JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

14 septembre 2011

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent... (Morceaux choisis)

 

 

" Juste Des Mots qui nous Ressemblent " est le premier site que j'ai créé le 7 juin 2007,
et j'ai un attachement particulier envers lui.


C'est grâce à lui que je suis sorti du "pseudonymat" et que j'ai commencé à écrire en mon nom propre.
L'exercice d'écriture quotidienne d'une page à laquelle je m'étais astreinte, à partir d'une citation choisie
au hasard en fonction de mon humeur du moment ou de la résonance de celle-ci dans mon univers personnel,
a fait monter le nombre de pages jusqu'à atteindre plus de 750 posts.
Ce site étant devenu trop volumineux, je l'ai fermé en juin 2009 : " Embarquement Immédiat " en est la suite.

 

" JDMQR Morceaux choisis " est un échantillon de 160 textes écrits entre juin 2007 et juin 2008.
Le choix des textes est purement subjectif et relève plus de l'élagage arbitraire que d'un réel choix qualitatif.
Canal Blog ne supportant pas l'import de fichiers supérieur à 1 méga, je vous propose de suivre le lien ci-dessous vers le site initial "JDM" pour Télécharger Gratuitement cette sélection.

C'est par là  !...

 

Je vous souhaite une navigation et une lecture agréable...
Et si ce site vous a plu, allez visiter aussi, dans un tout autre genre "La Chanteuse et le Président, version OFF".
N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires :
- soit par le biais de la rubrique "commentaire" au bas de chaque article,
- soit sur le livre d'Or de "Juste Des Mots qui Nous Ressemblent "(lien direct),
- soit par mail en cliquant sur mon nom ci-dessous...

 

"Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire."
Friedrich Nietzsche

 

Laurence WITKO

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Juste Revendication...

" L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."
Eleanor Roosevelt


Oui... Il y a toujours les "moroses" qui veulent à toux prix mettre des coups de pied dans nos rêves...
Oui... Il y a toujours les sapeurs de joie de vivre, qui veulent nous faire culpabiliser sur la misère du monde, bien qu'eux-mêmes ne fassent pas grand chose pour y remédier...
Oui... Il y a toujours ceux qui ont des raisons que la raison dicte, pour formuler des objections sur tous nos plans d'avenir pas assez carrés..
Oui... Il y a toujours ceux qui savent mieux, parce qu'eux aussi un jour, ont cru à leurs rêves, et que au vu de leur expérience personnelle, on ferait mieux de raccrocher leur réalité...
Oui... Il y a ceux qui "savent", et qui par conséquent nous range dans la catégorie des ignorants et des utopistes indécrottables...
Oui... Il y a ceux qui nous demandent d'ôter nos oeillères pour regarder les choses comme elles sont et comprendre l'impossibilité de nos désirs, sans s'apercevoir qu'ils rétrécissent l'univers à leur seul champ de vision pas toujours très bien éclairé...
Toutes ces personnes existent... Et alors ?...

Je refuse que ma façon de voir la vie soit assujettie aux normes en vigueur, et revendique la liberté de me guider selon mes propres convictions...
Je refuse de vivre dans la morosité ambiante, l'incertitude n'a pas forcément le goût de l'angoisse et du pessimisme...
Je refuse de me garer par sécurité sur le bas de côté pour laisser passer les idées toutes faites qui font recette...
Je refuse de croire à la fatalité d'une vie toute écrite, que d'autres sauraient mieux lire que moi, et continue de penser que les évènements de la vie ont un sens positif, même quand on ne sait pas les interpréter...
Je refuse de me rendre aux "évidences" que je ne reconnais pas comme telles, et me garde le droit de juger de ce qui est bien ou pas pour moi, opportun ou non, réalisable ou pas...
Je refuse d'être au service d'une réalité dont on m'imposerait la vision, pour me ranger aux côtés de la vision qui me parait la plus enthousiasmante de mon point de vue...
Je refuse...

Je crois qu'il n'y a aucun mode d'emploi à la vie, et encore moins à l'utilisation de nos capacités, et qu'ainsi chacun est seul maître de ses choix, à partir du moment où il les assume...
Je crois que ce qui fait la vie, c'est l'envie qu'on a de réaliser des choses, et non la passivité qu'on montre à subir le cours des évènements...
Je crois que les rêves sont encore bien plus importants que tous les raisonnements réalistes qu'on s'évertue à faire quand on cherche à supporter des situations qui ne nous conviennent pas...
Je crois qu'on est tous en cours particuliers ici-bas, et qu'aucune conclusion à portée générale ne peut jamais être tirée...
Je crois que tant qu'on a des rêves pour se tourner vers l'avenir, on est vivants, et on a la force d'affronter tout ce qui nous en sépare...
Et que oui... l'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves...


Et dans ma tête ne résonnera jamais qu'une voix, qui porte par-dessus toutes les autres :
"Deviens ce que tu es, fais ce que toi seule peux faire."...

... / LW ...

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Nous attendons toujours quelque chose ou quelqu'un...

"Même lorsque l'on croit que l'on n'attend plus rien, nous attendons toujours quelque chose ou quelqu'un..."

Charles Aznavour ( juke box...)



Bien sûr que nous attendons toujours quelqu'un ou quelque chose... Si l'on n'attendait rien, on mourrait... Certains attendent des choses impossibles, et se torturent ainsi la vie à rêver de chimères, au lieu d'oeuvrer à un bien être accessible, dont ils seraient partie prenante.
D'autres croient que tout ce qu'ils attendent ne peut leur être apporté que par quelqu'un, alors ils attendent ce sauveur, qui peut prendre la forme du prince charmant, de Dieu ou d'un parfait point d'interrogation.
D'autres encore croient qu'ils n'attendent rien, ils vivent leurs vies sans trop se poser de questions, comme un passage obligé, sorte d'étape qu'ils subissent ou supportent, inconscients qu'ils sont que leur sort pourrait être grandement amélioré, s'ils laissaient la sève qui coule en eux, monter dans leurs esprits, et fleurir leurs espoirs...

Il est parfois difficile d'admettre que l'on attend quelque chose ou quelqu'un. L'orgueil tient à sa place, et rejette l'idée de souffrance ou d'insatisfaction. Mieux vaut ne rien attendre, cela semble anesthésier la souffrance, mais l'anesthésie ne soigne ni ne guérit. Elle endort le corps et l'esprit pour les rendre insensibles, mais n'apporte aucun réconfort.
Mieux encore, c'est toujours au réveil de l'anesthésie qu'on a le plus mal...

L'anesthésie se fait parfois en douce, sans qu'on s'en rende compte, et du coup lorsque ce quelque chose ou ce quelqu'un se manifeste, notre état de somnolence manifeste, a peine à distinguer ce qui se passe...

Mais, au fond de nous, on a tous cette attente. C'est elle qui nous fait vivre et nous motive pour avancer. On y croit tous à la lumière du bout du tunnel.
On y croit tous à l'amour même s'il n'est pas éternel. On croit tous à la vie, même si certains s'en gardent. On croit tous en l'avenir, car jusqu'à présent, le soleil s'est toujours levé au bout de la nuit...

Et si ça se trouve, c'est moi que vous attendiez, non ?...


... / LW...

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Cancer du monde...

" Il y a des maladies qui ne se guérissent pas avec de l'argent, mais avec de l'amour."
Mère Thérésa


On fait trop souvent la séparation entre le corps physique et le psychisme, dans le traitement des maladies. Tout ce que l'on n'arrive ni à soigner, ni à comprendre, n'ayant aucune cause organique justifiée, est classé dans la rubrique "maladies psychosomatiques". Cette rubrique sous-tend toujours un peu que la personne ne fonctionne pas parfaitement au niveau mental... Cette conception de la médecine me semble un peu limitative...

Il est vrai que la relation entre le corps et l'esprit est très forte, beaucoup plus importante que l'on veut bien le reconnaître. Nul ne peut ignorer le lien entre les maladies courantes et notre état de fatigue psychique et inversement la fatigue morale que génèrent certaines maladies récurrentes ou longues. On ne peut en fait, pas dissocier le corps et l'esprit. C'est un peu le principe de la médecine chinoise qui prend en compte les flux d'énergie dans le corps via les méridiens.

Le célèbre pharmacien Emile Coué a prouvé ces dires toute savie, en utilisant la force de l'auto-suggestion pour guérir ses patients. Il est ainsi devenu le père du placebo tout à fait par hasard. Il aurait pu être canonisé par l'Eglise s'il avait vécu à une autre époque, tant certaines guérisons spectaculaires auraient pu être assimilées à des miracles. Il a ainsi prouvé la supériorité de l'imagination sur la volonté. Il est bien regrettable que l'histoire n'ait retenu de lui que cette phrase : " Je veux donc je peux", car elle contredit totalement toute sa thèse...

Il est vrai que de nombreuses maladies ne peuvent pas être soignées avec de l'argent ou des moyens plus importants, mais par l'amour et l'amitié. La maladie a tendance à nous affaiblir aussi dans notre dignité d'être humain, et le réconfort de la chaleur humaine fait ses propres miracles, en nous faisant redevenir un objet d'attentions, un être qui a son importance malgré sa faiblesse.


Sur son lit d'hôpital, une vieille dame attendait chaque matin et chaque soir l'infirmière qui venait lui délivrer ses remèdes... Elle l'attendait avec impatience, parce qu'elle savait que son mal s'estomperait un peu quand arriveraient ses remèdes... et les quelques mots gentils de l'infirmière. Elle souffrait d'un cancer sans guérison possible, mais après les mélanomes, ce qui la rongeait le plus, c'était l'indifférence, la solitude et l'inutilité de sa vie... Les remèdes soulageaient sa douleur physique, mais ce qui la maintenait en vie, c'était le rire de l'infirmière et la fraicheur de sa main quand elle lui palpait le front avant de prendre sa température...

Nous vivons dans une indifférence polie qui nous emmure tous sur nos petits îlots d'égoïsme,nous cherchons à acquérir tant de biens matériels et si peu à nous enrichir de l'intérieur. Nous croyons que le but de la vie est d'obtenir des choses, alors que ce que nous devrions faire, c'est donner... donner de nous, donner ce que l'on a en soi... et accepter de recevoir aussi tout ce que les autres ont à donner...

Est-ce qu'il faut attendre qu'on ait un cancer en phase terminale pour comprendre ça ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 02:21 - A MEDITER... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Question d'architecture humaine...

" Les gens construisent trop de murs et pas assez de ponts."

Newton


La citation n'est pas nouvelle, elle a traversé les âges, et semble pourtant tellement plus vraie aujourd'hui qu'à l'époque... Comment peut-on continuer à vivre dans cette direction d'égoïsme et d'individualisme forcené qui nous conduit immanquablement vers la ruine ? On s'emmure tous pour se protéger de notre peur de vivre, parce que la vie devient de plus en plus sans buts et sans avenir ...
On manipule des concepts, des idées, et des réalités virtuelles à tour de bras, mais on ne peut pas regarder en face la misère du monde et notre propre décadence. Nous avons vécu l'heure du progrès grandissant et avec lui, l'espoir d'une vie meilleure, mais qu'avons-nous gagné ?
Un home cinéma flambant neuf high-tech pour regarder en dolby et en stéréo les gens se faire la guerre et crever de faim et d'indignité aux quatre coins de la terre ?

Je suis en colère parfois contre le monde entier, peut-être même pas en colère, seulement dégoûtée, écoeurée... Mais je ne vaux pas mieux que les autres parce que je ne fais pas grand chose pour changer tout cela. Je n'ai pas de solution miracle à proposer si ce n'est de cesser de croire qu'on a forcément raison de penser ce que l'on pense et que l'autre, en face, par voie de conséquence, a obligatoirement tort...
C'est notre regard sur la vie qui doit changer. Tant que le monde appartiendra à quelques puissants qui se partagent notre sueur pour remplir leurs jacuzzis sans jamais se soucier d'autre chose que de l'intensité des bulles d'air qui les massent, le monde ne pourra pas tourner rond... Tant que la valeur d'un être humain sera jugée sur l'apparence plutôt que sur le fond, les murs resteront en place.

Les ponts relient deux points qu'il serait impossible de joindre autrement... Seuls les hommes peuvent construire ces ponts, ils n'apparaîtront pas, par miracle, un jour....
Nous sommes les hommes, nous sommes les bâtisseurs de la vie. Nous savons si bien donner la mort et la souffrance, pourquoi n'arrivons-nous pas à comprendre qu'elle nous empoisonne à petit feu, tous... parce que
tant que la haine sera la plus forte, nous vivrons dans la peur, l'indifférence à la souffrance de l'autre et l'individualisme.

Nous traitons mal la planète. Nous traitons mal les enfants. Nous traitons mal les personnes âgées. Nous traitons mal les animaux.
Nous nous traitons mal les uns les autres pour des tas de raisons, et l'on vit dans l'illusion que tout va bien... Il y a quand même des jours où il faudrait qu'on regarde autre chose que notre propre nombril, non ?

Mais quand on parle de notre responsabilité individuelle dans tout cela, qui écoute ?...


... / LW...

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Savoir qui l'on est...

" Quand vous ne savez pas qui vous êtes vraiment, peu importe l'âge que vous avez, vous n'êtes qu'un enfant. "
Nisargadatta Maharaj

Dans notre monde axé sur l'image, nous courons tous après la nôtre aussi, la recherche de la vérité commence là... Savoir qui l'on est... Ce n'est pas si évident qu'on veut bien le penser. Nous sommes tous le résultat d'une éducation, d'un passé, d'expériences diverses qui nous forment et nous transforment. Nous avons tous nos limitations qu'on s'impose ou qui s'imposent d'elles-mêmes par manque de recherche de soi. Les croyances limitatives, fausses ou erronées qui nous empêchent de laisser passer notre sensibilité, sont des entraves à l'expression de notre vraie personnalité aussi.

Bien sûr, beaucoup croient se connaître parce que l'image qu'ils pensent véhiculer leur convient, mais
l'être humain est bien plus complexe, tellement de facettes qui se voilent les unes et les autres, c'est parfois difficile d'avoir une vue d'ensemble satisfaisante. On en revient au "Connais-toi toi-même" de Socrate, ou à la philosophie bouddhiste. Pour comprendre le monde, pour changer de regard sur la vie, ce n'est pas de l'extérieur que l'aide peut venir, mais au contraire, c'est à l'intérieur de soi qu'il faut chercher, et ne pas vouloir fermer les yeux sur ce qui nous dérange non plus.

L'acceptation de soi est un premier pas pour pouvoir "grandir"... certains s'illusionnent une vie entière, croyant pouvoir se satisfaire de leurs images, parce qu'on a tous notre ombre et notre lumière, et que l'ombre est parfois difficile à admettre... Mais rien ne sert de vouloir nier cette part-là, elle a son utilité aussi. Nous ne sommes pas des êtres parfaits, mais nous pouvons nous améliorer... peut-être... Nous possédons tous toutes les qualités et tous les défauts en nous, développés pour chacun à différents degrés. Ainsi, rien ne sert de lutter contre un défaut, il est préférable de s'attacher à renforcer la qualité qui contrebalance le défaut que l'on veut réduire (il ne disparaitra jamais totalement...), plutôt que de lutter consciemment contre le défaut en question. Mais pour cela, il faut savoir qui l'on est...

Il n'y a pas d'âge pour se poser des questions, ni d'âge non plus pour trouver des réponses...

On parle parfois "d'âge de raison", comme si inéluctablement un jour on arrivait à un stade où l'on dépasse ses illusions pour enfin voir les choses comme elles sont et qu'on les accepte, mais je pense que c'est faux. C'est
seulement par une recherche délibérée que l'on peut s'approcher de sa vérité, que l'on n'atteindra cependant jamais... Une vie n'y suffirait pas... Rien ne sert de lutter contre la réalité, c'est une des grandes lois de l'Esprit : accepter les choses comme elles sont... un premier pas vers la connaissance...

Savoir qui l'on est n'implique pas que l'on fasse taire toutes ses images "sociales"
, mais simplement qu'on puisse agir en toutes situations en accord avec soi-même sans prêter attention au jugement que peuvent porter les autres dessus... qu'on analyse les choses avec son coeur, sa sensibilité et non plus au travers du filtre de la raison ou du conformisme... qu'on s'accepte dans son unicité, même si on se sent incompris... qu'on ressent les choses et la force de l'instant comme notre principal carburant, plutôt que de projeter sans arrêt notre vie en différé et en différent sur un futur branlant sur lequel on ne peut pas compter...

Et si au lieu de prendre le chemin de la plage, vous visitiez vos petits coins secrets cet été ?
Si ça se trouve, vous rameneriez des trésors encore plus beaux...

Sait-on jamais ce que l'on trouvera au fond de soi si on y plonge ?...

.../ LW...

Posté par laurencewitko à 02:44 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les rendez-vous de la vie...

" Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous. "

Paul Eluard (poèmes...)


Une phrase "par hasard" qui tombe à point... Le hasard a toujours soulevé de vifs débats. Il y aura toujours la théorie un peu fataliste de ceux qui voient la vie comme un enchaînements d'évènements déjà écrits et qui se réalisent inéluctablement, dans laquelle le hasard n'a évidemment pas la même place que pour ceux qui n'y croient pas. Pour ma part je ne crois pas à la fatalité des choses, restant persuadée que c'est à notre libre arbitre de faire pencher la balance de nos choix de vie. Comme pour l'existence de Dieu, nous n'aurons probablement jamais de réponse définitive à apporter, mais chacun a le droit de se faire sa propre opinion.

Néanmoins, je trouve cette phrase intéressante... On ne peut que reconnaître l'influence de certains évènements ou rencontres qui bousculent le cours de nos vies, et qui font de nous ce que l'on est. Il y a les hasards "coup de pouce" qui nous donnent l'opportunité de solutionner un problème qui nous minait à force de tourner en rond dans notre cerveau, ou qui nous forcent à entrevoir d'autres solutions jamais envisagées jusqu'alors . Ces "hasards heureux" qui changent la vie à la manière d'une bonné fée qui nous pointerait de sa baguette magique, on les connaît aussi sous un autre nom : la chance...

Il y a les hasards moins favorables qui nous défont les projets clairs à la base, comme si quelqu'un jetait une pierre dans l'eau calme de nos profondeurs, et qui nous troublent bien plus que ce que l'on aurait pu imaginer. Toutefois, de même que les hasards heureux, ils nous poussent souvent à changer le cap initialement prévu. Sur l'instant on ne peut jamais prédire si c'est un bien ou un mal. Il faut généralement attendre un peu le recul du temps pour comprendre que ce que l'on prenait pour un déboire nous a propulsé vers un mieux que l'on ne pouvait pas comprendre dans l'immédiateté des choses...

Il y a les hasards qui semblent nous remettre à la case départ après avoir effectué une sorte de boucle, comme si on avait tourné en rond, entre deux évènements similaires qui semblent se répondre dans le temps. Néanmoins, le temps écoulé entre les deux cases départ nous ayant forcément changé, on se rend compte que nous n'y apportons plus les mêmes réactions, et que quelquepart, ces changements de nous que l'on peut alors constater, nous sont bénéfiques pour comprendre ce que l'on n'avait peut-être pas tout à fait saisi la première fois...

Et puis il y a les hasards qui nous semblent être comme des rendez-vous... quand ils concernent des personnes qui croisent ou recroisent notre route sans qu'on ait provoqué ces rencontres. Le cas est différent s'il s'agit d'un premier croisement ou de retrouvailles... Quoi qu'il en soit, ces échanges imprévus ont toujours des conséquences étonnantes dans nos vies, puisqu'elles nous évitent de vivre selon un scénario que l'on se serait écrit, par ces nouveaux personnages qui doivent trouver leur place et leur rôles parmi les protagonistes déjà présents...

Le hasard est souvent un puissant catalyseur de mises au point, en même temps qu'un des principaux attraits de la vie, parce que sans le hasard, la vie serait bien fade, non ? Il est le sel de l'imprévu, et le poivre qui nous fait étenuer sur notre routine, en balayant parfois nos prévisions bien au-delà de ce que nous savons imaginer.

Si demain, on arrivait à percer son mystère, la hasard aurait-il la même saveur ?...

.../ LW...

Posté par laurencewitko à 02:48 - LES UNS ET LES AUTRES... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Sur la route...

" Chaque fois que quelqu'un croise notre route, il porte un message pour nous. Les rencontres de pur hasard n'existent pas. C'est notre manière de répondre à ces rencontres qui détermine si nous recevrons ou non le message. Si, lorsque nous parlons avec celui qui croise notre chemin, nous ne voyons pas le message qui se rapporte à nos questions, cela ne signifie pas qu'il n'y avait pas de message. Seulement que nous ne l'avons pas découvert. "

extrait de "La prophétie des Andes" de James Redfield

 

On rencontre toutes sortes de personnes au cours de notre vie. Avec certaines nous entretenons des liens d'amitié, d'amour, de courtoisie... de haine, de rivalité... Les personnes qui nous enrichissent positivement nous font la vie plus douce, et pour les autres, nous nous demandons souvent à quoi elles peuvent bien nous servir... Pourtant toutes ont leur utilité en nous permettant de nous poser des questions que l'on n'aurait pas eu le loisir de se poser si elles n'avaient pas croisé notre route.

Si l'on aborde la vie, et les personnes que nous rencontrons sans voile et sans masque, mais avec sincérité et authenticité, on peut découvrir l'humanité qui nous relie tous... même chez les personnes qui nous hérissent, il y a un être humain... C'est aussi le rôle de chacun d'arriver à comprendre qu'au-delà du jeu social, nous ressentons tous les mêmes difficultés à vivre, la même solitude intérieure quand on se sent inapte à réagir ou à répondre comme notre coeur nous le conseille, parce que... nous ne sommes pas des êtres parfaits, seulement des êtres humains.... et notre égo, notre mental essaie souvent de dominer nos sentiments véritables.

Chaque personne que nous rencontrons nous met en relation avec certaines facettes de notre personnalité, et fait résonner différemment notre diapason d'émotions. Ce qui nous fait réagir négativement à l'égard de quelqu'un, c'est parfois tout simplement l'impossibilité de communiquer, l'impossibilité de dépasser nos égocentrismes respectifs, l'impossibilité d'éprouver de l'empathie ou la difficulté de faire comprendre à l'autre que l'on est aussi vivant que lui même si l'on est différent.

On met quelquefois trop longtemps à décrypter le sens d'une relation présente ou passée. Cela peut être dûe à une volonté de ne pas comprendre le message aussi... La vie est une sorte de jeu d'interrelations qui fait que nous cherchons parfois un sens là où notre rôle consiste seulement à être porteur d'un message à l'autre... Nous ne sommes pas là seulement pour recevoir... mais aussi pour donner... C'est l'aspect le plus difficile à comprendre pour tous ceux qui manquent de confiance en eux : comprendre que la vie leur fait confiance pour en aider d'autres...

Alors... Vous... qui croisez ma route ici... qu'en pensez-vous ?...

 

... / LW...

 

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Silence !!!...

" Pour savoir qui tu es, écoute ton silence... "
Yankun


Il n'y a que dans le silence et la solitude que l'on peut se regarder sans mentir, sans se cacher derrière nos images... Les pères du désert prêchaient déjà cela il y a bien longtemps. La solitude nous permet de retrouver nos vrais besoins indépendamment de toute influence, de se ressentir dans notre fragilité et notre faiblesse sans avoir à nous montrer autre que ce que l'on est.

Le silence n'est pas absence de mots, le silence est porteur de nos pensées, enfin à portée d'écoute, à portée d'attention, et peut-être de compréhension. Mais il faut qu'il soit long ce silence pour nous permettre d'accéder à nos pensées profondes... Le silence une fois apprivoisé, se fait presque nécessité, forme d'hygiène de vie, pour évacuer et trier les apports de la journée... un espace personnel dédié au ménage intérieur... Le silence peut aussi n'être que vide, et faire ainsi place à la détente du mental...


Le silence est quelquefois brouhaha infernal quand la tête pleine, on n'arrive pas à atteindre la détente sereine d'un moment de calme. Ce silence nous en dit long de nos frustrations, de nos agacements, et de notre difficulté à comprendre les choses. Ces silences pleins de bruits nous aident néanmoins à prendre conscience de l'énergie qui circule en nous, et de ce que nous faisons... Pas toujours bien utilisée, pas toujours mesurée, mais terriblement présente...

Ecouter son silence, c'est écouter les choses qui nous heurtent, les choses qui nous rendent vivants, les choses qui nous font humains... C'est respirer son atmosphère intérieur personnel, et comprendre ce que l'on pourrait en faire en canalisant positivement tout ce tumulte...
Le silence de nos mots est rarement silence de nos maux... bien au contraire... Puisque l'on ne peut pas l'entendre par nos oreilles, il nous faut l'écouter en connection directe, en sondant nos profondeurs intimes... et peut-être si nous en avons le courage et l'envie, comprendre ce que l'on ne sait pas se laisser entendre.

Le silence est notre ami. Nous vivons dans un monde rempli de trop de bruits, de trop de sollicitations visuelles, auditives, olfactives, etc... Nous nous remplissons chaque jour de stimulations sensorielles diverses qui nous éloignent de nos besoins fondamentaux. Il faut à un moment vidanger la machine pour retrouver nos fonctions essentielles, et nous ressentir dans notre simplicité primaire. Le monde, la société, ont évolué certes, mais les besoins fondamentaux de l'être humain sont les mêmes : respirer, se nourrir, aimer et être aimé, être reconnu pour ce que l'on est, dormir, etc... L'écran à cristaux liquide, l'e-book et le voyage touristique en navette spatiale ne sont que des besoins très... secondaires...

Et si nous faisions une minute de silence pour nous écouter ensemble, hein ?...

... /LW...

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Hein ?...

" Ecouter... c'est encore ce qu'il y a de mieux pour bien entendre. "
Beaumarchais


Combien de fois avons-nous (eu) l'impression de parler sans être entendu, ni compris ? Combien de fois écoutons-nous sans entendre ce que signifient les mots qui nous arrivent par l'intermédiaire des oreilles ? Nous sommes dans le monde de la communication, pourtant... la communication entre les personnes va au plus mal. Nous entendons ce que nous désirons entendre, nous nous écoutons, les uns les autres, aussi distraitement que l'on prête l'oreille aux émissions de télévision ou de radio. Pour preuve de ce que j'avance, la multiplication des "psy" en tous genres et des coach de vie... Si nous n'avions pas ce sentiment de ne pas être entendus, ni écoutés, pourquoi aurions-nous besoin de s'allonger sur un divan anonyme pour enfin avoir le sentiment de pouvoir être écouté ? Comment expliquer la misère émotionnelle qui gangrène le monde actuel ?

Nous sommes exposés sans même nous en rendre toujours compte à un monde ultra-violent, qui véhicule beaucoup d'émotions négatives
. Nous déléguons l'éducation de nos enfants à des tas de professionnels, comme si l'éducation n'était que transmission d'informations intellectuelles que l'on peut apprendre de la même façon que le raisonnement logique ou le savoir-faire artisanal. Nous espérons rencontrer l'âme soeur au cours de "speed-dating", chronomètre en main, pour envisager des lendemains moins stressés par l'épanouissement d'une vie de famille stabilisante. Nous jetons très vite des aliments tous cuisinés dans un micro-ondes en espérant presque y retrouver la même saveur que dans un ragoût mijoté avec amour pendant trois heures à petits feux. Nous consommons à tout va n'importe quoi car les prix du marché, made in China bien sûr, nous donnent l'illusion d'une richesse abordable pour tous. Nous payons une fortune des salles de gymnastique avec des appareils ultra-sophistiqués en pensant que notre corps en éprouvera autant de bienfaits qu'au cours d'une longue marche en montagne ou en forêt. Nous polluons à fumées rompues tous les beaux lieux de la planète au nom d'un tourisme qui nous fait croire que tout voyage est un enrichissement personnel. Nous croyons... Nous nous illusionnons... Mais que ressentons-nous le soir de toutes ces choses qui remplissent notre vide intérieur ?...

Tout le monde entend... mais personne n'écoute... Jusqu'où et jusqu'à quand ?
... La mondialisation bien sûr, les contraintes économiques, le réchauffement planétaire, les luttes de pouvoir, la guerre, le cancer... Il y a a tellement de choses plus importantes que de faire attention à ce que l'on nous dit quand quelqu'un nous demande de l'écouter... Comme l'a dit Henri Laborit : "Il est plus facile de professer en paroles un humanisme de bon aloi, que de rendre service à son voisin de palier !"

C'est peut-être pour ça que je préfère écrire... lire, c'est plus facile qu'écouter, non ?...

 

... / LW...


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