JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

14 septembre 2011

Un peu d'autodérision...

" Si vous pouvez apprendre à rire de vous-même, vous ne cesserez pas de vous amuser. "
David Baird

Un des grands travers de notre époque réside dans son trop plein de sérieux. Nous avons droit aussi à la légèreté, la naïveté et la candeur que diable ! Bien sûr, à côté de ce trop plein, cohabite aussi un humour lourd et gras que relaient la télévision et les radios. La presse écrite se veut surtout reflet d'une réalité, qui ne prête pas tellement à rire, hormis les canards poubellisants consacrés aux people et à l'épanouissement féminin, via des conseils de vie et de savoir vivre qui font frémir par leurs à-prioris carrément bêtifiants. On peut toutefois les lire au second degré, notamment les conseils "psy" et les courriers du coeur, cela peut remplacer les blagues de Toto qu'on trouvait autrefois dans les carambar !...

Mais si l'on veut réellement être heureux, il faut dépasser cette image de perfection que l'on nous demande implicitement d'atteindre, et savoir reconnaître que parfois nous avons des réactions stupides, qu'il nous arrive de nous retrouver dans des situations plus comiques que tragiques quand on veut bien changer d'angle de vue. Savoir aussi accepter que ce sont nos petites gaffes qui nous rendent attendrissants ou sympathiques, parce que la perfection et le sérieux dressent des barrières entre les personnes quand elles se jouent de ce masque-là...

Dans le feu de l'action, on n'arrive pas toujours à s'apercevoir du comique d'une situation, ou du décalage de nos réactions par rapport à la gravité du moment, pourtant... au lieu de s'énerver sur des instants qui ne se déroulent pas selon nos prévisions, chercher à en trouver une autre dimension, en en faisant une autre ascension, par la face de l'humour, peut aider à désamorcer bien des angoisses.

L'humour, l'autodérision, l'ironie même aussi quelquefois, sont des atouts inestimables pour traverser sans trop d'encombres nos carrefours importants. Ils permettent de relativiser le pouvoir des choses, des évènements et des personnes sur le cours de nos vies. Ils nous donnent des outils différents pour décrypter les hasards et les coïncidences qui ne manquent jamais de déjouer nos plans les plus aboutis. Ils nous font un visage plus avenant pour accueillir toutes les farces que la vie nous réserve.

Riez le plus souvent possible !... Rire de soi, ce n'est pas se moquer, se dévaloriser, c'est au contraire s'estimer apte à se rendre humain aux yeux de tous, en admettant que nous ne sommes pas des modèles d'omniscience et d'idéalisme. Rire de soi , c'est permettre aux autres de nous rejoindre dans un partage complice de nos imperfections, et leur donner la possibilité de nous apprécier sous un autre jour, que l'image première que nous dégageons...

Allez... Faites un petit effort...
Rappelez-vous la fois où vous ne saviez même plus où vous mettre...
Sur le moment, c'était peut-être pas terrible à vivre, mais aujourd'hui...
Quand vous vous remémorez cet instant...

Avouez-le... Quand vous le racontez à vos amis, ça vous fait bien rire, non ?...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 16:29 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le courage d'avoir peur...

" Où serait le mérite si les héros n'avaient jamais peur ? "
Alphonse Daudet



Nous respectons le courage des héros parce qu'ils dépassent leur peur, et s'en font une arme surpuissante pour se battre, pas parce qu'ils sont sans peur. Le chevalier sans peur et sans reproche des légendes, cela n'existe pas ! Il n'y aurait aucun courage, si l'on n'éprouvait aucune peur. La peur n'est pas mauvaise en elle-même, elle nous sert à prendre la mesure du danger. Elle est prudence et gardienne de notre intégrité tant physique que morale.

Affronter tous les coups du sort sans éprouver la moindre crainte ne nous donne aucun mérite. Le mérite c'est de se dépasser, d'oser faire ce qui nous fait trembler... Le mérite et le courage ne se mesurent qu'à hauteur des efforts que l'on fournit. C'est le coût de ces efforts qui nous rend méritants des résultats ou des honneurs que l'on en retire...

La peur peut s'avérer être une saine conseillère, quand elle nous presse à réfléchir plus profondément sur les moyens de vaincre l'obstacle. La peur nous fait trouver en nous des forces méconnues quand elle s'attèle à nous rendre la solution compliquée. La peur nous fait grandir et nous apprend que l'on a en nous des ressources inattendues pour vaincre nos sentiments d'échecs...

Le mérite c'est de savoir écouter sa peur, ses arguments et ses interdits, mais de la faire taire par des contre arguments et des actions dont on peut parfois s'étonner soi-même. Le mérite c'est de savoir que l'on peut survivre à toutes ses peurs par la volonté de se maîtriser. Le mérite c'est de recommencer encore et encore à défier la peur, pour se voir affirmer notre désir d'être plus fort que tous les doutes...

Le mérite c'est le salaire que l'on se verse après avoir déployé ses efforts. Le mérite c'est le prix du courage de s'être battu...

Mais ... devons-nous tous nous considérer comme des héros de nos vies ?...


... / LW...

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La santé avant tout...

" Ce n'est pas un signe de bonne santé, que d'être bien adapté à une société profondément malade. "
J. Krishnamurti(rien à voir avec une secte quelconque, style "Are Krishna!"....biographie de Krishnamurti).

On ressent parfois, ou souvent, (ça dépend des gens...) un décalage entre ce que l'on est, ce à quoi on aspire, et le monde dans lequel nous évoluons. La marginalité a de tous temps, été vue comme une sorte d'incapacité, incapacité à se fondre dans le moule, incapacité à intégrer les codes normatifs, incapacité à s'adapter aux règles imposées... La marginalité est souvent employée comme terme à valeur péjorative, parce que, à l'évidence, ce qui est bien et respectable pour le plus grand nombre, c'est la norme !

La norme... qui pourra en donner une autre définition que : valeurs communément admises par la majorité ? De ce fait, ces valeurs s'imposent... mais n'est-il pas possible de remettre en cause la validité de cette norme ? Ce n'est pas parce qu'un grand nombre de personnes partagent une opinion, qu'ils ont forcément raison... Souvenez-vous que pendant longtemps, on a crû que le Soleil tournait autour de la Terre...
Plus récemment, en Papouasie, on a vu des gens enterrer vivants des malades du sida... de peur d'être contaminés !

L'union fait certes la force, mais pas la raison... Toutefois, en vertu du nombre, il est difficile de lutter contre la tendance générale. En tout, il y a des codes, des rituels, des protocoles qui jalonnent nos vies.
Certains sont compréhensibles, quand ils sont en adéquation avec le respect mutuel que l'on se doit.
D'autres, héritées de traditions ancestrales, paraissent vraiment caduques et devraient être revus et actualisés.
D'autres enfin, nourris de l'imaginaire collectif, sont plus nuisibles, que véritablement constructifs. Ils nous enferment dans des dogmes et des façons de se conduire, tout juste bons à nous anéantir notre flamme intérieure qui fait la différence.

Parce que nous sommes tous différents... nous ne pouvons pas tous agir et être, de façon uniforme. Ou alors l'ombre de Big Brother s'abattra sur nous et notre incapacité à nous assumer dans notre originalité et notre vérité... Ce serait triste quand même... un monde où tout serait nivelé, déterminé et inamovible, non ?

Heureusement, on n'en est pas encore là... Mais le malaise actuel témoigne bien de cela. De plus en plus de gens se sentent mal dans leurs rôles, prisonniers de leurs envies et tout à la fois, sentinelles de garde de ces concepts matérialistes et décadents, qui nous mènent droit à la ruine...

Oui, le monde est malade. Malade de ses désirs de pouvoir et de richesses matérielles, malade d'individualisme forcené, malade de ses ambitions inavouables de domination et de ce sentiment de supériorité sur toute autre forme de vie... Comme les cellules cancéreuses qui détruisent peu à peu un corps, en se multipliant de façon exponentielle, nous contribuons aussi à alourdir la facture par notre adhésion à ces valeurs irrespectueuses.

Cessons d'être nos propres bourreaux en fermant les yeux sur les vérités qui nous dérangent, et devenons notre propre médicament...
Engageons-nous dans une thérapie salvatrice, en refusant de cautionner ou de perpétuer des pratiques et des comportements, dont nous savons bien, qu'ils ne peuvent rien amener de positif et d'épanouissant...
Oeuvrons à notre bien-être en répandant un peu plus de réflexion et de sincérité dans nos vies...

Plus que jamais, nous devons manifester ce qu'il reste d'humain en nous... non ?...

... / LW...

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Soyez doux !...

" Il n'y a rien de plus fort au monde que la douceur. "
Han Suyin


La douceur d'un rayon de soleil,
... qui vient se poser là, juste à fleur de peau, pour nous envelopper de sa tiédeur ...
... qui nous éclaire jusque dans notre intérieur, en chassant nos mauvaises humeurs...
... qui nous donne l'énergie de sortir de nos murs d'enceinte...
... qui illumine nos couleurs déteintes...


La douceur d'un dessert sucré,
... qui transporte nos sens, à plein palais pour nous faire fondre de plaisir...
... qui nous ravit l'oeil autant que le goût, en s'offrant à loisir...
... qui comble nos carences le temps de quelques bouchées...
... qui nous aide à tout ... digérer...


La douceur d'une voix,
... qui se dépose, au creux de notre oreille pour nous donner d'autres idées...
... qui nous emporte par ses mots, jusqu'à la porte du coeur, en berçant nos pensées...
... qui nous rend la force de dépasser nos lassitudes...
... qui rompt, par hasard, monotonie et habitudes...


La douceur d'un sourire,
... qui se dessine, en plein visage, pour nous entrainer à sa poursuite...
... qui nous communique, toute la joie et l'allégresse de ceux qu'il habite...
... qui nous rembourse de tous nos doutes stériles...
... qui rend tout le reste... parfaitement inutile...


La douceur de la vie,
... qui soudain surgit à l'évidence...
... de ceux qui l'offrent...
... comme de ceux qui l'accueillent...


La douceur est bien plus forte que tous les conseils et les injonctions, quand il s'agit d'atteindre la vérité du coeur...
La douceur est une arme de paix, à utiliser sans modération quand la violence du conflit se signale à nos limites...
La douceur sauvera ceux qui n'auront pas peur de se montrer humbles à ses effets et reconnaissants à sa puissance...

La douceur est humaine, inventée pour nous permettre d'expérimenter l'importance de la simplicité et de la spontanéité des choses...
La douceur est lumière, pour éclairer nos conspirations de marionnettes qui visent à voiler nos émotions...
La douceur est force de vie, bâton de marche sur lequel appuyer nos pas chancelants quand on se sent perdu ....

Soyez doux avec le monde, avec les autres et avec vous... Le monde vous le rendra...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 18:55 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Liste bilatérale...

" On ne fait jamais attention à ce qui a été fait ; on ne voit que ce qui reste à faire. "
Marie Curie


La vie va toujours en avant, il n'est pas bon de regarder sans cesse à l'arrière, d'où l'on ne peut guère apprécier de nouveaux points de vue ... Cependant, il n'est pas bon de ne regarder que ce qu'il nous reste de chemin pour atteindre nos buts et nos objectifs.
L'aboutissemnt d'un projet est toujours un parcours, en plusieurs étapes, dans lesquel chaque étape compte...

Certaines choses que l'on accomplit, ou que d'autres accomplissent pour nous, nous semblent si évidentes, que l'on évalue mal ce qui a été mis d'efforts ou de temps pour les mener à terme, et l'on ne prend en compte que ce que l'on voit d'améliorations encore possibles ou nécessaires. C'est mal juger de la valeur des choses...
Il est bon d'évaluer le chemin dans sa dimension d'à venir, mais il ne faut pas négliger la portion déjà parcourue, qui nous a permis d'arriver là...

Ne pas faire attention à ce qui a déjà été fait, et ne prendre en compte que ce qui reste à faire, c'est vivre en perpétuel état d'insatisfaction... L'insatisfaction permanente empêche de voir le bon côté des choses. Et, ce qui a déjà été fait, étant une étape nous rapprochant d'un but que l'on s'est fixé, cela devrait nécessairement nous satisfaire, nous emplir d'une certaine fierté face au défi lancé. Ne pas reconnaître cette valeur, c'est s'exposer à l'angoisse de l'avenir, plutôt qu'accepter d'apprécier la joie simple qui émane forcément du franchissement d'une étape...

Ne prendre en compte que ce qui reste à faire, c'est témoigner d'une exigence de perfection, qui mine tous les petits bonheurs de la vie, qui elle, n'est jamais parfaite... Ce qui reste à faire est naturellement important, c'est ce qui nous donne une direction, une orientation, quelque chose qui nous motive, ou nous donne des raisons de continuer...
Privés de cela, dans l'optique de ne plus rien avoir à faire, on resterait démuni face à l'incertitude de la vie... Nos objectifs, nos buts et nos chemins, nous ne les traçons que pour nous-mêmes, en fonction de nos aspirations, et avec les moyens et les objectifs, qui nous semblent les meilleurs ou les plus adaptés à nos possibilités...

Ce n'est pas que l'on ne fait jamais attention à ce qui a été fait... C'est que nous plaçons l'importance des choses à faire au-dessus de celles qui ont déja été faites.

Pourtant, sans ce qui a été fait avant, le présent serait autre, et d'un présent différent, l'avenir, ses objectifs et ses possibles, se déclineraient aussi différemment...

Et si on dressait une liste, à deux colonnes ("fait" et "à faire"), est-ce qu'on y verrait plus clair ?...


 

... / LW...

Posté par laurencewitko à 19:47 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Remèdes simples pour vaincre la fatigue...

" Le rire et le sommeil, chacun en quantité suffisante, sont les meilleurs remèdes au monde. "
proverbe irlandais


De nombreuses études tendent à nous prouver que le rire contribue à la prévention du risque cardiaque. Ainsi, le rire est voué à être bientôt promu "médicament de longévité"... Remarquez, on voit pire comme thérapie !
Cela dit, rire au quotidien n'est pas un sport pratiqué par tous, loin s'en faut... Beaucoup de personnes stressées par leur quotidien, finissent par perdre tout sens de l'humour, ou par reléguer cet acte simple, banal, et avant tout réflexe, au rang de perte de temps. Rire, cela n'est pas sérieux...

Rabelais le considérait comme le propre de l'homme, néanmoins, j'aurai tendance à penser que le rire s'apprend, et que le sens de l'humour n'est pas non plus une manifestation spontanée de notre personnalité. Ou plutôt, il s'agit d'un apprentissage issu de l'éducation et du milieu social. On peut noter à ce propos que ce qui fait rire les uns, ne fait pas forcément pouffer les autres. Le rire peut être contagieux, mais ne se partage pas toujours à l'unanimité...

Un bon fou rire détend tous les muscles et procure une agréable sensation de relâche physique. C'est donc, presque l'équivalent d'un sport, à pratiquer sans modération aucune, et pour lequel il n'y a nul besoin de certificat médical d'aptitude. C'est une bonne façon d'évacuer son stress...

Le sommeil est naturellement un facteur équilibrant, puisqu'il favorise, par la relâche de tous les muscles d'obtenir un état cérébral particulièrement propice à l'activité des mécanismes du subconscient entre autres, tout en permettant un repos du corps physique, lui permettant ainsi de se régénérer...
Le manque de sommeil a de nombreuses conséquences, dont les principales sont la fatigue générale, des difficultés de concentration et des troubles de l'humeur... Dormir n'est pas une perte de temps, mais bien un temps nécessaire à l'optimisation de celui que l'on passe à l'état éveillé...

Allier rire et sommeil serait peut-être une solution parfaite... Peut-être devrions-nous orienter nos rêves vers une dimension comique pour en tester l'efficacité. Chaque soir en nous endormant, nous devrions visualiser des images propices à nous entraîner d'un sourire béat au fou rire onirique...

Rêvons à toutes les bonnes plaisanteries que nous avons entendues, vues ou éprouvées...
Rêvons notre vie comme si nous étions en plein one-man show d'un humoriste célèbre...
Rêvons sérieusement à la dimension comique de la plupart de nos inquiétudes...

La durée de la vie semble être inversement proportionnelle au sérieux que l'on y projette...
Alors si la vie elle-même veut nous prouver qu'elle n'est pas affaire sérieuse...

Pourquoi nous priverions-nous de nous bidonner jusqu'à en avoir mal aux côtes ?...


... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 19:53 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 septembre 2011

Prendre le risque...

" Celui qui prend un risque perd pied pour un instant, celui qui ne prend pas de risques perd sa vie. "
Kierkegaard


Prendre un risque, c'est accepter d'être pour un temps obligé de composer avec le flou d'une situation, dont on ne peut pas être précisément sûr du dénouement qu'elle atteindra. Pour ce faire, il faut composer avec le lâcher prise, c'est à dire, faire taire en nous, les interrogations anxieuses du futur, auxquelles aucune réponse définitive ne peut être apportée...

Prendre un risque ne signifie pas nécessairement, se comporter de façon irresponsable, non ! Prendre un risque, c'est seulement oser concevoir différemment sa manière habituelle de réagir, ou la manière la plus communément admise selon les normes qui régissent nos milieux de vie usuels...

Prendre un risque, c'est mesurer par avance, que la part d'échec de la solution choisie existe, mais qu'elle n'est pas non plus, la seule issue envisageable. Le fait que cette possibilité, aussi infime soit-elle, que ce choix différent, puisse déterminer et générer des résultats tout à fait autres et au bénéfice plus important que l'immobilisme ou la non prise de ce risque, nous engage à oser s'aventurer en dehors de nos schémas de raisonnement normatifs.

Si rester dans la sécurité de la non prise de risque peut semble à priori un choix plus judicieux parce que sécurisant, il s'avère néanmoins à la longue, une composante majeure des états d'insatisfactions et d'amertume. Car être resté dans la zone temporisée contraint à se sentir en marge des hasards heureux et des chances à saisir, auxquelles on n'a pas voulu accorder de l'importance, pour se préserver cet espace connu, sans danger... et sans changement...

Ainsi, Kirkegaard a tout à fait raison de dire que celui qui prend un risque perd pied pour un instant, car inévitablement les questions liées à ce bien fondé de choix ne tardent pas à apparaitre... et à déstabiliser celui qui s'y confronte.
Parallèlement, celui qui n'en prend aucun, perd sa vie, car il s'enchaîne à une routine d'être et de penser qui empêche toute remise en question... Remise en question et doute accompagnent toujours la prise de risque et le changement, et par là même, nous force à élargir nos horizons et nos vues d'esprit...

La capacité de douter est un élément clé de la réussite dans la prise de risque : savoir douter de ses choix, de soi, de la validité des thèses auxquelles on adhère ou auxquelles on se heurte... Remettre en question son système de pensée et de ressenti, permet d'ouvrir de nouvelles voies d'accès vers des connaissances et acquisitions que l'on ne possède pas... et qui, sans aucun doute... sont facteurs de changements...

Prendre un risque c'est lâcher prise sur nos valeurs raisonnées pour se hasarder vers des valeurs inconnues...
et savoir comme quand on joue à "quitte ou double", que le jeu peut nous apporter bien plus que notre mise initiale, ou bien réduire le gain sécuritaire acquis jusque-là...

Toute la question est de savoir ce qui risque de nous rendre le plus heureux...
De bien savoir évaluer le risque que l'on prend à n'en prendre aucun...
Et de faire la différence entre les risques liés à l'irresponsabilité et ceux qui, au contraire relèvent de la responsabilité de chacun en terme de mieux être et de bien vivre...

Est-il plus facile de se risquer à affronter notre peur du risque, ou de risquer de perdre sa vie ?...


... / LW...

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Fantastique !...

" L'extraordinaire nous attire un instant, la simplicité nous retient plus longtemps, parce que c'est en elle seule que réside l'essentiel "
Garry Winogrand (... ici ...)

Nous vivons à une époque où l'extraordinaire, le sensationnel, le fantastique nourrissent notre imaginaire au point que nous perdons tout sens des valeurs fondamentales. Nous croyons qu'il suffit de posséder des choses pour devenir magiquement heureux, nous accordons beaucoup plus d'importance au superficiel qu'au nécessaire, nous nous prosternons devant le Dieu du matériel qui nous fait miroiter ses bienfaits, et détournons le regard de l'humain qui mendie sa survivance.
Résumé ainsi, on pourrait dire que l'on croit à la force supérieure de l'illusion sur la réalité...

Nous venons de traverser quelques siècles de "progrès" faramineux pour l'humanité entière, une sorte de course éffrénée pour régner en maitres absolus, sur un univers que l'on pourrait maîtriser dans son intégralité, nous... qui ne pouvons même pas imaginer, concrètement... ce que représente l'infini. Nous nous sommes agités en tous sens, sur notre fourmillière terrestre, luttant contre les éléments, luttant contre le temps, puis luttant les uns contre les autres... à s'en croire toujours meilleurs, plus forts et plus grands... persuadés d'avoir raison, incapables de remettre en cause cette attitude guerrière face à la vie...

La vérité... c'est que, si le confort matériel que nous avons acquis est certes indéniablement devenu nécessaire... il y a des limites claires que nous devons aussi nous fixer. Nous prenons conscience que nous avons perdu des choses dans la course... Nous ne pouvons, ni ne voulons rebrousser chemin pour tenter de les récupérer, il nous faut les réinventer...

Il faut réinventer les choses simples... Mais la simplicité est difficile à inventer... elle se doit d'être spontanée... On ne crée pas la spontanéité... ou bien si jamais un jour on y arrivait, ce serait vraiment la fin de tout... La simplicité, ça parait être facile à cerner, pourtant il n'est pas aisé de la définir, chacun lui attribuant ses propres critères...

La simplicité, c'est enlever tout ce qui n'est pas directement utile, pour garder l'essentiel...l'essence des choses. Rien qu'à prononcer ces mots "l'essence des choses", du fait de l'homophonie avec "les sens", on se sent enveloppé dans un tourbillon de sensations.
Les sensations sont bonne illustration de la simplicité quand on les autorise à nous habiter sans chercher à les censurer, les retenir ou les contenir.

... / LW...


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Faites de votre vie la plus belle !...

" Faites de votre vie la plus belle ! "
Katy Gawelik


Nous avons tort de considérer la vie comme une chemin, ou comme une succession de jours... nous devrions lui donner une autre place... une autre vocation... et la considérer comme notre oeuvre... la vivre comme une oeuvre d'art.
Une oeuvre d'art ne nait pas spontanément, elle est fruit d'un travail, d'une création qui se matérialise, qui poursuit sa maturation... jusqu'à atteindre sa "finitude" en quelque sorte...

Nous sommes créateurs de notre vie, nous décidons pour beaucoup des couleurs qu'on lui dépose, des émotions auxquelles on donne plus d'importance, des rêves que l'on se permet et de l'attention qu'on lui porte... Mais nous n'agissons pas toujours en pleine conscience de ce pouvoir de création que nous détenons... et croyons subir les intempéries de LA vie en général, alors même que nous sommes seulement sourds à notre propre force de création...


" Faites de votre vie la plus belle ! " est une injonction suffisamment généraliste pour développer un grand pouvoir d'autosuggestion. La précision nuit à l'activité de l'imaginaire... L'imagination n'a pas besoin de repères, même sur une lointaine ligne d'horizon, elle s'accomplit beaucoup mieux lorsqu'on lui laisse tout le champ des possibles grand ouvert....


Faire de sa vie la plus belle, ne donne aucune recette, aucune façon d'atteindre quoi que ce soit, juste une recommandation toute simple, mais qui détient l'essentiel... Il y a des milliers de façons de faire de sa vie la plus belle... Chacun doit déterminer ce qui fait de sa vie la plus belle... Il faut savoir trouver, ce qui pour chacun, a ce statut d'unicité qui fait la différence... et donne les couleurs et les tonalités à nos mélodies personnelles...


Faites de votre vie la plus belle... parce que ... si vous ne le faites pas... Qui le fera ?...


... / LW...

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16 septembre 2011

Les dessous du rire...

" L'humour est un déguisement sous lequel l'émotion peut affronter le monde extérieur. "
Tony Mayer

L'humour est une des grandes richesses de notre vie... Il permet sous un jour qui se voile à peine, d'ombrer la vie de différents regards, et de mettre à mal nos petits travers dans des sourires, qui reconnaissent, attendris, tous les bobos de la vie... que nos coeurs et nos corps endoloris, ont parfois du mal à relativiser...

L'humour permet d'endosser le masque d'une personne extérieure aux circonstances, dont on n'imagine aucune histoire, aucun passé, aucun avenir... juste un présent, une situation arrachée à vif à sa réalité, et présentée en brut... là, devant nos yeux... pour la disséquer sous d'autres focus, pour la lapider de son absurdité, pour la réduire à un fait... qui tout en nous demeurant étranger, nous interpelle... et nous invite à considérer d'autres horizons, d'autres aspects, d'autres nous-mêmes...

De temps en temps, ressurgit le vieux débat, "peut-on rire de tout ?".... La question ne semble pas pouvoir être tranchée... et pour cause, l'humour, comme d'autres choses d'ailleurs, est une chose difficilement mesurable... On ne peut pas évaluer l'humour sur une échelle graduée, qui permettrait ainsi de définir des degrés d'humour... Bien sûr, me direz-vous, nous avons déjà l'humour au second degré... ???.... ?...!!!... .. . Certes... justement... est-il souhaitable d'augmenter les degrés, quand le second a déjà bien du mal à être convenablement stabilisé et compréhensible à tous... ???... Il y a là aussi, matière à débattre...

Je pense que l'on peut rire de tout... mais pas de n'importe quelle façon...
Le rire n'est pas moquerie ou ironie, il n'est pas que ça... Il est aussi relativisation des choses, sur une échelle de pessismisme graduée, dont on grimpe volontairement les barreaux, pour montrer que... vu d'ailleurs, la situation est encore différente... que parfois, il y a des choses qui semblent ridicules, contrariantes, stupides, etc... et que la vie, et bien, c'est aussi ça... alors autant s'en réjouir, plutôt que s'en lamenter, puisque de toute manière... cela ne changera rien à l'affaire...
Le rire... ça peut sauver des vies...

Et puis, oui... l'humour c'est aussi une sorte de bouclier pour défendre nos émotions en notre for intérieur. C'est, par défense de notre pudeur par exemple, ou bien comme une béquille qui nous aiderait à gérer nos émotions...
Nous savons que le fait de rire, fait du bien à notre corps et à notre tête... Les gens rient beaucoup moins d'années en années. Sans rire ! ... Des études ont été faites, et ils ont comparé le nombre de minutes quotidiennes évaluées à rire, en 1920 et aujourd'hui... J'ai oublié les chiffres, mais on en a perdu plus des deux tiers !... Ce temps qu'on passait à rire, on l'utilise pour faire autre chose... mais les études ne disent pas quoi... Ce pourrait être instructif...

Ces minutes de rire quotidiennes que nous avons perdues on ne sait où et comment... ben, je trouve qu'elles manquent...
On vit dans un environnement beaucoup trop sérieux... tout le temps... et on s'étonne que le stress augmente... On n'a plus le temps de se vider la tête, on croule sous les responsabilités et les obligations, et pas de sas de décompression en vue...
Si on nous les rendait ces minutes qu'on passait à rigoler, et bien ce serait toujours ça...

Y a juste un petit truc qui ... me chagrine ... A qui que je l'envoie la lettre de réclamation ?...

... / LW...

 


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