JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

14 septembre 2011

Juste Revendication...

" L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."
Eleanor Roosevelt


Oui... Il y a toujours les "moroses" qui veulent à toux prix mettre des coups de pied dans nos rêves...
Oui... Il y a toujours les sapeurs de joie de vivre, qui veulent nous faire culpabiliser sur la misère du monde, bien qu'eux-mêmes ne fassent pas grand chose pour y remédier...
Oui... Il y a toujours ceux qui ont des raisons que la raison dicte, pour formuler des objections sur tous nos plans d'avenir pas assez carrés..
Oui... Il y a toujours ceux qui savent mieux, parce qu'eux aussi un jour, ont cru à leurs rêves, et que au vu de leur expérience personnelle, on ferait mieux de raccrocher leur réalité...
Oui... Il y a ceux qui "savent", et qui par conséquent nous range dans la catégorie des ignorants et des utopistes indécrottables...
Oui... Il y a ceux qui nous demandent d'ôter nos oeillères pour regarder les choses comme elles sont et comprendre l'impossibilité de nos désirs, sans s'apercevoir qu'ils rétrécissent l'univers à leur seul champ de vision pas toujours très bien éclairé...
Toutes ces personnes existent... Et alors ?...

Je refuse que ma façon de voir la vie soit assujettie aux normes en vigueur, et revendique la liberté de me guider selon mes propres convictions...
Je refuse de vivre dans la morosité ambiante, l'incertitude n'a pas forcément le goût de l'angoisse et du pessimisme...
Je refuse de me garer par sécurité sur le bas de côté pour laisser passer les idées toutes faites qui font recette...
Je refuse de croire à la fatalité d'une vie toute écrite, que d'autres sauraient mieux lire que moi, et continue de penser que les évènements de la vie ont un sens positif, même quand on ne sait pas les interpréter...
Je refuse de me rendre aux "évidences" que je ne reconnais pas comme telles, et me garde le droit de juger de ce qui est bien ou pas pour moi, opportun ou non, réalisable ou pas...
Je refuse d'être au service d'une réalité dont on m'imposerait la vision, pour me ranger aux côtés de la vision qui me parait la plus enthousiasmante de mon point de vue...
Je refuse...

Je crois qu'il n'y a aucun mode d'emploi à la vie, et encore moins à l'utilisation de nos capacités, et qu'ainsi chacun est seul maître de ses choix, à partir du moment où il les assume...
Je crois que ce qui fait la vie, c'est l'envie qu'on a de réaliser des choses, et non la passivité qu'on montre à subir le cours des évènements...
Je crois que les rêves sont encore bien plus importants que tous les raisonnements réalistes qu'on s'évertue à faire quand on cherche à supporter des situations qui ne nous conviennent pas...
Je crois qu'on est tous en cours particuliers ici-bas, et qu'aucune conclusion à portée générale ne peut jamais être tirée...
Je crois que tant qu'on a des rêves pour se tourner vers l'avenir, on est vivants, et on a la force d'affronter tout ce qui nous en sépare...
Et que oui... l'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves...


Et dans ma tête ne résonnera jamais qu'une voix, qui porte par-dessus toutes les autres :
"Deviens ce que tu es, fais ce que toi seule peux faire."...

... / LW ...

Posté par laurencewitko à 01:10 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Savoir qui l'on est...

" Quand vous ne savez pas qui vous êtes vraiment, peu importe l'âge que vous avez, vous n'êtes qu'un enfant. "
Nisargadatta Maharaj

Dans notre monde axé sur l'image, nous courons tous après la nôtre aussi, la recherche de la vérité commence là... Savoir qui l'on est... Ce n'est pas si évident qu'on veut bien le penser. Nous sommes tous le résultat d'une éducation, d'un passé, d'expériences diverses qui nous forment et nous transforment. Nous avons tous nos limitations qu'on s'impose ou qui s'imposent d'elles-mêmes par manque de recherche de soi. Les croyances limitatives, fausses ou erronées qui nous empêchent de laisser passer notre sensibilité, sont des entraves à l'expression de notre vraie personnalité aussi.

Bien sûr, beaucoup croient se connaître parce que l'image qu'ils pensent véhiculer leur convient, mais
l'être humain est bien plus complexe, tellement de facettes qui se voilent les unes et les autres, c'est parfois difficile d'avoir une vue d'ensemble satisfaisante. On en revient au "Connais-toi toi-même" de Socrate, ou à la philosophie bouddhiste. Pour comprendre le monde, pour changer de regard sur la vie, ce n'est pas de l'extérieur que l'aide peut venir, mais au contraire, c'est à l'intérieur de soi qu'il faut chercher, et ne pas vouloir fermer les yeux sur ce qui nous dérange non plus.

L'acceptation de soi est un premier pas pour pouvoir "grandir"... certains s'illusionnent une vie entière, croyant pouvoir se satisfaire de leurs images, parce qu'on a tous notre ombre et notre lumière, et que l'ombre est parfois difficile à admettre... Mais rien ne sert de vouloir nier cette part-là, elle a son utilité aussi. Nous ne sommes pas des êtres parfaits, mais nous pouvons nous améliorer... peut-être... Nous possédons tous toutes les qualités et tous les défauts en nous, développés pour chacun à différents degrés. Ainsi, rien ne sert de lutter contre un défaut, il est préférable de s'attacher à renforcer la qualité qui contrebalance le défaut que l'on veut réduire (il ne disparaitra jamais totalement...), plutôt que de lutter consciemment contre le défaut en question. Mais pour cela, il faut savoir qui l'on est...

Il n'y a pas d'âge pour se poser des questions, ni d'âge non plus pour trouver des réponses...

On parle parfois "d'âge de raison", comme si inéluctablement un jour on arrivait à un stade où l'on dépasse ses illusions pour enfin voir les choses comme elles sont et qu'on les accepte, mais je pense que c'est faux. C'est
seulement par une recherche délibérée que l'on peut s'approcher de sa vérité, que l'on n'atteindra cependant jamais... Une vie n'y suffirait pas... Rien ne sert de lutter contre la réalité, c'est une des grandes lois de l'Esprit : accepter les choses comme elles sont... un premier pas vers la connaissance...

Savoir qui l'on est n'implique pas que l'on fasse taire toutes ses images "sociales"
, mais simplement qu'on puisse agir en toutes situations en accord avec soi-même sans prêter attention au jugement que peuvent porter les autres dessus... qu'on analyse les choses avec son coeur, sa sensibilité et non plus au travers du filtre de la raison ou du conformisme... qu'on s'accepte dans son unicité, même si on se sent incompris... qu'on ressent les choses et la force de l'instant comme notre principal carburant, plutôt que de projeter sans arrêt notre vie en différé et en différent sur un futur branlant sur lequel on ne peut pas compter...

Et si au lieu de prendre le chemin de la plage, vous visitiez vos petits coins secrets cet été ?
Si ça se trouve, vous rameneriez des trésors encore plus beaux...

Sait-on jamais ce que l'on trouvera au fond de soi si on y plonge ?...

.../ LW...

Posté par laurencewitko à 02:44 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Silence !!!...

" Pour savoir qui tu es, écoute ton silence... "
Yankun


Il n'y a que dans le silence et la solitude que l'on peut se regarder sans mentir, sans se cacher derrière nos images... Les pères du désert prêchaient déjà cela il y a bien longtemps. La solitude nous permet de retrouver nos vrais besoins indépendamment de toute influence, de se ressentir dans notre fragilité et notre faiblesse sans avoir à nous montrer autre que ce que l'on est.

Le silence n'est pas absence de mots, le silence est porteur de nos pensées, enfin à portée d'écoute, à portée d'attention, et peut-être de compréhension. Mais il faut qu'il soit long ce silence pour nous permettre d'accéder à nos pensées profondes... Le silence une fois apprivoisé, se fait presque nécessité, forme d'hygiène de vie, pour évacuer et trier les apports de la journée... un espace personnel dédié au ménage intérieur... Le silence peut aussi n'être que vide, et faire ainsi place à la détente du mental...


Le silence est quelquefois brouhaha infernal quand la tête pleine, on n'arrive pas à atteindre la détente sereine d'un moment de calme. Ce silence nous en dit long de nos frustrations, de nos agacements, et de notre difficulté à comprendre les choses. Ces silences pleins de bruits nous aident néanmoins à prendre conscience de l'énergie qui circule en nous, et de ce que nous faisons... Pas toujours bien utilisée, pas toujours mesurée, mais terriblement présente...

Ecouter son silence, c'est écouter les choses qui nous heurtent, les choses qui nous rendent vivants, les choses qui nous font humains... C'est respirer son atmosphère intérieur personnel, et comprendre ce que l'on pourrait en faire en canalisant positivement tout ce tumulte...
Le silence de nos mots est rarement silence de nos maux... bien au contraire... Puisque l'on ne peut pas l'entendre par nos oreilles, il nous faut l'écouter en connection directe, en sondant nos profondeurs intimes... et peut-être si nous en avons le courage et l'envie, comprendre ce que l'on ne sait pas se laisser entendre.

Le silence est notre ami. Nous vivons dans un monde rempli de trop de bruits, de trop de sollicitations visuelles, auditives, olfactives, etc... Nous nous remplissons chaque jour de stimulations sensorielles diverses qui nous éloignent de nos besoins fondamentaux. Il faut à un moment vidanger la machine pour retrouver nos fonctions essentielles, et nous ressentir dans notre simplicité primaire. Le monde, la société, ont évolué certes, mais les besoins fondamentaux de l'être humain sont les mêmes : respirer, se nourrir, aimer et être aimé, être reconnu pour ce que l'on est, dormir, etc... L'écran à cristaux liquide, l'e-book et le voyage touristique en navette spatiale ne sont que des besoins très... secondaires...

Et si nous faisions une minute de silence pour nous écouter ensemble, hein ?...

... /LW...

Posté par laurencewitko à 03:02 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 septembre 2011

Les couleurs que l'on ressent...

" On se sert des couleurs mais on peint avec le sentiment. "
Jean Chardin


A regarder un tableau, on juge les harmonies ou les contrastes des couleurs, les jeux d'assemblage et les esquisses d'imagination, qui font d'un tableau plus qu'une image peinte.
A écouter un peintre expliquer, détailler ce qu'il a mis dans sa toile, on comprend très bien que les couleurs ne sont qu'un instrument obligé pour donner au-delà des teintes, une vision très personnelle et très intime des choses.
A lire un texte, composé naturellement de mots écrits, on sait très bien aussi que les mots sont les mêmes pour tous, mais la façon de les agencer, de jouer avec, et de les rythmer ne sort pas du petit Larousse illustré ni même du grand en plein de volumes, mais de l'intérieur de celui qui les jette là, livrés au ressenti que chacun en éprouvera...

On écrit comme on peint, comme on chante et comme on danse, avec ce que l'on a en soi, et que l'on a envie de partager, avec ceux qui sauront décrypter la part cuturelle commune et la part personnelle ajoutée. Tout ce qui touche à la représentation artistique des choses est une sorte de don de l'être intérieur que nous possédons tous, et qui s'expose alors, publiquement, dans la forme qui nous est la plus ressemblante...
Certains diront avec leurs corps ce que d'autres préféreront peindre, d'autres encore l'écriront ou le chanteront, mais tout émerge de la même base, les sentiments intérieurs, les ressentis et l'imagination qui les ordonne...

On n'écrit pas, on ne danse pas, on ne peint pas pour tenter de porter un art à son paroxysme... Non, on le fait pour soi d'abord, égoïstement, convaincus que cette trace identifiable par les autres, peut apporter une vision différente, peut éclairer d'une autre façon des lieux communs, peut élargir les cadres que l'on connait, et donner aussi à d'autres, l'envie de remettre en jeu leurs recettes des vie issues de leurs expériences propres, ou de les conforter dans une reconnaissance de leurs croyances, enfin matérialisées sous une forme plus ou moins lisible...

Ce ne sont pas les couleurs, ni les mots qui importent, mais ce qui a motivé le choix de ces couleurs ou de ces mots. La palette de couleurs est un monde illimité, dans lequel on peut à l'infini inventer de nouvelles teintes. L'écriture a de la même façon un goût d'illimité, car pour chaque expression de sens que l'on veut transmettre, toute une palette de mots s'offre, et choisir celui qui nous convient parmi toutes ces possibilités, identifie déjà le choix de ce que l'on veut faire passer... et la sensibilité que l'on désire faire atteindre à ceux qui s'y arrêteront...

On se sert des couleurs pour peindre, on se sert des mots pour écrire... Et pour vivre alors ? De quoi se sert-on ? Est-ce qu'on ressent assez les sentiments qui sont la base des moyens que l'on utilise pour exister ? ... Prenons exemple sur les traductions artistiques, et ressentons alors que ce sont ces sentiments qui nous font agir et peindre nos toiles de vie... qu'il s 'agisse de sentiments dits "positifs" ou de sentiments dits "négatifs". Savons-nous toujours qu'ils sont là, et qu'ils codent notre façon d'être jusqu'à brouiller parfois notre livre de vie, et qu'ils instaurent aussi, parfois, des cryptages de lecture à notre conscience...

Efforçons-nous alors d'étudier l'art de vivre de la même façon qu'on dissèque une toile ou qu'on tente d'expliquer les vers d'un poème
, pour enfin en dégager un sens, qui plus que logique, raisonnable ou raisonné, développe en nous une sensibilité à ouvrir les yeux sur nos vérités et nos mensonges, et favorise l'éveil à une certaine acceptation de ce que nous sommes, c'est-à-dire, un mélange d'émotions et de raison...

Dans le dictionnaire de la vie, le mot "sentiment" est alphabétiquement placé trop loin... "Devoir","logique", "obligation", "raison"... tellement d'autres se glissent avant... Heureusement toutefois, que "émotion" a réussi à intégrer le peloton de tête, grâce à lui on réussit tout de même à se ressentir humain, sans avoir à trop tourner de pages...

Et si on arrachait toutes les pages du dictionnaire qui nous emprisonnent ?... Hein ?...


 

 

... / LW...

Posté par laurencewitko à 02:56 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 septembre 2011

La sensualité créatrice...

 " La sensualité est la condition mystérieuse, mais nécessaire et créatrice, du développement intellectuel. "
Pierre Louÿs ( Bio...)


On fait trop souvent l'amalgame entre sensualité et sexualité, la sensualité ne peut se résumer à cela !... La sensualité concerne tout ce qui a rapport avec les sensations reconnues par nos cinq sens : vue, toucher, odorat, ouïe, goût. Elle s'offre donc un champ très vaste, et permet d'élargir en quelque sorte, le "champ de vision" de notre corps...

La sensualité participe au développement intellectuel, c'est un fait indéniable... On le sait en ce qui concerne le développement des enfants, mais par la suite, le même phénomène se reproduit... Combien d'artistes produisent mieux et plus quand ils ont trouvé une "muse", comme si cet élan, sensuel le plus souvent, démultipliait leur créativité...


La sensualité... finalement, c'est ce qui rend notre corps vivant. Ce sont toutes ces sensations qui font de nos corps autre chose que des véhicules d'emprunt, qu'on ne pourrait pas échanger... La sensualité, c'est se mettre à l'écoute de nos perceptions, de nos sens. C'est accepter d'y accorder aussi... de l'importance... dans un monde où le corps passe souvent après la tête...

La sensualité, c'est lâcher prise sur le mental pour se consacrer aux ressentis physiques, c'est mobiliser tous ses moyens sur une sensation, indépendamment du sens auquel elle s'adresse ... Par exemple, une odeur... on la respire mieux les yeux fermés... une musique aussi, on la ressent différemment suivant si on a les yeux ouverts ou fermés...


La sensualité de ce fait, stimule la créativité... Avec un corps aux batteries pleines, forcément que le cerveau fonctionne mieux... Et puis les sensations éprouvées nourrissent le développement intellectuel... Les sensations suscitent aussi des émotions... Les émotions stimulent la réflexion... comme des engrenages qui s'emboîteraient, et remettraient en mouvement toute la mécanique...


Il est clair que la sensualité... c'est "les sens" de la vie... pas LE sens de la vie...
Mais qu'est-ce que l'essence de la vie ?



N'est-elle pas dans cette "sensualité", dans cette expérience des possibilités de nos sens ? ...


... / LW...

Posté par laurencewitko à 01:15 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

La liberté en question...

" La liberté, c'est la faculté de choisir ses contraintes. "
Jean-Louis Barrault


La liberté... ça fait rêver... et chacun la revendique, avec raison, comme un droit inaliénable...
Néanmoins, lorsque l'on pose la question : qu'est-ce que la liberté ? peu d'entre nous sont capables d'en donner une définition claire et valable universellement... La liberté est une notion conceptuelle très relative, il appartient à chacun de s'en forger sa propre représentation...
Jean-Louis Barrault en donne une approche tout à fait vraie dans la mesure, où ce qui nous entrave, ce sont les contraintes que la vie nous impose, ou bien que l'on s'impose à soi-même... Ces contraintes peuvent ainsi, aussi bien être issues du milieu extérieur qu'émaner de son propre intérieur, on parle alors d'auto-limitations.

La liberté n'a de sens qu'en parallèle des obligations et contraintes que l'on connait. Elle n'est pas un but en soi, mais représenterait plutôt un chemin de libération d'un maximum de poids qui repose sur nos épaules. La liberté, c'est pouvoir avec sa vie, dessiner tous les possibles qu'on est capable d'imaginer, et se donner les moyens d'en faire un tableau vivant...
La liberté relève du domaine de l'absolu, mais dans la réalité, elle fraternise plus avec les compromis... On ne peut prétendre à une liberté totale, dénuée de toute prise en compte du monde qui nous entoure. Nous avons en nous, des barrières qui délimitent nos frontières libertaires, et celles-ci sont commandées en grande partie par la conscience...

Est libre qui veut se sentir prêt à l'être... La liberté a un prix... qu'il nous faut aussi payer...
La liberté, c'est savoir que l'on a toujours le choix de ses décisions à partir du moment où l'on accepte leurs conséquences. Nous vivons dans un pays où la liberté relative est importante en comparaison des deux tiers du globe, et si nous polémiquons sur certaines lois ou interdits que l'on nous impose, il nous faut tout de même reconnaître cette chance que l'on a, de vivre ici et maintenant...
La liberté, c'est de choisir sa vie à tous points de vue, et d'accepter que certains choix que l'on fait, peuvent nous limiter dans d'autres domaines. Il faut hiérarchiser ainsi nos priorités libertaires pour réserver à certaines, le pouvoir de nous contraindre avec notre consentement. Nous ne pouvons pas prétendre accéder à une liberté totale utopique, car elle nous obligerait à vivre hors du monde et à l'écart de nos semblables.

La liberté, plus qu'un concept abstrait, est un choix de vie. Elle permet d'accéder à une plus grande responsabilité de soi-même, en n'accusant plus la fatalité des choses, l'inadéquation des lois ou la bêtise humaine, toutefois les chemins de la liberté ne ressemblent pas toujours à une longue autoroute tranquille. Pour asseoir ses positions, il faut parfois livrer combat et défendre ses intérêts avec force et conviction. La liberté est engagement...

La liberté, ce n'est pas un bonheur sans nuage, ce n'est pas faire uniquement ce qu'il nous plaît de faire... La liberté, on la sent à l'intérieur, c'est être soi envers et contre tout, et ne pas permettre à nos décisions, d'être influencées dans un sens qui ne nous convient pas, mais bien au contraire d'affirmer ses positions, quand on les pense justes et fondées, de les défendre, et d'obtenir par là, un cadre de vie qui nous satisfasse autant que possible...
L'utopie, c'est de croire qu'elle est absence totale d'obligations et de questionnements...
La liberté... c'est compliqué...

Nous sommes aussi libres que nous le voulons...
Alors pourquoi qu'on se sent coincés dans nos charentaises des fois... hein ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 02:34 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

La responsabilité d'être...

" On ne fait pas ce qu'on veut et cependant on est responsable de ce qu'on est. "
Jean-Paul Sartre  (...clin d'oeil...)

C'est un constat parfois frustrant, mais qui n'en est pas moins vrai pour autant : nous ne faisons pas ce que l'on veut, toujours et partout... Nous vivons parmi et avec nos semblables, même si on a l'impression que certains l'oublient, nous formons un tout, un ensemble : l'ensemble humain... qui a érigé sa supériorité sur tout ce qui l'entourait... et qui nous entraîne en avant comme si le moteur s'était emballé...

Néanmoins, le fait de ne pas pouvoir toujours agir selon nos désirs, ne nous ôte pas la responsabilité de nos actes et de nos paroles. Les circonstances peuvent nous amener à revoir nos choix et nos décisions, mais qu'elles que soient ces circonstances, nous restons porteurs d'une conscience, et donc responsables de nous-mêmes. Elle sert à ça la conscience... à nous donner une autonomie de réflexion, et à nous permettre d'assumer nos actes et nos paroles...

Il est trop facile de se réfugier derrière nos obligations et nos devoirs pour se déresponsabiliser de ce petit grain de sel que l'on rajoute partout dans sa vie... Nous ne sommes pas des êtres parfaits, mais nous ne sommes pas non plus de simples pantins, animés par des mains supraterrestres qui joueraient de nous, comme on joue avec des petits soldats de plomb ou des poupées modèles... Nous avons prise sur nos vies, et bénéficions de toutes les connexions neuronales nécessaires pour nous en rendre compte... Seulement... c'est plus confortable de se dire qu'e lon "n'y peut rien..."

Si nous ne pouvons pas choisir comment se déroulent les évènements, nous pouvons choisir de quelle façon nous y réagissons, et prouver par là, notre pouvoir et notre responsabilisation face aux personnes et aux choses.... Nous ne sommes que des humains, nous n'avons pas toujours l'esprit assez serein pour nous permettre de prendre les meilleures décisions... Soit ! Faites déjà du mieux que vous pouvez, et ce sera déjà bien !...

Plus encore, notre conscience ne manque pas de nous rappeler à l'ordre quand d'aventure nous n'avons pas agi de concert avec elle... ainsi, notre responsabilité ne peut-elle pas nous échapper... Quand nous ne nous sentons pas en accord avec nous-mêmes, quand les questions fusent quant au bien-fondé des positions sur lesquelles on campe, ce débat intérieur, ces monologues silencieux nous renvoient aux valeurs que l'on porte en soi... Certaines sont assez universelles, d'autres sont des valeurs transmises, d'autres encore, à la manière d'une maladie auto immune, se sont développées en réponse à ce que la vie nous a laissé voir...

Dans tous les cas, le jugement de notre conscience sera toujours plus intense que toutes les justices des hommes réunis, car il est à la fois somme de toutes les valeurs fraternelles et humaines idéales et nécessaires à la vie en communauté, à laquelle s'ajoute la sensibilité personnelle de chacun...

Des fois je me demande...
Est-ce que je ne préférerai pas faire tout ce que je veux, sans être responsable de ce que je suis ?...

 

... / LW...


Posté par laurencewitko à 13:51 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Secret Défense...

" Les doutes, c'est ce que nous avons de plus intime. "
Albert Camus

Ce brave Albert nous assène là encore une belle vérité... Oui, les doutes, c'est bien ce que nous avons de plus intime, et
il est utopique de croire que l'on puisse tout partager.
Une des caractéristiques principales des doutes est de ne se baser sur aucun fondement réel... sinon ils deviendraient des certitudes, des connaissances ou des expériences.
Les doutes sont comme de puissants exterminateurs de joie, puisqu'ils retournent nos pensées en jachère pour y planter des questions, dont nous ne pouvons de toute manière, pas connaître la réponse...

Les doutes sont d'autant plus insidieux qu'ils sont sources d'inquiétudes et d'incertitudes.
Partager ses doutes, c'est engager un débat stérile dans la mesure où rien ne peut supplanter un doute mise à part une certitude. Et si nous doutons, c'est que nous manquons de certitude... Si nous partageons nos doutes, nous pouvons trouver en écho les certitudes d'autrui... mais elles ne nous appartiennent pas, il est difficile de les rendre utilisables pour soi-même sans preuve de leur véracité...

Douter, c'est aussi manquer de confiance. Cela peut être à différents niveaux, manque de confiance en soi, en les autres, en la vie, en une décision prise ou à prendre, etc... Le doute naît d'une sorte de sentiment d'insécurité, d'impuissance à savoir ce qui est bien pour nous ou qui ne l'est pas, de crainte... Le doute ne s'épanouit guère sur les terrains richement ensemencés et prospères, parce qu'à peine germe-t-il, que la puissance de la confiance et de l'optimisme le fauche, évitant ainsi d'être envahie de ses herbes folles, qui assombrissent la clarté de l'esprit...

Ainsi exprimer ses doutes, c'est faire part de toute cette vulnérabilité contre laquelle nous tentons sans cesse de lutter, car il est difficile de n'avoir que des certitudes en tout et sur tout. Cette expression peut entraîner l'autre à penser que la négativité de tels propos doit être nécessairement combattue, de façon à mobiliser son énergie à d'autres batailles, que ces guerres infécondes qui ravagent l'intérieur des combattants...
Toutefois,
les doutes aident parfois à grandir par les réponses que l'on cherche à trouver pour quitter leur emprise. De plus, ils pointent aussi parfois des éléments importants, et dont la non remise en cause pourrait avoir des effets encore plus désastreux...

Les doutes ne sont pas que négatifs tant qu'ils sont canalisables et qu'ils n'entament pas l'équilibre général de la personne. Ils permettent à tous ceux qui y sont soumis de tester différents points de vue, et de décider au final, du cap à enclencher...
Nos doutes nous sont personnels, puisque nés de nos peurs, issues elles-mêmes de nos expériences et de nos représentations. C'est en cela qu'ils sont ce que nous avons de plus intime.
Rares sont ceux qui livrent en l'état leurs craintes irrationnelles, qui sont principalement issues de nos histoires respectives, et dont nous n'avons pas toujours parfaitement conscience...

Les doutes jalonnent nos vies... Ils sont là, en filigrane de toutes nos décisions, que l'on s'y soumette ou qu'on les écarte rapidement... Ils sont là aussi pour réajuster nos certitudes avec le temps qui passe... Ils sont là encore quand la réalité nous contrarie ou nous contredit... Qu'on le veuille ou non, les doutes sont part entière de notre vie...
Ils nous protègent aussi de toute possibilité de nous croire infaillibles, et se font ainsi garde-fous respectables de nos égos...
Sans leur laisser prendre une place démesurée, il convient donc de leur laisser le droit d'exister...

Qui vit sans doutes... n'est pas si bien assuré qu'il le croit !...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 16:23 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 septembre 2011

Projection réceptive...

" Nous ne voyons pas les choses telles qu'elles sont, mais tels que nous sommes. "
Anaïs Nin (....@@@...)


Si nous pouvions voir les choses telles qu'elles sont, alors... nous verrions tous les mêmes !...
Or, il n'est nul besoin de démontrer que nous avons chacun nos propres perceptions de la réalité... Deux hypothèses se présentent alors : soit la réalité est multidimensionnelle, soit nous formulons des interprétations de la réalité d'après ce que nous sommes...

Je ne relègue pas à l'inconscience que la réalité puisse être multidimensionnelle. Nous ne pouvons pas saisir toujours toutes les facettes de la réalité qui se présente... mais ceci est subordonné à l'état d'esprit que nous entretenons au moment où nous nous y confrontons...

Ainsi donc, ces deux hypothèses auraient tendance à être à l'image d'un serpent qui se mordrait la queue... et dont on aurait du mal à trouver quelle partie nous examinons...

Nous n'avons quelquefois pas envie, non plus, de voir les choses telles qu'elles sont, soit que cela nous arrange, soit au contraire que cela nous blesse... La façon dont nous concevons le monde qui nous entoure est sujette à variations et fluctuations, nous ne sommes pas constants dans notre "être", balottés que l'on est par les marées de nos émotions, qui nous bercent et nous malmènent au gré des courants... et dont les vagues et vaguelettes agitent nos sentiments...

Tels que nous sommes ?... Mais qui sommes-nous ?... Existe-t-il une définition exacte de ce que nous sommes ?... "Connais-toi toi-même !" disait Socrate... Nous pouvons peut-être prendre conscience de notre nature, et comprendre quelques-uns des mécanismes qui font partie de nos chaines de réactions, mais savons-nous prendre les rênes et guider vraiment cette machine à ressentir que nous possédons ?...

La réalité des choses existe-t-elle ou n'a-t-elle d'existence que par le biais des réprésentations que l'on peut s'en faire ?...
La réalité est-elle matérielle ou immatérielle ?... Peut-on se faire une idée réelle de l'immatérialité ?...
Les questions que nous pose la réalité sont-elles fondées sur une conscience plurielle ou seulement personnelle ?...
La réalité peut-elle s'accepter sans nous poser aucune question ?...
Qu'est-ce que la réalité ?...

Tout jugement porté est inévitablement subjectif... Il n'y a pas de jugement impartial, même en ce qui concerne la morale, le Bien et le Mal, tout peut toujours être discuté en fonction de la réalité qui s'y réfère...

Nous ne pouvons pas voir les choses telles qu'elles sont... Mais nous voyons quand même quelque chose, non ?...

 

... / LW...


 


Posté par laurencewitko à 22:20 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Auto-réflection...

" On se demande souvent ce que les autres pensent de nous...
Mais moi, qu'est-ce que je pense de moi-même ?... N'est-ce pas là l'essentiel ?... "
Inconnu


S'enchaîner au regard que les autres posent sur nous est le moyen le plus sûr de perdre son identité... ou tout au moins la conscience que l'on a de soi... Nous ne devons rendre compte de nos choix, décisions et autres comportements qu'à notre propre conscience. Si nous agissons en accord avec elle, et que nous pouvons sereinement l'affronter, alors nous n'avons plus rien à redouter...

Nous sommes curieux de l'impact que nous avons sur les autres et le monde qui nous entoure, par nos actes et paroles, comme si nous avions besoin de l'approbation ou d'une manifestation d'intérêt quelconque pour vivre et pour être... ce que nous sommes...
L'expression "se réaliser", c'est peut-être cela justement : dépasser ce besoin de reconnaissance de ce que l'on est... pour tout simplement... être...


Et puis "les autres"... ça ne veut rien dire... Les autres, ça n'existe pas... Il existe des personnes, toutes différentes même lorsqu'elles se ressemblent... Les autres, ce n'est que l'expression de tout ce sur quoi, nous n'avons aucune prise... ce qui hors de nous existe, et qui toutefois existe par nous, puisque nos représentations leur donnent corps et imagination...
"Les autres, c'est pas nous..." comme dit Rose...

Une bonne façon de se dédouanner du regard des autres, c'est de vivre pour soi... non pas égoïstement, sans penser aux autres, mais de vivre dans le but d'apprécier notre vie, tout en appliquant le principe des trois R : Respect de soi, Respect des autres et Responsabilité de ses actions...
Et cette ligne de conduite nous permet de tirer fierté de nos réussites sans qu'elles puissent être salies par les critiques envieuses ou déçues... Nous savons qu'en tout, nous faisons de notre mieux... Que cela ou non soit suffisant n'est après tout, pas si important... si nous savons que nous ne pouvons pas faire plus...


Savoir ce que les autres pensent... pourquoi pas ... mais disent-ils toujours ce qu'ils pensent... ces "autres" ?...

 

... / LW...


Posté par laurencewitko à 22:30 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]