt vouloir niveler tout le monde. Lorsqu'on veut apporter aide et soutien à quelqu'un, l'important est de bien accepter cette différence inévitable d'individualité, et de la prendre comme fondement même de la relation, afin de ne pas oublier que l'on ne peut aider l'autre, qu'en acceptant d'abord, ce qu'il est, et la situation qui est la sienne, au moment où nous souhaitons faire un bout du chemin avec.

Accompagner quelqu'un, c'est être là pour qu'il s'appuie, pas pour brandir des panneaux de remise en norme, qui lui font ressentir une inadéquation par rapport à des attentes, qui ne sont pas les siennes... mais les nôtres.
Accompagner quelqu'un, ce n'est pas lui montrer le chemin qu'il faut suivre, c'est-à-dire celui que l'on suivrait nous, si l'on était à sa place... mais aligner notre pas sur le sien, et découvrir avec nos propres yeux, le chemin qui lui plait le plus à suivre, celui qui lui convient le mieux, celui qui le rend heureux. Et si ce chemin nous ravit nous aussi, que l'instant demeure gravé comme un jour de grande chance de vivre un moment de partage si intense.

Nous avons tous, très souvent du mal à trouver cette bonne distance, qui nous permet d'être là dans le respect de l'autre, ni devant pour éclairer et déblayer un chemin qu'il aurait peut-être aimé faire seul... ni derrière à la traîne, comme un boulet qui ralentit, ou comme un toutou suiveur qui ne fait part d'aucune réflexion personnelle ni suggestion... ni à sa place, comme un substitut d'implant crânien qui voudrait canaliser ses envies, ses besoins et ses pensées.

Non, il faut trouver cette bonne distance dans la relation, qui permet d'être soi complètement, tout en apportant à l'autre un miroir de compassion et de non-jugement. Pouvoir à la fois servir de guide, sans aliéner à une thèse ou à une émotion, en écoutant le désir de l'autre, en le comprenant, mais surtout en en tenant compte... Etre compagnon de route, sans chercher à être meneur d'itinéraire, ni à fermer les yeux sur les éléments du paysage qui nous déstabilisent ou nous rebutent... Etre là comme une sorte de double, qui révélerait à l'autre ses impressions, ses ressentis face aux situations rencontrées, sans jamais se montrer vindicatif, ni courroucé, ni indifférent.

Accompagner quelqu'un est une des plus gratifiantes actions qu'il nous soit donnée d'accomplir, de par cette non implication de notre jugement, tout en accordant la partie la plus généreuse de nous-mêmes : notre faculté d'être à l'écoute de l'autre sans en tirer aucune vanité personnelle. Etre là juste par cette envie de voir l'autre trouver ses propres marques, graver ses propres empreintes... Etre là pour partager la force supplémentaire que l'on a engrangée avant, et dont le surplus sera, de toute façon, perdu, si on ne le partage pas. La force ne diminue pas lorsqu'on la partage, au contraire, elle tend à se multiplier dans l'échange.

Une bougie ne perd rien de sa lumière en la communiquant à une autre, dit un sutra bouddhique.
Que celui qui a su garder sa bougie allumée, sache aider les autres à rallumer la leur...
Cela semble si naturel... de la part d'une bougie...

Et vous, votre lumière... que souhaitez-vous en faire ?...

 

... / LW...


Posté par laurencewitko à 16:23 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [1] - Permalien [#]

Un peu d'autodérision...

" Si vous pouvez apprendre à rire de vous-même, vous ne cesserez pas de vous amuser. "
David Baird

Un des grands travers de notre époque réside dans son trop plein de sérieux. Nous avons droit aussi à la légèreté, la naïveté et la candeur que diable ! Bien sûr, à côté de ce trop plein, cohabite aussi un humour lourd et gras que relaient la télévision et les radios. La presse écrite se veut surtout reflet d'une réalité, qui ne prête pas tellement à rire, hormis les canards poubellisants consacrés aux people et à l'épanouissement féminin, via des conseils de vie et de savoir vivre qui font frémir par leurs à-prioris carrément bêtifiants. On peut toutefois les lire au second degré, notamment les conseils "psy" et les courriers du coeur, cela peut remplacer les blagues de Toto qu'on trouvait autrefois dans les carambar !...

Mais si l'on veut réellement être heureux, il faut dépasser cette image de perfection que l'on nous demande implicitement d'atteindre, et savoir reconnaître que parfois nous avons des réactions stupides, qu'il nous arrive de nous retrouver dans des situations plus comiques que tragiques quand on veut bien changer d'angle de vue. Savoir aussi accepter que ce sont nos petites gaffes qui nous rendent attendrissants ou sympathiques, parce que la perfection et le sérieux dressent des barrières entre les personnes quand elles se jouent de ce masque-là...

Dans le feu de l'action, on n'arrive pas toujours à s'apercevoir du comique d'une situation, ou du décalage de nos réactions par rapport à la gravité du moment, pourtant... au lieu de s'énerver sur des instants qui ne se déroulent pas selon nos prévisions, chercher à en trouver une autre dimension, en en faisant une autre ascension, par la face de l'humour, peut aider à désamorcer bien des angoisses.

L'humour, l'autodérision, l'ironie même aussi quelquefois, sont des atouts inestimables pour traverser sans trop d'encombres nos carrefours importants. Ils permettent de relativiser le pouvoir des choses, des évènements et des personnes sur le cours de nos vies. Ils nous donnent des outils différents pour décrypter les hasards et les coïncidences qui ne manquent jamais de déjouer nos plans les plus aboutis. Ils nous font un visage plus avenant pour accueillir toutes les farces que la vie nous réserve.

Riez le plus souvent possible !... Rire de soi, ce n'est pas se moquer, se dévaloriser, c'est au contraire s'estimer apte à se rendre humain aux yeux de tous, en admettant que nous ne sommes pas des modèles d'omniscience et d'idéalisme. Rire de soi , c'est permettre aux autres de nous rejoindre dans un partage complice de nos imperfections, et leur donner la possibilité de nous apprécier sous un autre jour, que l'image première que nous dégageons...

Allez... Faites un petit effort...
Rappelez-vous la fois où vous ne saviez même plus où vous mettre...
Sur le moment, c'était peut-être pas terrible à vivre, mais aujourd'hui...
Quand vous vous remémorez cet instant...

Avouez-le... Quand vous le racontez à vos amis, ça vous fait bien rire, non ?...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 16:29 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Changer de disque au besoin...

" Ne sois jamais comme une aiguille de tourne-disque, coincée dans un sillon à répéter sans cesse les mêmes vieilles erreurs. Si tu veux changer, tu peux le faire. "
Eileen Caddy


Nous pouvons constater souvent que notre vie semble se découper en cycles, en phases, en "époques", qui mises bout à bout font notre chemin. On peut même avoir l'impression que certains cycles fonctionnent en boucle, c'est-à-dire que l'on répète un certain nombre de fois les mêmes choses, les mêmes "erreurs" jusqu'à ce que l'on s'en rende compte. Si la jeunesse a l'avantage de la fougue, de l'insouciance et de l'audace, le temps qui passe nous permet d'apprécier différemment les évènements qui s'offrent à nous, et de les appréhender sous un autre angle, en vertu d'une certaine expérience qui s'acquiert.

La raison voudrait que, s'apercevant de l'inefficacité de certains de nos comportements ou réactions, on essaie d'y apporter des approches nouvelles, des corrections propres à nous faire avancer au lieu de rester là, bloqués dans des schémas qui ont prouvé leur inefficacité. Personne ne peut nous faire prendre de force une autre orientation, ces choses-là ne se décident qu'en nous-même quand, las de répéter les mêmes erreurs, on prend conscience que les clés de toute notre vie n'appartiennent qu'à nous...

Il faut aussi avoir le courage de se toiser en toute honnêteté, de ne pas essayer de reporter nos responsabilités sur un quelconque facteur chance, hasard ou inéluctable destin. Nous avons tous le pouvoir de changer notre façon de réagir, car c'est par elle que nous filtrons les évènements qui prennent corps et importance à nos yeux.
Il est facile d'accuser la mauvaise qualité du graveur de disque, quand il ne s'agit que de notre technique de lecture qui est mauvaise.
Et au besoin, si le disque est usé, abîmé ou devenu inécoutable, nous pouvons carrément en changer. La musique s'enrichit de nouvelles tonalités et nous ouvre ainsi d'autres univers...

Dans tous les cas, nous sommes toujours libres de rectifier et d'ajuster nos comportements. Il ne sert à rien non plus, de victimiser, car cette idée de ne rien pouvoir faire, non seulement nous empêche d'avancer, mais nous fait perdre un temps précieux à stagner là, à faire du sur place en s'essoufflant, sans même remettre en cause notre bon droit d'agir de la sorte. Comme un laboureur qui labourerait à l'infini le même sillon, à quoi servirait que ce sillon soit bien creusé, bien rectiligne s'il n'y en avait pas d'autres à ses côtés pour accueillir les semences. Le blé de tout un champ ne pourrait y être contenu...

L'homme est un être pensant... et non une machine. Cessons de fonctionner sur le mode stimulus-réponse déjà tout planifié, et examinons avec impartialiaté les situations qui nous posent problème ou qui ne nous conviennent pas ou plus...
Soyons exigeants en qualité de vie plutôt qu'en qualité de problème... Nous ne pouvons qu'y gagner en confort d'être ....

Ne trouvez-vous pas que je me répète... que je me répète... que je me répète... non ?


... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 16:33 - EN CHEMIN... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Que je gagne ou que je perde...

" Je suis toujours le même, que je gagne ou que je perde. "
Jerry Minchinton


Il faut savoir différencier la personne, son engagement, sa capacité d'action et de réaction et les retours qu'elle en reçoit. Même si nous avons indéniablement une part de responsabilité dans nos actions, il y a aussi d'autres facteurs qui contribuent à nos réussites et à nos échecs, dont certains sont complètement indépendants de notre volonté.

Prenons un exemple tout bête : aujourd'hui vous aviez convié vos amis à une grande fête champêtre, un orage diluvien a éclaté, la foudre est tombée sur le chêne centenaire qui ornait le jardin, entraînant un incendie qui a saccagé une bonne partie des dépendances et occasionné quelques brûlures sans gravité chez plusieurs de vos invités... Certes, la fête a été un peu gâchée, et vous n'avez pas réussi à maintenir une ambiance de légèreté, mais... cele ne change rien à la personne que vous êtes et aux intentions que vous aviez de partager un moment de convivialité. Ces circonstances-là ne pouvaient pas être prévues à l'avance. La volonté que vous aviez était celle de passer un moment heureux, non ?

Napoléon disait : "Avec de l'audace, on peut tout entreprendre, on ne peut pas tout faire..." Et il avait tout à fait raison. Sans courage, sans audace, sans volonté d'entreprendre, on reste à la merci des coups du sort, spectateurs passifs sans capacité d'action ; toutefois, ce n'est pas parce qu'on déploie des trésors d'ingéniosité et de détermination, que l'on verra forcément ses efforts récompensés et que l'on aboutira au résultat escompté en intention, tel qu'on l'avait projeté.
On ne peut pas juger de la valeur d'une personne, uniquement sur les résultats qu'elle obtient.

Ce qui est le plus important, c'est la façon de réagir à la victoire comme à l'échec, même si le mot "échec" est relatif, dans la mesure où il est généralement facteur d'apprentissage subalterne utile. Il y a des victoires sans gloire, dont le goût est amère, et des échecs qui grandissent bien plus dans ce qu'ils apportent d'opportunité de changement et de croissance personnelle.

Et puis surtout, Jerry Minchinton a terriblement raison de dire que l'on reste la même personne dans nos victoires comme dans nos échecs. La victoire peut susciter jalousie et colère alors même qu'elle a été loyalement gagnée, l'échec peut entraîner mépris et culpabilisation alors que l'on aurait besoin d'appui et de soutien... Mais l'être intérieur, duquel émanent ces deux aspects, est pourtant identique dans un cas comme dans l'autre...

Apprenez à ne pas vous surestimer dans la victoire, comme à ne pas vous sous-estimer dans la défaite. Rester soi-même en toutes circonstances, telle est la clé de la tempérance.

Et puis... appliquer aux autres, non pas la loi du tallion "Oeil pour oeil, dent pour dent", mais celle de la compassion : tous humains avec un même besoin d'aimer et d'être aimés quelles que soient les circonstances de la vie, et les erreurs de parcours que l'on puisse commettre, tant qu'elles n'attentent pas à la liberté et à l'intégrité des autres, cela va sans dire...

Et puis... la victoire... l'échec... c'est tellement relatif d'une personne à une autre...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 16:37 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Juste un détail, mais... d'importance...

" Se donner du mal pour les petites choses, c'est parvenir aux grandes avec le temps. "
Samuel Beckett

Nous avons le tort bien souvent, de négliger les petites choses de la vie, préférant nous concentrer sur une vue d'ensemble plus vaste. Pourtant c'est une foule de détails qui donnent à une esquisse la puissance d'un tableau, le choix des mots et de leur phrasé qui donnent une âme à une écriture, la richesse des accords et des ornements qui offrent à la musique son harmonie... C'est le nombre et la qualité des petites intentions que l'on porte à une personne, qui témoignent de notre intérêt pour celle-ci et qui construisent de belles relations ; c'est le souci des petits riens de la vie qui transforme celle-ci en un voyage de découverte positif permanent...

Et puis comme le Petit Poucet qui sèma ses cailloux pour retrouver son chemin, ces petites choses construisent une approche de la vie, qui nous mène droit à l'essentiel : savourer l'instant présent. Tous ces petits, tout petits " plus", sont le témoignage de l'importance que l'on veut donner aux choses, aux personnes, à l'orientation de sa vie. Sans nous en rendre compte, nous balisons notre devenir en favorisant des petits pas, anodins si on les prend séparément, mais significatifs lorsqu'on les met bout à bout...


Dans de nombreux domaines, ce sont ces petites choses qui font la différence, car c'est aussi l'expression de notre personnalité, qui fait que l'on s'attarde à rendre les choses plus belles, plus abouties, plus finies, en les décortiquant en unités plus petites, à laquelle on prête attention. Et au final, on construit ses valeurs sur des bases plus précises, plus stables et plus fouillées... On ne se contente pas d'un résultat, mais d'une théorie sous-jacente, qui s'appuie sur une analyse plus détaillée, sur une représentation mieux définie de nos priorités, et de nos envies...

On se rend compte aussi qu'à la source de nos "échecs" ou de nos défaites, il y a souvent ces petits détails que nous avons laissé passer. Ces petits rien qui, accumulés, ont fini par former des montagnes, des barrages ou des murs, qui ne nous laissent plus d'autre alternative que de reconnaître que l'issue est désormais totalement bouchée, et que nous devons reprendre les choses, non pas dans leur globalité, mais bien une par une, pour rebâtir de nouveaux horizons...

" Le peu, le très peu que l'on peut faire, il faut le faire quand même " écrivait Théodore Monod. On peut appliquer cette phrase à bien des évènements de notre vie pour mesurer l'importance des petits "riens". S'appliquer aux détails, c'est aussi admettre la non évidence du futur que l'on peut projeter, et la supériorité indéniable du présent que l'on vit, à chaque instant chaque jour de notre vie... Paradoxalement, c'est le temps qui passe qui nous apprend cet aspect essentiel du moment présent....


Il n'y a toutefois pas de recette miracle, pas d'appréciation des choses de la vie que l'on puisse ériger en modèle, et chacun doit agir en accord avec ses convictions propres, ses inclinaisons personnelles... choisir le pas qui correspond à sa cadence...

Mais... ce sont tous les petits plats de la vie ... qui en font un merveilleux festin, non ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 16:40 - A MEDITER... - Commentaires [0] - Permalien [#]