JDMQR... (Morceaux choisis)

Juste Des Mots Qui Nous Ressemblent . . . Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Nieztsche . . . EPISODE 1 (juin 2007/ juillet 2008)

15 septembre 2011

Réflection des "infra-pensées"...

" Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images. "
Jean Cocteau

Si les miroirs pouvaient réfléchir avant de renvoyer les images, peut-être qu'ils tiendraient compte de l'état d'esprit de celui qui vient s'y refléter, et qu'ils sauraient choisir quels détails appuyer et quels détails soustraire à leurs éclairages...

Si les miroirs pouvaient réfléchir avant de renvoyer les images, peut-être qu'ils s'interrogeraient sur leur propre réflection, et la partialité de leurs images, suivant les heures du jour et de la nuit, la part d'ombre et de lumière qui fait varier l'éclairage, et qui glisse ses contrastes dans les reflets...

Si les miroirs pouvaient réfléchir, ils prendraient garde peut-être au regard qui vient les solliciter, et ce qu'il cherche à examiner au-delà de l'écran de tain, qui réfléchit passivement son teint, qui réfléchit sans penser à rien, sorte de vision prise au rebond, de vibrations qui s'auto renvoient sans filtre accommodant...

Si les miroirs réfléchissaient autre chose qu'un aspect, pour se pencher sur les couleurs, les émotions dégagées et sur les interrogations lancées à la surface lisse et glissante de leur paraître, peut-être répondraient-ils à des questions plus essentielles que celle de l'apparence et de l'être superficiel...

Les miroirs renvoient les images qui leur viennent immédiatement et tentent d'être fidèles à ce qu'ils croient percevoir, mais que reçoivent-ils en réalité, si ce n'est des ondes lumineuses qu'ils transforment en silhouette reconstituée ?...

Les miroirs sont infidèles et déforment sans le vouloir, ce que l'on prend ensuite pour notre plus fidèle expression extérieure. La qualité du miroir est importante pour mesurer l'écart entre l'être et le paraître, entre l'image et son reflet, entre soi et l'image que l'on en reçoit...

Les miroirs ne réfléchiront jamais avant de nous renvoyer notre image, c'est donc à nous d'exercer notre esprit critique, pour pouvoir apprécier cette photographie instantanée et impermanente qu'ils veulent bien nous livrer, et ne pas tomber dans le piège, qui consisterait à croire sur image, que l'on est exactement tels qu'ils veulent bien nous le renvoyer...

Clin d'oeil à Magritte : "ceci n'est pas une pipe" écrit en dessous du dessin d'une pipe...
Parfaite illustration... L'image de la pipe n'est pas égale à l'objet lui-même...
Notre reflet dans le miroir... N'est pas ce que nous sommes...

Et si les miroirs avaient le pouvoir de nous renvoyer l'image... de nos pensées ...

... / LW...

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Genèse primaire...

" Tout commence par un rêve..."
Carl Sandburg


Si la réalité est notre univers quotidien, le rêve n'en reste pas moins une part importante de notre vie... voire la plus importante... La réalité ne serait alors, que la face émergée d'un gigantesque iceberg, sur lequel notre vie se fonde... Là où l'illusion du tangible fond, en se brûlant aux feux de l'inconscient... paradoxalement si réellement aux commandes de notre paquebot de vie...

La notion de rêve, inclut deux univers : l'univers des rêves auxquels on assiste depuis notre sommeil, et l'univers de ces envies jugées parfois déraisonnables, de ces buts ou objectifs fous, que l'on se propose d'atteindre... un jour... notre désir de réalisation . Mais ce ne sont pas en réalité, deux univers différents, mais bien le même... simplement, nous n'arrivons pas toujours à faire la synthèse consciente des deux...

Il faut dire que l'obscurantisme de certains rêves nocturnes parfois ne facilite pas la tâche non plus... et que tout rêve dont on garde un souvenir au petit matin, n'est pas forcément porteur d'éléments susceptibles de nous guider plus avant vers nos rêves d'objectifs que l'on s'est fixés pour notre vie d'ici...

Toutefois, c'est une évidence de dire que "tout commence par un rêve..." parce que toute idée, surtout si elle est un peu farfelue, hors norme, ou visionnaire, a pris naissance de cette façon, puisque ne pouvant s'appuyer sur des éléments concrets, connus et reconnaissables... Ainsi le rêve est-il quelque part, moteur de notre progression, de nos élévations, et de nos destinées... par le seul fait que nous imaginons d'abord, et que nous réalisons ensuite, ce que nous avons formulé en pensées...

Le rêve est une porte ouverte sur tous les possibles... il nous fait cheminer sur des chemins inatteignables par le biais de la raison souvent, et nous libère des contraintes raisonnables qui s'opposent à nos envies d'autre chose. Le rêve n'est pas qu'un sentier, un chemin de traverse, c'est une vrai autoroute... La vitesse de pensée n'y est pas limitée, et le kilométrage non plus... On peut y voyager nuit et jour, sous une chaleur de plomb, ou par temps de pluie... Les orages qu'on y essuie nous forcent seulement à balayer plus loin nos limitations...

Le rêve est un état de l'être qui se réfère à d'autres repères, moins normatifs, moins dogmatiques... Des repères propres à chacun, que l'on s'invente au gré de nos humeurs, au gré de nos possibilités, au gré de nos fantaisies... Nous pouvons créer un rêve, un monde unique et sur mesure, un monde qui nous appartient en propre, et dans lequel nous pouvons faire figurer tous les éléments que nous voulons, changer les valeurs, balayer tous les "si' du quotidien, et les remplacer par des "puis ensuite..." et ainsi enchaîner des étapes à vitesse grand V, sans se heurter aux garde-frontières de la logique et de la faisabilité...

Le rêve... meilleure voie d'accès vers le réel... A méditer ...

Tout commence par un rêve...
Mon Dieu, faites que nous en fassions des réalités merveilleuses...

... / LW...

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Mettre les voiles...

" Celui qui attend que tout danger soit écarté pour mettre les voiles, ne prendra jamais la mer. "
Thomas Fuller

Attendre le moment idéal pour réaliser nos rêves est illusoire... Le moment idéal n'existe pas !... Il y a des moments plus favorables, plus propices, mais attendre le moment parfait n'est qu'une excuse pour remettre à plus tard ce que l'on a peur de commencer... Vouloir réaliser ses rêves, malgré le plaisir que cela sous tend, comporte aussi une possibilité d'échouer, une peur de ne pas être à la hauteur, des risques à prendre... Et cette partie-là de l'affaire, nous sape parfois l'impulsion créative. Ne rien faire nous laisse dans une zone de sécurité, laquelle bien que non satisfaisante, reste une béquille d'appui, un repère sur lequel on peut se baser, pour projeter dans l'incertain nos fantasmes d'autre chose...

Vouloir écarter tout danger, c'est croire que l'on peut maîtriser le cours de la vie, d'une main de fer, comme si nous avions en notre pouvoir de décider de tous les évènements qui interfèrent dans le déroulement de l'histoire. Nous ne sommes, certes pas, simples jouets, pantins agités en tous sens par des ficelles inconnues, mais nos vies se jouent en interconnexion les unes avec les autres...

Aussi, les circonstances peuvent-elles être créées par nos actes, mais aussi par les conséquences des actes d'autres personnes, ayant ou non une proximité avec notre vie... Ce n'est pas par magie que l'on se trouve au bon moment au bon endroit, c'est par un concours de circonstances, qu'il est souvent compliqué de relater, les effets combinés de ce que l'on appelle la chance ou le hasard, ou encore le destin. Les mots sont personnels, il appartient à chacun de poser les siens propres sur l'explication des choses....

Attendre que tout danger soit écarté, c'est en quelque sorte se constituer prisonnier, en attendant qu'un coup du sort allié, nous délivre de notre prison, c'est capituler et avouer sa lâcheté à affronter les défis...
Naturellement, nous avons le droit de choisir d'intégrer le clan des offensifs... ou des offensés qui s'insurgent contre l'injustice de la destinée, qui les contraint à attendre de meilleurs auspices pour tenter leur chance. Nul n'est méprisable à choisir cette alternative.
On ne peut se battre qu'avec le désir de le faire. Le courage ne vient qu'après...

Et puis... Il ne suffit pas de mettre les voiles... Il faut aussi savoir utiliser la force du vent, savoir de quel côté il souffle, s'il faut replier ou non les voiles, et manoeuvrer le bateau selon les courants... éviter les récifs... Avant de mettre les voiles, tout marin sait qu'il faut consulter les bulletins météo. Cela ne veut pas dire qu'il faille attendre, une mer parfaitement calme sous un ciel bleu immaculé, mais juste qu'il faut évaluer les risques encourus, ne pas sous-estimer les prévisions évidentes de danger, et être prêt à réagir en conséquence, aux informations dont on prend note...

Toute navigation, cependant, se fait à vue... On ne peut pas prévoir l'obstacle que l'on pourrait rencontrer à un millier de miles d'où l'on est... Les circonstances évoluent sans cesse également... L'imprévisible ne se prévoit... jamais tout à fait... Il ne peut que se fantasmer, se pressentir, s'autosuggérer... C'est aussi ça... le charme de la traversée...
Si, en mettant les voiles, on savait exactement ce qu'on allait trouver sur notre passage, est-ce que l'envie du voyage serait la même ?...

Hissez haut matelots ! ... Et vos larges voiles exposées ainsi à l'aventure, attireront tous les vents de l'espoir...

... / LW...

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Les couleurs que l'on ressent...

" On se sert des couleurs mais on peint avec le sentiment. "
Jean Chardin


A regarder un tableau, on juge les harmonies ou les contrastes des couleurs, les jeux d'assemblage et les esquisses d'imagination, qui font d'un tableau plus qu'une image peinte.
A écouter un peintre expliquer, détailler ce qu'il a mis dans sa toile, on comprend très bien que les couleurs ne sont qu'un instrument obligé pour donner au-delà des teintes, une vision très personnelle et très intime des choses.
A lire un texte, composé naturellement de mots écrits, on sait très bien aussi que les mots sont les mêmes pour tous, mais la façon de les agencer, de jouer avec, et de les rythmer ne sort pas du petit Larousse illustré ni même du grand en plein de volumes, mais de l'intérieur de celui qui les jette là, livrés au ressenti que chacun en éprouvera...

On écrit comme on peint, comme on chante et comme on danse, avec ce que l'on a en soi, et que l'on a envie de partager, avec ceux qui sauront décrypter la part cuturelle commune et la part personnelle ajoutée. Tout ce qui touche à la représentation artistique des choses est une sorte de don de l'être intérieur que nous possédons tous, et qui s'expose alors, publiquement, dans la forme qui nous est la plus ressemblante...
Certains diront avec leurs corps ce que d'autres préféreront peindre, d'autres encore l'écriront ou le chanteront, mais tout émerge de la même base, les sentiments intérieurs, les ressentis et l'imagination qui les ordonne...

On n'écrit pas, on ne danse pas, on ne peint pas pour tenter de porter un art à son paroxysme... Non, on le fait pour soi d'abord, égoïstement, convaincus que cette trace identifiable par les autres, peut apporter une vision différente, peut éclairer d'une autre façon des lieux communs, peut élargir les cadres que l'on connait, et donner aussi à d'autres, l'envie de remettre en jeu leurs recettes des vie issues de leurs expériences propres, ou de les conforter dans une reconnaissance de leurs croyances, enfin matérialisées sous une forme plus ou moins lisible...

Ce ne sont pas les couleurs, ni les mots qui importent, mais ce qui a motivé le choix de ces couleurs ou de ces mots. La palette de couleurs est un monde illimité, dans lequel on peut à l'infini inventer de nouvelles teintes. L'écriture a de la même façon un goût d'illimité, car pour chaque expression de sens que l'on veut transmettre, toute une palette de mots s'offre, et choisir celui qui nous convient parmi toutes ces possibilités, identifie déjà le choix de ce que l'on veut faire passer... et la sensibilité que l'on désire faire atteindre à ceux qui s'y arrêteront...

On se sert des couleurs pour peindre, on se sert des mots pour écrire... Et pour vivre alors ? De quoi se sert-on ? Est-ce qu'on ressent assez les sentiments qui sont la base des moyens que l'on utilise pour exister ? ... Prenons exemple sur les traductions artistiques, et ressentons alors que ce sont ces sentiments qui nous font agir et peindre nos toiles de vie... qu'il s 'agisse de sentiments dits "positifs" ou de sentiments dits "négatifs". Savons-nous toujours qu'ils sont là, et qu'ils codent notre façon d'être jusqu'à brouiller parfois notre livre de vie, et qu'ils instaurent aussi, parfois, des cryptages de lecture à notre conscience...

Efforçons-nous alors d'étudier l'art de vivre de la même façon qu'on dissèque une toile ou qu'on tente d'expliquer les vers d'un poème
, pour enfin en dégager un sens, qui plus que logique, raisonnable ou raisonné, développe en nous une sensibilité à ouvrir les yeux sur nos vérités et nos mensonges, et favorise l'éveil à une certaine acceptation de ce que nous sommes, c'est-à-dire, un mélange d'émotions et de raison...

Dans le dictionnaire de la vie, le mot "sentiment" est alphabétiquement placé trop loin... "Devoir","logique", "obligation", "raison"... tellement d'autres se glissent avant... Heureusement toutefois, que "émotion" a réussi à intégrer le peloton de tête, grâce à lui on réussit tout de même à se ressentir humain, sans avoir à trop tourner de pages...

Et si on arrachait toutes les pages du dictionnaire qui nous emprisonnent ?... Hein ?...


 

 

... / LW...

Posté par laurencewitko à 02:56 - EMOIS ET MOI... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Théorie de la relativité...

" Si une idée ne parait pas d'abord absurde, alors il n'y a aucun espoir qu'elle devienne quelque chose. "
Albert Einstein


Ce n'est, à l'évidence, pas avec des idées toutes pensées que l'on crée quelque chose de novateur. Et pour innover, il faut souvent chercher aux confins de l'imagination d'autres voies de réflexion... Ainsi, aussi saugrenue que puisse paraître une idée, il faut lui donner sa chance de se développer, peu importe les directions qu'elle prend. C'est en rayonnant tous azimuth que cette idée pourra trouver un chemin vers la concrétisation. C'est sur ce chemin-là qu'elle pourra gagner ou perdre sa crédibilité et sa faisabilité...

Une idée ne peut pas être soumise aux normes strictes du jugement, puisque n'ayant d'existence que conceptuelle, elle n'est qu'ébauche d'une hypothétique réalité. Il est déjà malaisé parfois de juger les faits, comment peut-on alors présager de la validité de l'idée sans tenter au minimum, de la pousser plus loin dans son élaboration....

Toute idée qui contient l'idée de changement parait absurde au premier regard, puisqu'elle remet en cause un fonctionnement établi et éprouvé. Mais cette absurdité première et relative, ne signifie pas qu'elle n'a aucune chance de donner naissance à autre chose... Une autre chose qui sera peut-être très loin de ce premier jet de l'esprit, mais qui en aura tout de même été la source...

C'est très souvent de l'absurdité d'une idée qu'un mécanisme de réflexion plus intense s'enclenche. Comme si les premiers balbutiements jugés hors de réalité possible, donnaient une impulsion de créativité, qui mobilise la réflexion sur la façon d'adapter cette "absurdité" pour lui permettre de s'épanouir dans un cadre plus adapté...

Si on sort du cadre conceptuel de l'idée, et que l'on réfléchit sur les attentes que l'on a par rapport à la vie... et qui peuvent sembler absurdes à d'autres, lorsque l'on sort des projets communs et un peu galvaudés... cette citation nous emplit de force, car elle donne libre droit à nos désirs non conventionnels de pouvoir se réaliser... même s'il faut de temps en temps les adapter...

Devenir quelque chose... mais quoi ?... un non-sens ?... une folie ?... ou bien un changement positif ?... une découverte rare ?... un espoir donné ?... Le devenir des choses est sans aucun doute dans ces idées-là...
Qu'en est-il du devenir des êtres ?... Suit-il le même cheminement ?...

Entre nous...Des idées absurdes, j'en ai plein la tête... pas vous ?...Mais...  ... Elles mijotent...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 02:59 - A MEDITER... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les prévisions erronées...

" J'ai remarqué que tout ce qui arrive d'important à n'importe qui, était imprévu et imprévisible. "
Alain


On construit sa vision du monde et ses projets... avec les éléments que l'on connait... On élabore nos plans d'action et nos avenirs, en fonction des vues auxquelles on aspire... On se rêve des lendemains à la mesure de nos idées, et on tend à les cultiver... mais on oublie trop souvent... de viser plus haut que ce qui nous parait important...

L'importance des choses est relative... et ce que l'on juge important, peut s'effacer soudain, devant un autre chemin qui s'ouvre, un chemin que l'on n'avait pas imaginé, un chemin de hasard qui croise nos routes, qui n'était... nulle part indiqué comme une autre possibillité... mais qui se déploie d'un coup, dans toute sa lumière, et nous fait apprécier une nouvelle clarté sur nos envies de vie...

Les exemples de ces détours de parcours sont légion dans les biographies de gens célèbres, c'est souvent d'un petit hasard de rien du tout, qu'une suite d'évènements a pris naissance... portant avec elle une nouvelle connaissance, ouvrant sur un espace beaucoup plus vaste, un champ rempli de possibles, qui était là, à l'état de germination, et qui se révèle enfin à la maturité de l'esprit....

Beaucoup d'inventions sont aussi fruits du hasard... d'une erreur de manipulation ou d'une observation incongrue... sont nées des révolutions... Nos vies n'échappent pas à cette loi du hasard... On ne peut prévoir que ce que l'on connaît, on ne peut pas espérer ce que l'on ne conçoit pas... Les pensées ont certes un pouvoir, mais elles ne peuvent rien apporter à ceux qui refusent de se laisser porter par la créativité de la vie autour de nous, qui nous forge à ses besoins et à ses caprices...

Admettons que nous ne tenons pas si fermement les rênes de nos existences... et qu'à tout moment nous pouvons passer du pas au galop, ou bien rétrograder brusquement du galop au pas...
Admettons que nous ne pouvons pas tout prévoir, même en passant ses jours et ses nuits à étudier et évaluer, inventorier et répertorier les possibilités d'utiliser à bon escient nos souffles de vies...
Admettons que toutes ces choses imprévues qui nous bousculent dans nos certitudes, sont notre vraie chance de comprendre l'intérêt et le sens de la vie, et de nous faire oublier les questions de sens idiotes que l'on se pose de temps à autre, lorsque l'on estime ne pas avoir ce que l'on mérite...

Admettons que les plus beaux cadeaux que l'on reçoit... sont ceux que l'on n'attendait pas...
Justement... parce qu'on ne les attendait pas... Ils changent notre regard, et nous font ouvrir à nouveau des yeux curieux dans l'attente de nouveaux dévelopements, ou extensions de vie, qui pourraient à nouveau surgir...

Admettons que nous sommes, non pas manipulés... mais guidés par des sortes de force... qui agissent à notre égard, comme des trampolines, pour nous propulser vers nos idéaux... et nous montrer d'autres facettes de vie et de liberté...
Admettons que nous attendons tout... lorsque nous n'attendons rien...
Admettons que nous n'attendons rien... lorsque nous savons déjà tout...

Entre deux attentes... la vie s'immisce... et se fait route
Entre ces deux attentes... il n'y a la place que pour la remise en question et le doute
Si l'on veut se tirer d'affaires... Et sentir ses pieds bien collés à la Terre...

... / LW...

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La fugacité du temps...

" Le moment présent a un avantage sur tous les autres : c'est qu'il nous appartient. "
Chares Caleb Colton


Nous déroulons notre vie dans un cadre délimité par la linéarité du temps parce que c'est la seule représentation que nous arrivons à nous en faire. Ainsi sommes-nous souvent coincés entre deux frustrations : celle issue su temps passé dont nous ne pouvons plus rien attendre, et celle du temps à venir sur lequel nous ne pouvons rien bâtir avec certitude... Entre ces deux frsutrations, nous appartient cependant le moment présent, seul véritable ancrage que l'on puisse avoir dans le temps...

Profiter de cet instant d'éternité fugace qui s'archivera bientôt, est la seule voie de plénitude possible, car elle ne nous projette nulle part, elle nous habite durant cet espace-temps que l'on s'approprie, que l'on déguste minute à minute... Nous n'avons pas de contrôle possible que l'on puisse exercer sur le temps qui passe, aucun moyen de l'arrêter ni de l'accélérer, mais nous avons cette chance de pouvoir le ressentir nous traverser...

Le moment présent est le moment des choix réels et réalisables, il est temps d'action concret puisqu'il ne se heurte pas aux hypothétiques prévisions que l'on fait sur notre avenir, et qu'il se désolidarise du passé déjà remisé en mémoire... Il est temps à vivre... temps à apprécier sans compter, parce qu'on en sait la brièveté...

Il est en outre, très sain de ne compter que sur ce temps pour se sentir exister, parce qu'il est tangible, on peut le matérialiser, le toucher du bout des yeux en le regardant s'égrener : il est temps ressenti dans toute sa dimension de fugacité... palpable une seconde, puis déjà classé à notre pendule du passé... Notre vie serait-elle donc une gigantesque pendule, qui nous cadencerait nos envies de ses pulsations régulières et inéluctables ?...

Le moment présent nous appartient... à chaque instant... mais nous n'avons pas toujours la possibilité d'en disposer selon nos envies et nos humeurs... Parfois la vie se charge d'occuper ce présent à d'autres tâches que celles que nous souhaiterions dans l'absolu... Qu'importe, il faut essayer tout de même de les apprécier dans cette instantanéité... même si me direz-vous, certaines contraintes n'ont aucune possibilité d'être appréciées... A ce moment, on peut apprécier de l'instant présent, cette faculté de brièveté, qui le fait disparaitre aussi vite qu'il apparait....

Le temps qui passe est chose bien relative... Einstein en a développé une théorie fort compliquée, mais à côté de celle-ci, il citait volontiers une autre façon de l'illustrer, qui disait à peu près cela : " Asseyez-vous une heure près d'une jolie fille et cela passe comme une minute... Asseyez-vous une minute sur un poële brûlant, et cela passe comme une heure... C'est cela la relativité."...

Le moment présent est un repère pour nous situer dans le cours du temps... Il marque un instant T qui nous donne la sensation d'être véritablement acteur de notre vie... Il nous situe et nous photographie en instantané, nous donne force et envie, nous pose la réalité bien en face des yeux et du coeur, pour nous montrer l'importance que l'on doit donner aux choses...

Ne serait-ce pas plutôt nous... qui appartenons au temps présent... plutôt que l'inverse ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 03:05 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Accepter de prendre place...

" Ne pas fuir, mais oser rester, à l'endroit où je suis interpellé, à cet endroit où tombent tous les masques, où tout ce que je n'aurais jamais pu croire s'avère être moi... "
Christiane Singer


Qu'est-ce qui nous pousse à fuir parfois, de façon consciente ou inconsciente, certaines situations ou problématiques, si ce n'est la réminiscence d'expériences antérieures mal vécues ou archivées en mémoire d'oubli ? L'évitement n'est qu'une façon de manifester une réaction que l'on ne maîtrise pas, et permet de de se dédouaner de nos peurs, en les faisant comme par enchantement, disparaitre sans les oublie-tout de la vie...

Fuir n'est pas qu'une façon de retarder une problématique, c'est surtout un moyen de ne pas réactiver certains souvenirs négatifs. On ne peut fuir que deux choses : la souffrance que l'on connait et celle que l'on projette, car la souffrance réelle se ressent sans possibilité de l'éviter...

Parce que, que peut-on fuir, sinon ce qui nous effraie ou ce qui nous fait mal ? Bien sûr, on peut se fredonner le célèbre "fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve...", mais ce n'est pas le bonheur que l'on fuit dans ce cas, ni même l'idée que l'on s'en fait, mais bien la perspective de sa fin possible et donc, de la souffrance inhérente à cette achèvement d'un état qui par ailleurs nous satisferait, s'il venait à durer...

Cesser de fuir, c'est vivre au présent, en admettant que toute situation nouvelle, même dérivée ou succédanée, d'un passé plus ou moins lointain, est situation inédite, en construction d'elle-même, et dont on ne peut pas présager l'issue, parce qu'en définitive, nous sommes seuls, en mesure, de lui donner son orientation et sa conclusion, avec les moyens que l'on choisira. Nous pouvons toujours faire face et inventer de nouveaux développements, sans avoir à puiser dans le fonds de nos souvenirs et comportements réflexes...

Faire face, et oser rester là où l'on est, pour examiner avec un oeil actuel et neuf les évènements, sans se réfugier derrière des modalités préfabriquées par l'expérience et le temps qui s'est figé, c'est un grand pas en avant qui nous permet de changer d'une seule posture, toute la donne... et se découvrir capable de rebondir autrement sur les murs parfois glissants de la vie...

Et cette non-fuite, ce face à face que l'on accepte, nous grandit dans l'idée même que nous nous faisons de nous, en permettant à toutes nos ressources de se mobiliser pour affronter cette peur... Si l'on fuit, que l'on reste dans nos masques et nos mensonges admis qui nous confortent, nous ne pouvons retirer de nous qu'une image tronquée, forcément dévalorisante, puisqu'incomplète... La reconnaisance de notre force de résilience est un atout majeur qu'il nous faut apprendre à utiliser sans aucune modération ni économie...

Rebondir sur le trampoline de la vie... Up and Down... Down and Up...
Quelle merveilleuse sensation de vertige cela donne....
Et... C'est bien quand on est en bas...
Que l'on imagine le mieux ce plaisir et ce vertige de l'ascension, non ?...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 03:14 - TOUT DOUX LA VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Prendre le risque...

" Celui qui prend un risque perd pied pour un instant, celui qui ne prend pas de risques perd sa vie. "
Kierkegaard


Prendre un risque, c'est accepter d'être pour un temps obligé de composer avec le flou d'une situation, dont on ne peut pas être précisément sûr du dénouement qu'elle atteindra. Pour ce faire, il faut composer avec le lâcher prise, c'est à dire, faire taire en nous, les interrogations anxieuses du futur, auxquelles aucune réponse définitive ne peut être apportée...

Prendre un risque ne signifie pas nécessairement, se comporter de façon irresponsable, non ! Prendre un risque, c'est seulement oser concevoir différemment sa manière habituelle de réagir, ou la manière la plus communément admise selon les normes qui régissent nos milieux de vie usuels...

Prendre un risque, c'est mesurer par avance, que la part d'échec de la solution choisie existe, mais qu'elle n'est pas non plus, la seule issue envisageable. Le fait que cette possibilité, aussi infime soit-elle, que ce choix différent, puisse déterminer et générer des résultats tout à fait autres et au bénéfice plus important que l'immobilisme ou la non prise de ce risque, nous engage à oser s'aventurer en dehors de nos schémas de raisonnement normatifs.

Si rester dans la sécurité de la non prise de risque peut semble à priori un choix plus judicieux parce que sécurisant, il s'avère néanmoins à la longue, une composante majeure des états d'insatisfactions et d'amertume. Car être resté dans la zone temporisée contraint à se sentir en marge des hasards heureux et des chances à saisir, auxquelles on n'a pas voulu accorder de l'importance, pour se préserver cet espace connu, sans danger... et sans changement...

Ainsi, Kirkegaard a tout à fait raison de dire que celui qui prend un risque perd pied pour un instant, car inévitablement les questions liées à ce bien fondé de choix ne tardent pas à apparaitre... et à déstabiliser celui qui s'y confronte.
Parallèlement, celui qui n'en prend aucun, perd sa vie, car il s'enchaîne à une routine d'être et de penser qui empêche toute remise en question... Remise en question et doute accompagnent toujours la prise de risque et le changement, et par là même, nous force à élargir nos horizons et nos vues d'esprit...

La capacité de douter est un élément clé de la réussite dans la prise de risque : savoir douter de ses choix, de soi, de la validité des thèses auxquelles on adhère ou auxquelles on se heurte... Remettre en question son système de pensée et de ressenti, permet d'ouvrir de nouvelles voies d'accès vers des connaissances et acquisitions que l'on ne possède pas... et qui, sans aucun doute... sont facteurs de changements...

Prendre un risque c'est lâcher prise sur nos valeurs raisonnées pour se hasarder vers des valeurs inconnues...
et savoir comme quand on joue à "quitte ou double", que le jeu peut nous apporter bien plus que notre mise initiale, ou bien réduire le gain sécuritaire acquis jusque-là...

Toute la question est de savoir ce qui risque de nous rendre le plus heureux...
De bien savoir évaluer le risque que l'on prend à n'en prendre aucun...
Et de faire la différence entre les risques liés à l'irresponsabilité et ceux qui, au contraire relèvent de la responsabilité de chacun en terme de mieux être et de bien vivre...

Est-il plus facile de se risquer à affronter notre peur du risque, ou de risquer de perdre sa vie ?...


... / LW...

Posté par laurencewitko à 03:17 - HYGIENE DE VIE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Un kilomètre à pied...

Un chemin se trace en y marchant, dit un proverbe chinois... Tant que l'on porte son regard sur l'horizon en appréciant la route que l'on va suivre sans s'y engager, qu'elle paraît longue, incertaine, et démesurée !... Ainsi les distances sont-elles difficiles à évaluer quand on reste sur le plan statique... C'est bien la mise en marche qui fait le chemin, en donnant au pas à pas toute sa valeur de parcours vers le but...

La ligne d'horizon est un repère déroutant, car autant que l'on puisse avancer, on ne peut jamais l'atteindre, puisqu'elle semble avancer au même rythme. Ainsi ne faut-il pas s'appuyer sur l'horizon pour guider sa marche, mais vers des repères plus atteignables... des carrefours et des aires de repos, des haltes régénérantes et des étapes symboliques...

La marche est toutefois un exercice propice à maintenir la concentration par le cadencement de son rythme. Plus celui-ci est régulier, plus la marche est efficace... C'est bien connu, rien ne sert de courir, il faut partir à point... et cheminer sans trop d'à-coup, qui usent le souffle et emballent le coeur, affaiblissant le corps ou le ramollissant dans une torpeur qui entrave...

Chaque pas rapproche du but... Est-il vraiment important de savoir par avance, le nombre exact de pas nécessaires ?... Est-ce encourageant ou au contraire désepérant de compter ces pas ? Et en connaître le nombre, les rend-il plus légers ou plus lourds ?... Il est parfois des certitudes bien pires que le doute... et l'ignorance...


Marcher d'un bon pas, en sentant la force de ses empreintes se graver, sans regarder sans cesse la distance parcourue, mais bien focaliser sur l'étape à gagner... Peut-être un bon moyen d'économiser son énergie, sa motivation et ses moyens...

Marchons donc... Marchons... Allons enfin au bout de nos chemins, le jour de gloire arrivera bien... au bout de la course, au bout de la route... quand tous nos feux de vie seront éteints, on pourra ... peut-être compter les pas qu'il nous aura fallu... pour en arriver là... Mais avant, restons randonneurs de nos existences, apprécions le paysage... sans compter et sans nous en laisser compter non plus...


Allez on se met un peu de baume au coeur, tous en choeur : un kilomètre à pied... ça use, ça use...

... / LW...

Posté par laurencewitko à 03:19 - EN CHEMIN... - Commentaires [0] - Permalien [#]