JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

14 septembre 2011

Le changement...

" Le monde déteste le changement, c'est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser. "
Charles F. Kettering

Le changement, implique toujours un pas vers l'inconnu... Ce qui est connu n'est pas changement, mais continuation... même si les moyens employés pour continuer, peuvent évoluer, et trouver d'autres modalités, pour s'adapter aux circonstances extérieures que nous rencontrons....

Le changement, peut être perçu comme nécessaire, quand la voie que nous empruntons semble s'achever au loin en impasse, qui risque de nous laisser bloqués là, derrière un mur de briques, ou sur un parking désert sur lequel on se sent un peu trop à l'écart de la foule et de son tumulte de vie...

Le changement, peut être souhaité et considéré comme ressourçant par les nouvelles perspectives qu'il nous fait examiner, une autre façon d'envisager le paysage, un regard neuf posé sur les vieilles pierres, pour en faire naîtres des constructions neuves ou novatrices, des obliques qui pointent vers le ciel tout en prenant bien racine sur terre...

Le changement, peut aussi être subi, comme s'il était imposé, obligatoire... Nous pouvons ressentir cette sensation désagréable d'être jouet d'évènements non désirés, qui nous bousculent le quotidien, qui nous malmènent les pensées, et aboutissent inévitablement à des remises en questions... auxquelles il faut bien répondre...

Pourtant, seul le changement est naturel. Rien n'est jamais immuable et figé. C'est notre esprit qui veut, peut-être par désir de puissance, tenter de dominer le monde par cette conception rassurante, que les choses peuvent arriver à un degré de finalité et de perfection telle, qu'elles pourraient rester à jamais en l'état...

Le changement dirige le monde depuis toujours. Tout autour de nous est changement perpétuel, nous sommes nous-mêmes projetés en avant par le temps qui passe et qui régit, qu'on le veuille ou non, nos existences, en nous faisant vieillir un peu plus à chaque seconde qui passe, et qui ne reviendra pas....

Mais le changement, bien qu'étant un état normal de l'être, effraie souvent, parce qu'il remet en cause des mécanismes bien rodés qui nous conviennent, ou semblent nous convenir, tant qu'on ne les a pas éprouvé d'une autre manière....
Toutes les grandes idées, les grandes théories, les grandes inventions qui ont bouleversé le monde, ont du, avant d'être reconnues, être défendues, expliquées, prouvées...

Le changement a souvent été synonyme de progrès... mais pas toujours. Toutes les médailles ont leur revers, et ce que l'on gagne d'un côté, peut aussi comporter un ou des, aspect(s) négatif(s) qu'il faut savoir estimer, de façon à conforter ou non, nos choix et le bien fondé des changements obtenus....

Qu'oi qu'il puisse en être, c'est en essayant d'autres possibilités, qu'on arrive à délimiter le champ des possibles... et qu'on arrive enfin à conceptualiser l'infinité qui s'en dégage. Et je pense que, concevoir l'infini, n'est pas humainement possible... mais tant qu'on n'a pas essayé, qui pourra le prouver ?

D'ailleurs, j'ai décidé de changer ce blog...
Comme le nombre de personnes répondant aux questions n'est pas ... infini... lui !
Je ne vous poserai plus de questions !....


Est-ce que vous avez des remarques ou objections à formuler à ce propos?...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 19:35 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 septembre 2011

A la recherche de l'éternité...

" L'éternité ? C'est l'instant présent... Le passé et le futur ne sont que des vues de l'esprit."
Auteur Inconnu

Faire l'expérience de l'instant présent, c'est toucher à l'éternité en quelque sorte...
Si le temps s'arrête... c'est un peu comme s'il n'existait pas ... et, si le temps n'a plus cours ...
Alors ... on frôle l'éternité...

L'éternité est une notion qu'il nous est impossible de concevoir, dans la mesure où nous cherchons à la quantifier, à la définir par rapport à nos repères temporels, alors qu'elle porte en elle l'infini du temps...

Et l'infini n'est pas à notre portée...

Le passé et le futur peuvent être considérées comme des vues de l'esprit si on prend comme référence l'instant présent, cela semble même une évidence. Toutefois, je nuancerai le propos en considérant que nous évoluons tous, au sens noble du terme, avec le temps et des délais plus ou moins longs, et qu'il faut donc faire cohabiter l'instant présent/éternité et la représentation d'une évolution temporelle passée et à venir, sans que cela ne présente nécessairement une contradiction absolue.

On peut être dans l'instant présent, et ressentir cette éternité qui nous enveloppe, tout en restant conscient d'être perpétuel acteur de l'instant présent...

Et, qu'en conséquence, nous avons emmagasiné de nombreux "moments présents" auparavant, que ceux-ci ont aussi laissé leurs traces et leurs enseignements, qu'ils nous appartiennent et font partie de nous à l'instant présent... que nous sommes donc, en quelque sorte, le produit de toute notre éternité déjà passée, et que c'est avec l'éternité présente que l'on construira l'éternité à venir...


Beaucoup de sentiments, d'émotions et de ressentis sont, eux aussi, porteurs de ces éternités... parce que découlant de l'instant présent. Ils sont à la fois intemporels et issus du passé et/ou de l'avenir. Ils sont l'expression de la personne que l'on est au moment présent pris en compte.

En guise de conclusion, je citerai Henry de Montherlant : "Eternité est l'anagramme d'étreinte"...

 

... / LW...

Posté par laurencewitko à 01:09 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

De la persévérance !...

" Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage ! "
Henri Michaux ( pour en savoir plus...) (c'est ici aussi...)

Parfois on entend dire que c'est avec l'énergie du désespoir que quelqu'un a tout misé pour gagner sa cause... je ne partage pas ce point de vue... Le désespoir n'est moteur de rien, il aurait plutôt tendance à annihiler toute vitalité, et donc toute énergie mobilisable pour entrer dans l'action. Mais, dépassé le cap du désespoir qui fait descendre au fond, la remontée peut être spectaculaire, non par cette énergie du désespoir, mais bien par l'abandon de cette pseudo-émotion...

Le désespoir, ce pourrait être comme un plongeon dans une piscine profonde... il y a l'entrée dans l'eau, la descente propulsée par le saut dans le vide que l'on vient de faire... Ensuite, deux possibilités, on sent son souffle court, et donc on induit une impulsion qui nous ramène à la surface... ou bien on n'induit rien du tout, et on coule... laissant sa vie aux mains d'un sauvetage hasardeux, qui peut-être ne se produira pas...

Comme le dit très bien Paulo Coelho "Ce qui noie quelqu'un, ce n'est pas le plongeon, mais le fait de rester sous l'eau !". Les plongeons sont quelque chose d'assez banal, on est tous à certains moments confrontés à des situations plus difficiles que d'autres à gérer, ou seulement en baisse de régime pour des raisons qui nous sont parfois totalement extérieures et étrangères...

Dans tous les cas, le désespoir ne peut rien apporter. Beaucoup de choses ne peuvent se réaliser, changer ou évoluer qu'avec le concours du temps qui passe, de la persévérance et de la confiance, la confiance que toute situation désagréable ou d'apparence "sans issue" n'est que représentation du moment présent, vouée à évoluer... car rien jamais, ne demeure pareil...

Les mots sont toujours faciles, pour dire que tout va s'arranger, alors même que, lorsque l'on est pris dans cette descente, on est comme absorbé par cette perception négative qui supplante alors toutes les autres. Le désespoir n'est pas uniquement négatif toutefois, il correspond souvent à une sorte "d'état de choc" face à une réalité qui déçoit nos attentes... et nous force à examiner sous d'autres angles nos réactions intimes spontanées...

Cet examen différent de nos attentes et de nos réactions peut être l'occasion de refondre totalement ou en partie, notre système de pensées, et de remettre en question nos fonctionnements basiques, nos envies, motivations et autres buts existentiels... La force du désespoir réside dans son pouvoir de changement, quand bien sûr, la personne arrive à conserver bien présente à son esprit, que tout n'est qu'état transitoire entre deux réalités, en perpétuel devenir : la réalité du moment présent et la réalité à venir, que nous pouvons influencer par nos choix et décisions...

Et puis les infusions... c'est très bon à la santé... ça permet une petite pause qui réchauffe le corps... et pourquoi pas le coeur, hein ?...


 

... / LW...

Posté par laurencewitko à 01:23 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Echelle de vie...

" A l'instant où tu es venu au monde, une échelle est devant toi. Cette ascension n'est pas celle d'un homme vers la lune, mais celle de la canne à sucre jusqu'au sucre. "
Rûmi (...!!!...,!,...)


On pourrait dire aussi... "A l'impossible nul n'est tenu..."
Nous n'avons aucune tâche démesurée à accomplir, nous avons en nous tout ce dont nous avons besoin pour réaliser notre vie... et toutes les expériences qui nous proposées... nous avons en nous les moyens de les réussir, et d'ensuite s'en approprier l'enseignement...

C'est toujours la même chose... On ne peut devenir que la personne que l'on est...
Et les circonstances de notre vie nous aident à y parvenir, par le biais de toutes sortes d'expériences et de mises en situation... qui, parfois, au premier regard, nous paraissent être impossibles à affronter...

Mais nous franchissons toujours les obstacles qui se dressent devant nous...
A un moment ou à un autre... au pas ou au galop, peu importe l'allure...
Parce que nous découvrons, au fur et à mesure...
Que notre seule réelle limite... elle est en nous...

Il faut acquérir le réflexe, devant une épreuve qui soudain surgit dans notre vie, de se dire, que nous avons en nous toutes les forces qu'il faut pour y faire face et toutes les ressources nécessaires, pour y parvenir...
Et que donc... on y arrivera... d'une manière ou d'une autre... à un moment ou à un autre... forcément... aussi vrai que le jour suit la nuit...


... Entre nous... Vous savez à quel barreau vous en êtes, vous, de votre échelle ? ...


... / LW...

Posté par laurencewitko à 01:35 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Quand la vie nous échappe...

" Quand la vie réelle nous échappe, on vit des mirages. C'est tout de même mieux que rien..."
Anton Tchekhov


"Quand la vie réelle nous échappe" ... jolie expression pour dire qu'on se voile la face et qu'on n'accepte pas les choses telles qu'elles sont. Beaucoup d'entre nous aiment se mettre des oeillères, parce que c'est tellement plus facile de ne considérer que la piste qu'on a juste devant les yeux, plutôt que de prendre en considération tous les éléments de l'ensemble, et reconnaître en toute honnêteté que la réalité n'est pas toujours conforme à nos souhaits et à nos désirs...

Quand on adopte ce point de vue de déni de la réalité, on vit une vie mutilée qui n'est que mascarade et mirage. Bien que prendre cette voie là peut s'avérer plus confortable et rassurant au départ, on ne peut pas lutter contre la réalité, elle est toujours plus forte, que l'on veuille s'en prémunir ou pas... Le retour arrive nécessairement à un moment donné... et il fait d'autant plus mal qu'on vivait loin d'elle...

" Quand la vie nous échappe", c'est aussi tous ces moments où l'on a l'impression de perdre pied, de ne pas comprendre, d'être aspiré dans des évènements qui nous dépassent, et qu'on ne maîtrise pas, qu'on en comprend pas... du moins en apparence... Les choses, les évènements n'arrivent jamais tout à fait sans raison, on peut toujours en tirer quelque chose...

Ces moments de flottement, pendant lesquels on ne sait pas quoi faire... donnent lieu à deux choix de vie : ou bien, se laisser porter et continuer à faire semblant de maîtriser, ou bien prendre le taureau par les cornes, et décider de remettre en place toutes les fondations qui nous permettront de repartir du bon pied, et de vivre à nouveau en prise directe avec la réalité...

Dans tous les cas, rien ne sert de s'abreuver de mirages et de mensonges... On a le droit aussi de ne pas toujours être au top de l'efficacité et de la maîtrise, c'est notre lot à tous... Et ce qu'on y apprend dans ces moments là quand on ne ferme pas les yeux, c'est bien qu'on a la force en nous... pour surmonter, pour accepter et pour devenir encore plus forts...

Et puis ... la vie réelle ne nous échappe, que parce qu'on le veut bien...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 02:32 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Quand je serai grand...

" Qu'est-ce que je ferai quand je serai grand ?
Toute ma vie je me suis posé cette question. Puis un jour j'ai compris que je ne serai jamais grand. Que mon évolution personnelle est un processus qui ne se terminera pas. Alors je me suis retourné sur mon passé et je me suis demandé :

-- Toi qui ne seras jamais grand, tu es quand même devenu quelque chose, mais quoi ?
"
Scott Peck

(... aperçu...)  (et en chanson..)

 

Il est difficile d'échapper à cette question durant son enfance, certains ont une réponse concrète à y apporter, ils veulent être médecins, peintres, jardiniers, président de la république, chanteurs ou super héros... d'autres attendent le moment d'être grands dans l' incertitude de leurs envies sur undevenir qui parait bien loin ...
Dans tous les cas, plus on grandit, plus on se rend compte,qu'effectivement, on ne devient jamais "grands", la vie est constante évolution et mutation...
peut-être n'est-on jamais ni "grand" ni "petit", juste en état de marche ...

Néanmoins,
les années passant, la question revient de temps à autre hanter nos questionnements. Ceux qui, satisfaits du chemin parcouru, mesurent précisément le chemin vers le but fixé au départ parviennent à y avancer quelques éléments de réponse positifs, d'autres ont l'impression d'avoir juste suivi un mouvement dont le sens leur échappe...

La question se pose souvent au niveau professionnel ou social, alors que
l'évolution la plus importante est somme toute l'évolution personnelle de l'enfant intérieur que l'on porte tous en nous... Quelle personne cet enfant est-il devenu en perdant son statut infantile ? A-t-il réellement grandi à l'intérieur de nous ? Ses perceptions du monde sont-elles à la hauteur de ses rêves de gamin ?...

On se rend compte de la futilité des modèles de référence et de l'impossibilité d'y coller sans perdre son propre libre arbitre. On ne peut que faire le constat que le patchwork de notre vie forme sa propre trame, unique et singulière, que l'on ne peut comparer à aucune autre, chacun ses formes, ses couleurs et ses propres assemblages...

Evidemment qu'à un moment on ne se pose plus la question du "devenir", mais celle du "devenu", parce que la vie ne se met jamais en pause...

Etre ou ne pas être... Devenir ou ne pas devenir grand... Y répondre ou s'y soustraire...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 15:53 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 septembre 2011

Vous verrez...

" Il y a 33 ans qu'on me répète à propos de tout : "Vous verrez... vous verrez !...". Je n'ai rien vu !... "
Jean Cocteau


Les donneurs de leçons, les redresseurs de torts, les visionnaires d'apocalypse annoncée et les prédicateurs de malheurs se livrent combat aux arènes du pessimisme pour nous ombrager l'envie de vivre... Leurs peurs bien arrimées à leurs banières, ils s'affligent de notre inconscience si l'on ne veut pas suivre le même chemin qu'eux...
Mais pourquoi se rallierait-on à ce genre de visions pipées, qu'ils manipulent à tout va pour masquer leur lâcheté, leur envie ou leur terreur ?...

Oui, souvent c'est pile ou face... D'une situation on a toujours plusieurs possibilités que notre capacité de choisir orientera dans une direction ou une autre...
Oui, on a toujours le risque de se tromper... Mais chacun a le droit de faire ses erreurs et de prendre les risques qu'il veut...
Oui, il arrive que ce qui arrive ait pu être prévu... Et alors ? Rien ne vaut d'expérimenter par soi-même plutôt que de s'en remettre à du "prêt à penser" dont on ne sait pas s'il est à notre mesure...

"Ah tu verras... tu verras..." De toute évidence, on finit toujours par voir... et après tout, peu importe quoi... Ces oracles de menaces n'ont pour but que de saper la confiance, que l'on peut nourrir face au bien fondé de ses choix.
Que nous puissions garder la force, par-delà le temps et les épreuves, de ne pas laisser s'installer ces doutes douteux, mais rester là, bien droit sous les bourrasques, et attentif à la petite voix de notre conscience, qui elle, se met bien plus à notre service que tous ces cancanneurs tapageurs, qui se délectent de la misère du monde et de l'obscurantisme de leur motivation à agir de la sorte...

Il est toujours facile de mettre en garde contre le danger... et cela ne nécessite aucun courage, ni même aucune bienveillance ni compassion...
Le courage, c'est de savoir, dans une situation, se déterminer après avoir pesé le poids de toutes les hypothèses, d'opter pour la conduite que l'on veut tenir... et s'y tenir...
Accompagner, n'est pas émettre des jugements fallacieux qui ne reposent sur rien, ni brandir des avertissements sentencieux...

Nnon, accompagner, c'est respecter sans chercher à influencer les décisions prises, c'est accepter même sans comprendre, que chacun vit ses choix en fonction de ses capacités à les assumer...

Mais les mots ne sont pas là pour démontrer quoi que ce soit... la vie s'en charge... Vous verrez...

... / LW...

 

Posté par laurencewitko à 22:14 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Droit devant...

" Il vaut mieux avoir de l'avenir que du passé. "
Victor Cousin (....bio...)


On se présente souvent avec son passé en carte de visite... comme s'il pouvait être prometteur de quelque avenir... comme s'il contenait en lui déjà toute l'éclosion de notre être... comme s'il avait pouvoir de signification à venir...
Le passé... bien sûr que l'on a tous un passé... chaque seconde qui passe nous repousse déjà au passé... Point n'est besoin de se retourner très loin pour sentir son ombre nous suivre... Le passé s'attache au présent par l'enfilade du temps qui nous transperce...

Si nous ne pouvons être certain de la durée de notre avenir, nous avons cette supériorité au regard du passé. On peut le comptabiliser sans peine... sauf à être devenu totalement amnésique... ou à vouloir y ressembler... Parfois le passé semble nous retenir... Et il faut à grands coups de pied le rejeter à son "has been"...

L'avenir comporte de grands pans d'inconnu... le passé est notre terre natale, on y connait déjà l'issue de toutes les histoires qu'il narre... même s'il recèle encore quelquefois quelques zones d'ombre, quelques incertitudes ou quelques ambiguïtés quant à son interprétation possible...
L'avenir est peuplé de projets et de rêves... Le passé ne projette que des actions déjà finies... et des rêves à demi ensevelis si l'on a cessé de les poursuivre...

L'avenir donne carte blanche à l'imagination, au devenir en réalisation, aux désirs à faire vivre, aux émotions fantasmées, aux aventures vierges de toute connaissance...
Le passé traîne ses valises, ses joies, ses peines, ses regrets et ses remords... ses parfums de légèreté, d'ambition qui se sont développés ou qui se sont évaporés... Il a gagné en expérience ce qu'il nous a fait perdre d'innocence... Il a coulé le ciment de nos fondations, qu'elles soient fortes ou branlantes aujourd'hui ne sont même pas à questionner...

Il vaut mieux avoir de l'avenir, et regarder à l'avant ce que dévoilent tous ces paysages qu'il nous reste à explorer, plutôt que de ressortir les vieilles cartes postales des ports anciens dans lesquels nous avons joué, aimé, vécu, grandi... Quelles que puissent être leurs couleurs, le temps en a changé l'éclat, elles ne sont plus tout à fait reflet réel de réalité... Nos souvenirs les ont arrangé... Nos souvenirs trahissent la mémoire des choses pour les modeler à nos envies d'aujourd'hui... On ne peut pas savoir d'avance ce qui ravira notre palais à notre appétit de demain...

Le passé peut être guide... mais pas nécessairement conseiller... Il est bon parfois de se dégager de son influence, pour naître vierge aux jours nouveaux ...
Le passé, c'est notre histoire, mais pas seulement... On le partage toujours avec une foule d'autres personnes, qui elles-mêmes continuent de cheminer leur route... La vie est ainsi faite que l'on ne s'appuie pas pour l'éternité sur les mêmes épaules, que l'on ne tient pas les mêmes mains, que l'on ne suit pas les mêmes conseils...
L'avenir pour être libre, oblige à ne se soumettre à aucune loi caduque, issue d'anciennes croyances, d'anciens précepteurs dépassés ou d'anciennes habitudes démodées...

Ce n'est point infidélité au passé que de le laisser prendre place dans des malles que l'on referme. Ce n'est pas le renier que d'en amoindrir l'intérêt au soleil qui se lève chaque jour nouveau... Ce n'est pas oublier que de garder ses secrets dans des coins réservés de notre vie... Ce n'est pas mourir que d'enterrer ses fantômes et ses quelettes... comme ce n'est pas vivre que d'en tirer toute référence dans l'instant qui s'écoule...

L'avenir nous offre à chaque instant de nouvelles pages blanches pour s'écrire...
Faisons oeuvre de sagesse, et accordons lui une existence propre à découvrir en toute liberté...

 

 

... / LW...

Posté par laurencewitko à 22:44 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Question au temps qui passe...

Quand est-ce qu'on devient une "grande personne" ?

Les définitions me semblent bien floues pour définir cet état que l'on pense être une fin, lorsque l'on est enfant... A mesure que le temps passe, l'interrogation se fait plus pressante...
Est-ce qu'être une grande personne, signifie juste atteindre la fin de sa croissance en centimètres, ou bien y a t-il autre chose ? ...
Est-ce qu'on devient tous des grandes personnes ?... Et y a-t-il des délais pour y arriver ?...
Quand est-ce qu'on sait qu'on est devenu une "grande personne" ? ... Le sait-on jamais ?...
Est-ce une sensation de finitude que l'on atteint, ou bien au contraire l'expérience de l'infini de notre croissance qui nous apparait enfin ?...

On arrive à établir une définition de ce qu'est un enfant, essentiellement basé sur l'âge et le développement, ainsi que sur certaines modifications comportementales. Mais être une "grande personne"... qu'est-ce que cela implique ?...
En premier lieu, cela pourrait peut-être signifier que l'on est reconnus responsables de ses actes, de ses comportements. La notion de responsabilité est inscrite dans les cadres légaux comme propres à nous rendre "jugeables", puisque conscients des limites que l'on outrepasse ou des tabous que l'on franchit...
Toutefois les enfants peuvent aussi avoir cette conscience de responsabilité et expérimentent de même, une conscience du bien et du mal, que l'éducation, le milieu et la culture leur transmettent... La responsabilité de leurs actes leur est inculquée dès le départ, sous forme d'un apprentissage...

En quoi une grande personne se distingue-t-elle d'un enfant dans ses représentations du monde ?... Est-ce parce qu'elle devient tributaire d'un sens du "sérieux" plus développé, et qu'elle se refuse à vivre dans un monde où magie et rêve se conjuguent ?...
Les grandes personnes se préoccupent de choses "importantes" : l'ordre du monde (et l'on voit bien de quelle manière sensée et responsable elles le conduisent...), l'économie (comme au Monopoly mais ce ne sont plus les rues de la capitale que l'on vise à s'approprier, le terrain de jeu s'ouvre sur le monde entier), le respect de la vie (application des valeurs fondamentales enseignées lors de notre apprentissage primaire d'enfant... travaux pratiques...), le respect de l'autre et la justice pour tous (comme Georges Orwell l'a préconisé dans sa ferme des animaux : "Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres...")...

Les grandes personnes, ayant atteint une maturité d'esprit plus importante... et une liberté de mouvement durement gagnée au fil de années, sont donc là pour poser les repères constructifs de générations plus jeunes, et leur montrer avec sagesse, ce que "devenir grand" va leur permettre à leur tour d'appréhender... Ainsi ces grandes personnes sont-elles guides de valeurs qu'il faut viser pour être un "être humain abouti"...
C'est montrer le chemin de la "grandeur" aux "petites personnes"... ?!?...

Et... comment sait-on que ce changement d'état nous a atteint ?... Y a-t-il rupture de l'être entre ces deux états ?... Peut-on refuser de devenir une "grande personne" ?... Comment rester une "petite personne" ?...

J'ai beau me creuser la tête, je ne sais pas ce que signifie "être une grande personne". Tout ce que je constate, c'est que passé 18 ans, on nous dit que l'on est devenus suffisants grands et responsables pour être dégagés du monde dit de l'enfance, et faire notre entrée dans un espace plus vaste, où l'on est désormais seul face à ses choix et ses décisions, au regard de la loi et des autres... Aucun rite de passage, aucune initiation en bonne et dûe forme, on accède à la loi du "chacun pour soi", sans que cela change quoi que ce soit à ce que l'on est à l'intérieur...

Quand on observe un peu autour de soi, il est néanmoins aisé de voir que parmi toutes ces "grandes personnes", beaucoup continuent d'agir de façon très enfantine émotionnellement, et que ce statut n'est basé que sur des critères d'âge, sans rien sous-entendre d'autre...
La sagesse des "grandes personnes" est un leurre que l'on ne découvre qu'en endossant soi-même le costume... tout comme l'innocence des enfants n'est bien souvent qu'un vieux fantasme issu de ce proverbe idiot : "la vérité sort de la bouche des enfants."

Devenir une grande personne n'est pas, à mon avis, un développement automatique de la personne, mais nait d'un travail et d'une volonté d'améliorer sa conscience et sa connaissance du monde et des interactions que nous avons avec ce dernier. C'est une recherche, une sorte de quête du Graal que nous avons tous la possibilité d'entreprendre...

Devenir une grande personne... c'est peut-être tout simplement comprendre que nous n'avons jamais fini d'apprendre...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 22:51 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Il était une fois...

" Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours... "
Marguerite Duras (... °°°...)


Même si nos vies ne commencent pas par "Il était une fois...", nous avons tous un contexte "historique", qui nous situe et qui soutient la personne que nous sommes devenus, parce que... oui, il reste toujours quelque chose de l'enfance... Je n'idéalise rien de cette période de construction par laquelle nous passons tous. Pour certains elle évoque le temps heureux de l'insouciance, pour d'autres elle est empreinte de beaucoup d'ombre... Peu importe de quoi elle a été faite, toujours est-il qu'elle laisse des traces ancrées en nous, même à notre insu...

Mais la vie est bien faite... Certaines situations semblent nous être données à vivre pour que l'on puisse les transformer, les dépasser ou bien que l'on s'en serve de point d'appui pour continuer à grandir... parce que grandir, n'est pas une période, mais bien l'affaire de toute une vie... Je ne suis pas d'accord avec cette façon de parler, qui fait que passé 18 ans, on ne dit plus "grandir" mais vieillir... Parce qu'en fait, il s'agit toujours du même processus, mais cela... on ne s'en aperçoit... qu'à mesure que le temps avance...

Je n'ai aucune nostalgie de mon enfance, je considère que chaque période a sa raison d'être, et ses fruits à cueillir, que rien ne sert de s'enfermer dans le passé, proche ou lointain, parce que la vie se déroule sur une période de temps linéaire... Que les évènements de notre vie nous programment des clins d'oeil ou des flash-back orchestrés par notre mémoire, ne doit pas nous empêcher de considérer que tout reste toujours à faire... à l'avant... Parce qu'on ne change pas de passé, même si nos souvenirs le déforment, volontairement ou inconsciemment...

Il reste toujours quelque chose de l'enfance, parce que nous ne sommes pas des ordinateurs que l'on programme... On ne peut pas d'un "clear screen" effacer nos données antérieures en mémoire... même si parfois ça nous arrangerait... Notre mémoire c'est notre histoire, et notre histoire est unique à chaque fois. La garder, nous donne un cadre référent qui nous permet de mesurer le chemin que l'on a parcouru... Le danger est par contre, dans l'influence de notre passé sur nos représentations des évènements qui jalonnent le cours de nos vies... Savoir ce que l'on hérite de réflexes conditionnés par notre histoire, et ce que l'on évalue en toute "objectivité" du présent que l'on décrypte... tel est peut-être l'enjeu le plus important...

Il y a des choses de l'enfance qu'il est toutefois essentiel de préserver, et on ne peut le faire que par la volonté... C'est un état d'esprit d'ouverture, de curiosité, d'émerveillement... une sorte de candeur et de confiance, qui nous fait apprécier la vie sous un angle différent... Nous évoluons dans un monde qui se prend beaucoup trop au sérieux, qui traite d'affaires si "importantes", qu'on en oublie que vivre, ce n'est pas que raisons matérielles ou jeu social... Vivre, c'est aussi comme quand nous étions enfants : rire, jouer, chercher à comprendre, découvrir, expérimenter, rêver...

Ce qui reste de l'enfance erre dans des coins presque inaccessibles chez certaines personnes, comme si une bonne fois pour toutes, il fallait tourner la page pour en écrire de nouvelles... Mais quand on lit un livre, on n'arrache pas les pages une fois qu'on les a lues... et on s'autorise le droit de les relire au moment où cela nous chante...

Notre vie est tel un livre qui s'écrit...
N'arrachons aucune page... et cherchons en chacune ce qu'elle recèle de beaux mots, d'expériences fructueuses et de sourires cachés...
C'est la meilleure façon de tirer profit de nos souvenirs et d'apprécier que l'aventure continue...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 23:49 - CONJUGAISON TEMPORELLE - Commentaires [0] - Permalien [#]